lycosia : apokalipstik Les modifications de line-up sont monnaie courante chez Lycosia et le départ de Shanka qui avait donné une touche très métallique à Lycosia est largement compensé par l'arrivée de Vince (Sin) qui s'est également chargé de la production de ce nouvel opus. Apokalipstik est dans l'ensemble plus chargé d'électronique que de guitares lourdes, "moins de métal et plus de glam" pourrait être stické sur la pochette de l'album, qui soit dit au passage est tout simplement immonde, le jeu de mot Apocalypse / Lipstick (rouge à lèvre pour les non anglophones) est assez marrant mais sa mise en image est plus que maladroite, dommage. La prod très travaillée nous rappelle aux bons souvenirs de la nu-cold wave californienne (Orgy, Spineshank, Adema...) quand les mélodies se mettent en avant ("Follow me", "Leftover", "Light years"...). Armé de samples qui sonnent (l'intro de "Last splash" !) et de mélodies impeccables, Lycosia n'en oublie pas pour autant leur côté groovy capable de faire suer un dance floor ("All these worlds" ou le remix final "Don't say a word (Make up mix)"), pas plus que leur facilité à le faire exploser, un titre comme "Kiss me hard" ayant les couleurs fluorescentes de Punish Yourself... Quand tout se mélange, on a des morceaux un peu plus ovniesques tel ce "Hard dressed bitch" totalement imprévisible et quand en plus, ils ajoutent de la saturation on a "Ymhae depaka" qui ravira les amateurs des sources de la musique industrielle...
La richesse de Lycosia est sa marque de fabrique : varier les sons et les ambiances avec une touche bien à eux, Apokalipstik ne déroge pas à la règle et fournit comme toujours son lot de petites bombes...