rammstein reise reise Mutter avait surpris et enchanté, ce nouvel opus de Rammstein est moins surprenant mais tout de même trés bon ! Les albums semblent aller par pair donc c'est au prochain effort studio que les Berlinois se remettront en question, pour le moment ils s'éclatent avec leurs atouts. Petit roulement, samples d'intro, gros roulement et en voyage ! Les premiers riffs viennent se jeter contre nos oreilles et laissent la place à la voix de Till, tout cela est devenu basique pour Rammstein mais on se laisse toujours prendre au piège, et la mélodie étant ultra-efficace, on est embarqué. Les premiers remous se font rapidement sentir avec "Mein teil", les allemands sont romantiques mais faut pas trop déconner non plus, ils ont fait leurs armes sur le métal indus pas subtil et les amateurs de "Du hast" ou "Buck dich" seront ravis. Du bourrin, du mélodique, un amalgame des deux, du martial, des compos plus orchestrées ("Ohne dich" !) et plein de petites choses qui donnent leurs caractères aux différents titres, ça paraît facile sur le papier mais encore fallait-il le faire, l'écoute de Reise reise est comme une correction parfaite à cet exercice pour ceux qui ont tenté d'emprunter les pas des métallurgistes teutons. Chacun fera son choix dans les titres pour affirmer ses préférences mais on est obligé de s'arrêter quelques mots sur "Los" et les élans de ses guitares acoustiques, dans nos mémoires reviennent les images de "Wilder wein"... Vivement le live ! "Amerika" (placé juste avant "Moskau") est un superbe pamphlet sur l'impérialisme américain qui joue avec les mots, le groupe n'avait pas réussi à s'imposer aux Etats-Unis en transposant ses titres en anglais, ce petit clin d'oeil aux mots symboles devrait faire mouche au pays de l'oncle Sam. Voyage voyage dans l'espace inouï de l'amour, le LP se termine avec "Amour", une balade pour ado qui monte en intensité pour se terminer brutalement, excellent.