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Biographie > Brian Williams

Lustmord, a.k.a Brian Williams est un musicien et compositeur spécialiste des musiques ambient/noise/électro/industrielles qui met en boîte ses premiers enregistrements avec le groupe australien SPK dans des caves, cryptes ou abattoirs. Parallèlement, il mène un autre projet, hardtek underground, baptisé Terror Against Terror, multiplie les collaborations diverses et variées (avec Tool et les Melvins notamment). Depuis 1981, Lustmord a publié une vingtaine d'efforts discographiques...

* 1981 - Lustmørd
* 1983 - Lustmordekay
* 1984 - Paradise Disowned
* 1990 - Heresy
* 1991 - A Document Of Early Acoustic & Tactical Experimentation
* 1992 - The Monstrous Soul
* 1993 - Crash Injury Trauma (Isolrubin BK)
* 1994 - The Place Where The Black Stars Hang
* 1994 - Trans Plutonian Transmissions (Arecibo)
* 1995 - Stalker
* 1996 - Strange Attractor / Black Star
* 1997 - Lustmord vs. Metal Beast
* 2000 - Purifying Fire
* 2001 - Metavoid (Nextera)
* 2002 - Law Of The Battle Of Conquest (Remixes par Hecate)
* 2002 - Zoetrope
* 2004 - Carbon/Core
* 2004 - Pigs of the Roman Empire (avec les Melvins)
* 2006 - Lustmord Rising (06.06.06)
* 2007 - Juggernaut
* 2008 - Other

Lustmord / Chronique LP > Other

Lustmord - Other Ambient indus immersif, labyrinthique mais surtout franchement... long, trop long, ou plutôt inintéressant, le nouvel album de Lustmord déçoit. N'y allons pas par quatre chemins, malgré une guest list à faire pâlir un albinos, Other se révèle hypnotique, labyrinthique voire magnétique sur deux titres, mais également ennuyeux sur tout le reste. Pourtant ce n'est pas faute d'avoir fait les choses en grand. Avec dans ses rangs Aaron Turner (Isis, Old Man Gloom, Lotus Eater, Grey Machine...), Buzz Osborne ((The) Melvins) et Adam Jones (Tool), excusez du peu..., l'affiche avait, sur le papier, plutôt fière allure. La sortie de l'album chez Hydrahead Industries devant assurer une exposition maximale, Other ne pouvait être qu'un bijou... Sauf que force est de constater que le contenu n'est pas toujours à la hauteur des attentes suscitées. Correction, il l'est même (très) rarement. D'interminables nappes ambient industrielles en ... et bien interminables nappes ambient industrielles, "Testament" puis "Element" posent des ambiances, sombres, caverneuses, étriquées, mais la magie ne prend pas. Pourtant Lustmord s'était récemment distingué en apportant une vraie valeur ajoutée aux travaux parfois un peu branlants de Maynard James Keenan avec Puscifer, mais là, on se demande ce qu'il se passe. Et on ne retrouve pas vraiment celui qui a travaillé sur les relectures de "Schism" et "Parabola" pour Tool, si ce n'est de manière furtive sur "Godeater" symphonie ambient indus post-chaotique qui s'étend sur quelques 22 minutes de musique. Basses lourdes, effluves toxiques, Brian Williams aurait voulu composer la bande-son d'un huis-clos oppressant destiné au grand écran, il ne s'y serait pas pris autrement ("Dark awakening", "Of eons"...). Sauf que dans le créneau, Danny Lohner (NIN, Black Light Burns) occupe déjà le terrain et qu'il n'y a pas de film... Non, Other est un album studio à part entière, aussi glacial qu'énigmatique, un disque qui nous laisse de marbre, malgré tout le background de son géniteur. Dommage...