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Biographie > Le Shrink, c'est chic !

Shrink orchestra est un trio dijonnais fondé en mars 2003 et développant un univers sonore électronique teinté de rock, le tout accompagné d'un vidéaste. A peine un an après sa création et avec un maxi en poche, le groupe joue aux Eurockéennes de Belfort. En 2005, sort le premier album intitulé Plunderphonics, sorti chez Guls Records. Après un chamboulement de line-up, diverses collaborations avec des membres de formations tels que Ez3kiel, La Phaze, Cosmik ou Zaouli Percussions et après avoir partagé la scène avec High Tone, Birdy Nam Nam ou Vitalic, Shrink orchestra repart de plus belle avec un deuxième album, My own enemy, qui sort le 22 juin 2009.

Shrink Orchestra / Chronique LP > My own enemy

Shrink Orchestra - My Own Enemy Trois entités pour trois univers différents s'allient pour ne faire qu'un au sein de Shrink orchestra. Distürb aux platines, samples et scratchs (jungle, d&b et dubstep), Shrink V aux programmations claviers et à la guitare (down tempo, electro, abstract hip-hop) et Guyom, le batteur (rock) mélangent leurs genres respectifs au sein d'une musique électronique ouvrant les portes de la délectation. My own enemy est un véritable voyage sonore puisant notamment dans la house de Chicago avec ses coupures et bidouillages vocaux, dans le dubstep de Londres avec des grosses basses agressives et expressives et dans la mouvance berlinoise, épicentre de l'électro tout azimuts. Il serait néanmoins assez réducteur de s'en tenir qu'à ces quelques influences pour définir ce qu'est ce trio dijonnais. Les hostilités commencent avec le titre éponyme, plutôt représentatif de cet album à 11 titres, proposant un début rap sur rythme binaire pesant et naviguant entre scratchs, cuts, breakbeats et harmonies se posant les unes sur les autres. "Lips", avec sa délicate introduction violonisée et ses basses ravageuses (faisant penser à leurs compatriotes Monsieur Z), son sample de rebonds de balle de ping pong (clin d'oeil à Anti-Pop Consortium, les rois de l'abstract hip-hop?) et son entraînante cadence, est probablement l'une des meilleures pièces de cet album. Shrink orchestra met aussi l'accent sur des ambiances reposantes et dérangeantes à la fois ("La partie de billes"), à la frontière de ce qui se fait en matière de bande son de films. Sur "Trauma B1" sont invités les Rennais de X-Makeena (avec une voix et un phrasé pas très loin de celui de Djamal de Kabal et In Vivo) pour une vigoureuse prestation aux saveurs cliniques. My own enemy possède l'arsenal pour faire vibrer les foules sur les pistes de club et autres salles traditionnelles avec des rythmes percutants et soigneusement programmés et joués façon rock grâce à l'apport de Guyom (on pense à "La Fuite" ou "Trauma B1"). Après un opus de cet acabit, on ne peut que saluer l'effort fourni par cette formation à l'âme hybride qui régalera les fans d'électro en tout genre. Et il se murmure qu'en live Shrink orchestra décuple son énergie en adoptant une tournure plus rock n' roll. Vous savez donc ce qu'il vous reste à faire.