Petite présentation :
JC : Moi je m'appelle j.C. . Je fais le chant et je programme les machines.
PJ : Moi c'est PJ. Je joue du violon. Il y a aussi Thomas et Carlos qui sont percussionnistes et batteurs.
Quel est votre style ?
PJ : C'est de l' "ethno-pop".
JC : On fait un mélange : machines et instruments acoustiques, mélange d'ailleurs difficile à faire sur scène : les machines ont un fort niveau alors que le violon est faible.
Tu n'amplifies pas le violon ?
PJ : Non, j'essaie d'avoir un son qui est très proche du grain même du violon. Pas du tout le son "crin-crin" qu'on retrouve dans la musique irlandaise ou celte, ça ne me convient pas. J'essaie d'avoir un son plus proche du classique, mais pas complètement car le son classique est trop propre et pas asez vivant.

Quelle est ta formation au violon ?
PJ : J'ai eu une formation classique lorsque j'était enfant. J'ai complètement arrêté, justement pour des raisons artistiques. J'ai trouvé que c'était pas fait pour moi. A partir du moment où j'ai travaillé que la technique, j'avais l'impression que ça me bloquait au niveau du feeling. J'était devenu très limité musicalement. J'ai arrêté pendant des années et j'ai repris tout seul. Maintenant, ma méthode de travail, c'est que j'imagine des mélodies sur les musiques d'Orange Blossom, et après je travaille pour les réaliser. C'est d'abord la création, ensuite la technique.

Vous vous sentez proche de Dead Can Dance ?
JC : Moi j'aime bien. PJ trouve ça trop triste. On utilise des samples de musique étrangère comme eux.
PJ : C'est leur démarche qui est intéressante, l'ouverture aux pays orientaux. J'aime bien leur côté spirituel, l'appel au recueillement.

En concert, vous préférez une ambiance silencieuse ou le gros pogo ?
PJ : Les gros pogos, bien sûr ! (rires)
JC : Les deux, car en général on commence les concerts assez doux, plutôt ambiant. Et une fois qu'ils sont rentrés dans cet univers, on fait quelque chose de plus tribal, de plus transe.

Pourquoi un nom en anglais ?
JC : En anglais, parce que j'ai l'habitude. Sinon, on a une chanson en allemand, une en indien. Y'a plein de langues intéressantes. Je suis plus porté vers les langues qui coulent, avec un flot, comme on dit dans le rap, pas comme l'allemand qui est une langue hachée. On en a fait une, ça suffit !

Qui compose les chansons ?
JC : En général, Carlos et moi, on programme les séquences. Le morceau se construit avec PJ, qui se colle dessus, le chant puis les percus.