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Mélange un peu trip-hop, pop, techno, électro, Shirley M mélange les influences et les genres pour retranscrire le plus fidèlement son univers musical. Entre un Portishead pour l'aspect fortement trip-hop des compositions, un Garbage pour les tonalités électro qui se dégagent, un Orange Blossom pour la profusion des samples et leurs utilisations à toutes fins utiles. Voix cristallines et ambiances orientales, voilà qui détache Shirley M de son carcan indus-électro, ambiance que le groupe sublime par des rythmes profonds et ondulant, une texture organique et un groove mystique. Shiley M a vu le jour en 1998, sous l'impulsion de Shirley au chant, Arnaud aux machines et à la basse, ainsi que de Marc aux guitares. Découvrant la scène électro, le trio Rennais se met en quête de son univers, de son style, pour coller le plus à sa volonté.

Shirley M / Chronique LP > Mistify

Shirley M : Mistify Mystify, premier album du groupe, essaye de capter dans son carcan entre bleu nuit et orange électrique, l'essence même du groupe et de sa musique. Ambiances éthérées, samples trip-hop, guitares étincellantes, parcimonieuses, voix cristalline, sublime, l'alchimie de Shirley Mcoule lentement de l'album, se dévoilant peu à peu, gardant un peu de mystère, de surprises pour chaque écoute.
Premier contact avec la musique de Shirley M et premières impressions, "What else..." commence bizarrement, battements de cœur, coups d'éclats, vrombissements loitains, un peu égypte antique et colère des dieux, xylophone électronique, entre ambiances électro, façon garbage, un patchwork éclectique de sonorités consonnantes, et atmosphère éthérée, souple, la voix est calme, douce, un peu froide, un peu retenue, les guitares se mèlent aux samples, une basse se cache parmi la relative profusion des samples, l'ambiance se bouscule, les samples de toms métalliques dépouillés, usés donne un aspect un vintage à l'ensemble. Intro plus convaincante, contrebasse électronique sensuelle, claquante, et étonnée, une voix orientalisante lentement incorporée au doux équilibre, tendance plus trip-hop, hip-hop, duo de voix complémentaires, cristalline et légère, chaude et profonde, guitares parcimonieuses appuyant la contrebasse avec envie, la voix chaude s'empare du premier plan, ondulant sur une guitare saturée, slalommant entre les samples industriels, "M & Myself" montre son caractère sur un solo endiablé, court mais intense.
Beat organique, -Ladies and Gentlemen-, ambiance plus funky, montée lente mais indéniable, dentelles de guitares, basse ou contrebasse vibrante, au slide subtil, qui donne un groove imparable à l'ensemble, la voix est introspective, noyée par cette avalanche de samples, mais prend le dessus d'une manière exaltante sur le refrain, ondulation symbiotique d'une contrebasse vibrante, d'une beat simplissime assassin, d'une voix aérienne, à la fois assurée et fragile, "Lazy" mélange des nappes de samples lointains, une trompette au son chaud, et l'alchimie particulière de Shirley M. Voix résignée, -She was very beautyful, you know-, beat et basse compémentaire, groove chaloupé, et les seules paroles en français de l'album, les ambiances sont éthérées, sombre, lorgnant sur 'Lost Higway', douce guitare à peine développée, morceau introspectif "Extérieur nuit", -Sous les phares, la mémoire sombre-, lent et infini.
Grondements lointains, un peu à la 'Deeper Underground' de Jamiroquaï, mais vite l'ambiance se déplace sous des cieux plus tribaux, jugement impassible, timbale métallique et sa réplique piccolo, densification atmosphérique, adjonctions de samples, atmosphère verdoyante et fertile, oasis musical, ondulations mélodiques orientales, une voix qui vibre, serpent sonore dans cette forêt électronique, voix aérienne, délicieuse, qui vire pop sur un refrain éclectique, "Who's lost ?" rebascule sur une pente ethnique avec l'intervention sublime d'un instrument traditionnel. Guitare qui se reflète lentement, avec des attaques rondes et graves, -There's nothing you can do-, voix lente et aérienne, l'amorce émo, vire à la noisy-pop-émo, la fusion est mystifiante, "Time" se couvre alors d'un beat trainant, trip-hop, la voix devient de plus en plus prenante, et s'éteint lentement sur ce riff subtil de guitare, aux attaques quasi organiques, couvert par ce plasma beat-basse édifiant qui apporte tant au groove, épicé lentement par un chant langoureux. Ambiance futuriste, aux accents orientaux pour "No sun city", complainte orientale, voix ennivrante, une légère pluie se met à tomber, rideaux de portes métalliques qui bruissent au vent du désert, le sirocco dépose du sable, l'alchimie est délicieuse, délicate, l'ambiance monte d'un cran, orientation technoïde, tendance basique, Shirley prend le relai du chant, plus chaud, à la fois intérieur, tout aussi efficace, fusion symbiotique, les voix s'élèvent, portées par la matrice électronique, l'atmosphère se fait ennivrante, se densifie.