Jonaz : Pirate libre Jonaz est un trublion sonore, pas vraiment rap, pas vraiment électro, pas vraiment punk, c'est FLOU en version moins électronique, aussi politiquement incorrect et aussi insaisissable. Agent anticonformiste, costume blanc sobre, Jonaz incendie à travers ces textes. Le tubesque "Cékika?" donne le ton, paroles excellentes, -C'est qui qu'à voter Sarko, Il y a plein de français qui sont cons-co-électeur de Sarko-cu-, rythmique basique qui entraîne des paroles qui tournent en boucle, mélodie entêtante, -même ma mère à pas votée Sarko-, un couplet furieux avec des guitares saturées et un piano Bontempi, -C'est sûr ils ont du se tromper, il faudrait les retrouver-, entre rap et rock en français, Jonaz dame le pion à Lofofora sur ce coup là et apporte de la fraîcheur au genre.
Jonaz fait aussi dans le loufoque absurde, notamment avec "Petit escargot" qui n'a vraiment ni queue ni tête, mais qui laisse une trace un peu gluante, -l'escargot est mort écrasé par sa maison sur son pied-, le titre accélère encore plus et joue à ce jeu de kyrielles de façon hallucinante, qui s'enroule en spirale.
Une des facettes de Jonaz est un peu narcissique, une manière de raconter sa propre histoire, où plutôt assez enclin à faire son autopromo, "V(end)u à la télé", "Le livre de Jonaz" ou "Marre des morts", achète le CD de Jonaz, éventuellement télécharge-le sur "Pirate libre". Heuresement Jonaz explose l'audimat sur "Dance 59", allez Johnny enflamme le dancefloor, les samples se transforment en incendiaires, entre techno et rap électro.