Nic-U vs M.A.D. : Confusion.jpg Aprés avoir partagé un maxi avec Skull, Nic-U remet le couvert avec M.A.D. (qui est un des prolongements de Skull) mais ce Confusion est bien plus qu'un split CD. Les deux entités ne font pas que mélanger leurs titres, elles ont également fusionné le temps de "The beast", titre fort logiquement placé au centre de l'EP. Ce split, c'est aussi plus qu'un mariage musical, c'est un ménage à trois avec l'artiste Orlinda Lavergne qui est responsable des artworks, l'objet CD n'allant pas sans son contenant et son livret.
La plupart des titres étant écrits pour ce projet (seul "Behind the window" est déjà écoutable sur Don't disturb the beast), Nic-U et M.A.D. ont pensé leurs compos avec à l'esprit l'idée qu'elles devaient se lier à celles de l'autre, comme c'est très réussi, Confusion (ce titre n'est pas innocent, pris dans les textes de "Evil eyes (Devil's child)", Confusion, intrusion, il est aussi à prendre au premier degré) ressemble davantage à un projet commun qu'à un split cd, l'idée (un peu folle ?) de départ a donc abouti à un album homogène de grande classe.
Musicalement, l'ensemble est donc assez proche des ambiances de Don't disturb the beast, ceux qui ont succombé aux sombres délices de Nic-U devraient être amateurs de ceux de Confusion, on y retrouve les mêmes ingrédients, et même un peu plus... Ces plus, c'est essentiellement M.A.D. qui les apporte, ce sont des touches électro qui virent à l'indus quand elles côtoient les musiciens de Nic-U pour un "The beast" approchant le Mechanical animals de Marilyn Manson. Laissés seuls, les M.A.D. envoient ensuite un gros "The end of the world continue" avec une superbe intro acoustique, un break angoissant, des voix trafiquées et de la guitare en solo à foison ! "Let go with the sea" calme tout le monde, si le côté dark reste de mise, le tempo se ralentit considérablement et prépare le terrain pour l'instrumental final "Land of sorrow". S'il commence doucement, la rythmique et les samples donnent rapidement dans l'angoissant et aprés une petite électronique, toute la machine se remet en branle pour nous aculer puis nous abandonner avec notre peur et ce tic-tac, tic-tac, tic-tac... Ce qui nous sauve, c'est le tic-tac de "Desire & fantasy" qui relance la galette...