JMPZ : Cyclothymique Cyclothymique, premièrement le titre est très bien choisi car les morceaux savent être brillants de clarté ou plus enfoncés dans la dépression.
C'est sans appel que débute cet album, avec "Acouphene" morceau assez ambiant mettant bien en avant les didjerridoos. "We have the technology" aussi, possède ce faux calme empli d'énergie croupissante. "Adjime" se met en place doucement autour de ce didjerridoo aérien et de la batterie l'accompagnant. Mais c'est pour mieux se laisser désirer et préparer "Gondwana", morceau au même esprit serein mais qui sait aussi se faire technique (ouille certaines parties de basse !). "Gondwana" lui-même est cyclique, structuré entre platitude laconique et escalades vers le chaos. Deux invités vocaux viennent poser un chant ragga sur "Metrix" ce qui n'altère en rien le titre et lui confère même un style bien particulier. La légèreté de ce titre n'étant pas dénuée d'un certain groove.
Le jeu de mot étant trop facile pour le négliger, "D.K.P", un des titres les plus remuants de la galette décape réellement les oreilles avec cette sensation d'être sans cesse chahuté entre percussions remontées à bloc et basses hyperactives. En restant dans le rayon speedé du groupe, "Amok" bien que débutant par une intervention de Casimir (vous savez, le roi des enfants !), apporte un aspect encore nouveau au groupe grâce aux scratchs qui y sont employés au moment où la pression redescend quelque peu. La fin relativement "tribale" de ce titre est une réelle partie de plaisir, entendre les percussions s'emballer de la sorte, tissées sur des pulsations de basse, élargit encore le panorama de JMPZ. "Spy walker", quant à lui, s'offre un passage aux frontières d'un dub bien particulier. Enfin, "…" et "Yzea" clôturent le disque en communion avec la nature en invitant des cigales entourées de la délicate voix de Karine de Watcha Clan.
Avec ce premier album, le groupe créer un métissage sympathique, explore des territoires encore peu défrichés et dévoile un potentiel qui ne demande qu'à être enrichi et dévoilé à un plus large public.

Nota : une réédition de cet album augmentée d'un CD 3-titres a eu lieu à l'occasion de la sortie de Subsonic mais c'est l'édition originale qui est ici chroniquée.