Kaly Live Dub - Hydrophonic S'il y a un album qui m'a flanqué une grosse claque en 2002, c'est bien Hydrophonic de Kaly Live Dub. Elle a tellement été intense que je n'ai plus trop suivi les Lyonnais depuis de peur d'être déçu qu'ils fassent moins bien. Réaction puérile, vous le concèderez, mais en parler huit ans plus tard sur nos pages n'est qu'un prétexte égoïste d'un passionné de dub qui veut rendre en quelque sorte grâce à un album culte en la matière. Il fut un temps où Kaly Live Dub nous préparait des mixtures dont l'essence était principalement le reggae caractérisé par ses rythmes uniques et ses accords à contretemps. Les Lyonnais en sont des experts et se servent de cette base (la leur !) pour la revisiter avec un son à l'ampleur monstre. Le plan ? Une basse pesante et puissante, une batterie aux riddims maîtrisés et subtils et un assemblage de sons à base de samples, de nappes de claviers et de guitares. A cela, vous ajoutez un gros travail de mixage et d'effets dont la reverb et le delay, et vous avez la formule parfaite d'un dub moderne. KLD n'a pas de voix, il en a plusieurs ou plutôt il les emprunte, à commencer par leur ainé jamaïcain Rod Taylor sur "Smoke up" dont le timbre de voix fait inévitablement penser à Horace Andy (Massive Attack). On retrouve également les Souiris Gnawa Njoum sur "Youbati" ou comment le métissage s'invite dans un album de dub. Classe ! Hydrophonic c'est aussi "30 millions d'ennemis" et ses six minutes d'échantillons animaliers en mode narcotique. Et j'en passe et des meilleurs. Homogène, hypnotique et harmonieux, Hydrophonic est l'archétype du dub français comme l'ont été Sound patrol de Zenzile ou Acid dub nucleik d'High Tone. Un must have en somme.