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Fondé en 1994, Pneumatic Head Compressor est un groupe bruxellois qui brasse allègrement électro, noise, rock, indus et hardcore. Le line-up étant assez mouvant, le premier album The perfect human conflict ne sort qu'en 2002 mais n'empêche pas le groupe de tourner à travers plusieurs pays d'Europe. Ils partagent l'affiche avec des formations comme An Albatross, Strup-X, Punish Yourself, Hint ou encore Percubaba. Actuellement stabilisée, la formation est un binôme. Le duo met au point les programmations et pose ses voix tandis que Régis à une préférence pour la guitare et que Christophe s'attarde sur sa basse.
Il y a quelques semaines, PHC a sorti son deuxième album : From freddy to lemmy.

Pneumatic Head Compressor / Chronique LP > From freddy to lemmy

Pneumatic Head Compressor : From freddy to lemmy Prenez le modus operandi de Bëat In Zën, ajoutez-y de façon permanente une basse, une guitare et des chants, ces derniers plutôt hurlés et éraillés, et vous obtiendrez grosso-modo une tuerie qui feindrait à faire passer le Biz-art pour une simple série d'homicides... Autrement dit, le massacre de Waco (au Texas) contre celui de Charles Manson. Désolé pour la funeste analogie mais à la décharge du binôme, Pneumatic Head Compressor ne s'est jamais balladé au bord de la Vologne.
Il est difficile de définir le groupe, même avec plusieurs qualificatifs, puisque PHC multiplie les influences et (donc) les ambiances. On pourra tenter de parler d'indus-métal-électro-post-core. De façon plus ou moins partielle et selon les morceaux, on retrouve des traces de chacun de ces courants comme autant de piste à suivre pour démêler la succession de noeuds qui charpentent From freddy to lemmy. Je ne vais pas vous énumérer la série de tâches qu'opère PHC pour obtenir ses compos puisqu'elle doit être sensiblement la même que Bëat In Zën mais ne manquerai pas de vous rapeller l'ajout d'un chant puissant, d'une basse plutôt active et d'une guitare souvent terrifiante ("D.A.D.") aux loops et autres ingrédients électros mis en oeuvre. Le duo, digne héritier de Godflesh, Treponem Pal ou du maître Ministry est néanmoins dépositaire de sa propre identité. Même si on retrouvera à certains passages la froideur et la compacité de Jenx ("Ultra zero") ou le groove apocalyptique de Punish Yourself mais il ne faut voir en cela que de simples similitudes, rien d'autre. N'accordant que quelques instants de relâche, l'album est intense, touffu, étouffant voire oppressant, apparemment déstructuré, mais en fait, il est bourré d'idées canalisées dans des morceaux prenant le temps (mis à part "Arty-shock heart", rien en dessous de 4 minutes) de développer les intentions du groupe.
En bonus, une vidéo de "K.K.K", signifiant "Killer Kapitalism Klub" nous fait entrer un peu plus dans l'univers déstructuré et non consensuel des deux associés, tout comme peuvent l'indiquer des titres comme "Big trouble in disco land" et "Lost in the $.hell". Au final, cet album est une bonne surprise et un juste compromis entre électro et métal, indus et noise, Freddy et Lemmy !