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Biographie > Kidneythieves

Formé en 1997, Kidneythieves a pendant ses premières années d'existence été un duo composé de Free Dominguez et du polyvalent producteur/ multi instrumentaliste Bruce M. Somers. Ce n'est qu'en 2002 que les le duo est devenu un quintet avec les arrivées de Chris Schleyer (guitare), Christian Dorris (basse) et Sean Sellers (batterie).
Entre-temps Kidneythieves a sorti en 1998 un premier LP (Trickster) chez Push Records, puis trois ans plus tard un EP intitulé Phi in the Sky chez Extasy International. Entre rock, metal, indus et trip-hop, voilà comment Kidneythieves décrit sa musique qui mérite largement que l'on y jette une oreille attentive. Début 2002, ZeroSpace, second album du groupe, débarque dans les bacs.

Kidneythieves / Chronique EP > Phi in the sky

Kidneythieves : Phi in the sky Second opus du duo Kidneythieves, Phi in the Sky est un EP 6 titres réunissant des morceaux "traditionnels" du groupes et des titres passés dans les consoles de spécialistes du remix. Autant dire que ce CD est un hybride entre rock/indus et éléctro-pure, soit un mélange de morceaux vraiment très réussis et de titres sans doute plus dispensables, ou à réserver aux fans hardcores de Kidneythieves.
Phi in the Sky débute sur l'excellentissime et catchy "Black Bullet". Une rythmique enlevée, des machines qui font inévitablement penser à un NIN période The Downward Spiral (en un peu moins violent) ou à un Pitchschifter période PSI (en mois speedé) ; et une voix : celle sublime de Free Dominguez. La demoiselle alterne chant calme mélodique et chant plus rageur, plus rock, sans jamais hurler. Une vraie réussite.
"Black Bullet" où le titre qui vous fera aimer Kidneythieves. D'autant que le remix qui suit, un morceau intitulé "Placebo" (rien à voir avec Placebo, la bande de Brian Molko) passé sous les consoles de Terminalhead, est plutôt réussi. Sans être non plus inoubliable, ce "Placebo" a sa place dans le CD. Telles un écrin pour la voix de Free Dominguez, les machines de Bruce Somers refont leur apparition sur "ZeroSpace". Un titre qui sonne très rock indus, à l'instar de "Black Bullet", mais la nouveauté sur ce morceau, c'est le phrasé légèrement rappé par moments du chant de Dominguez.
Malheureusement, si les trois premiers morceaux sont particulièrement réussis, la suite déçoit, le remix du même "ZeroSpace", n'apporte rien du tout à l'ensemble et l'on en vient à se demander ce qu'il fait là. Même chose pour le second remix (signé par un certain DJ Merritt) d'un "ZeroSpace" que décidément tout le monde s'arrache, un morceau techno-trance bâclé à déconseiller. Rien à voir avec ce que nous a déjà montré Kidneythieves.
Heureusement entre les deux remixes de "ZeroSpace", on découvre un titre intitulé "Spank" remixé par des spécialistes de l'éléctro-indus : KMFDM. Glauque, torturé, sans concessions, "Spank" relève largement le niveau des précédents remixes et rend un peu plus homogène cet EP, qui laisse augurer de belles choses pour l'avenir de Kidneythieves.

Kidneythieves / Chronique LP > Zerospace

Kidneythieves : Zerospace Sorti comme son prédécesseur chez Extasy International, ZeroSpace est le premier opus de Kidneythieves puissance cinq, depuis l'arrivée de trois nouveaux membres au sein du groupe. Après un EP inabouti, le désormais quintet revient l'année suivante avec ce LP composé de 13 titres dont 11 inédits : "Black Bullet" et "Zerospace" étant déjà présents, et dans la même version, sur Phi in the Sky.
En ce qui concerne les nouveaux morceaux, Kidneythieves confirme ce que l'on avait déjà entrevu sur leur précédent opus. Batterie omniprésente, guitares branchées sur 100 000 volts, chant irréprochable et surtout un son absolument monstrueux, le groupe frappe très fort avec des titres tels que "Before I'm dead" (titre présent sur la B.O de la Reine des Damnés), "Dyskrasia" ou "Glitter Girl" (qui fait penser au projet pop indus Jakalope).
L'influence de Nine Inch Nails se fait sentir sur l'excellentissime "Placebo" (déjà remixé sur Phi in the Sky), un des plus beaux titres de ZeroSpaceKidneythieves parvient à mélanger influences diverses et style personnel pour rendre un morceau à l'efficacité diabolique.
Sur des titres tels que "Arsenal" et "Crazy", ou encore plus sur le magnifique et très doux "Serene Dreams", la musique du groupe se fait par moments moins industrielle, moins rock, pour verser lentement dans un trip-hop à la Massive Attack. Décidé à varier les registres, Kidneythieves nous offre également un "Amnzero" assez court aux influences très éléctro qui font inévitablement penser au travail du brésilien Amon Tobin.
Passé le très funky "Spank" (dont une version remixée était elle aussi sur Phi in the Sky), le groupe nous offre en guise d'épilogue le troublant "Take a train", où la séduisante Free Dominguez (voir les vidéos de "Zerospace" ou "Glitter Girl" pour en juger..) se lance dans exercice de style vocal à l'érotisme équivoque et assumé.
Après Phi in the Sky, le Kidneythieves new look passe à la vitesse supérieure avec un LP à l'énergie ravageuse et communicatrice. Sensuel, puissant et parfaitement maîtrisé, ZeroSpace ne pourra laisser indifférent.