Hugo Kant - I don't want to be an emperor A l'écoute d'I don't want to be an emperor, on sent d'emblée le degré important de qualité et de soin apporté à sa conception, on devine alors de fait que le zig qui est derrière toute cette oeuvre est loin d'être un novice. Et comment ! Quentin Le Roux a.k.a. Hugo Kant fait partie de cette catégorie de personnes ayant buché au conservatoire dès leur plus jeune âge puis grandit, entre autres, avec le jazz, la soul, la funk et l'électro à travers moult formations. Multi-instrumentiste, l'homme a plusieurs cordes à son arc dont celle d'arrangeur et de directeur artistique, quoi de plus logique alors que de le retrouver dans un projet solo.

En véritable maestro des temps modernes, Hugo Kant propose treize titres dans lesquels l'électronique rencontre l'acoustique à travers une multitude d'influences (et pas des plus dégueulasses !) tels que le nu-jazz ("Thou shalt not kill", "5 for you and 5 for me"), l'electronica ("This old tune), l'abstract hip-hop ("The chord cracker") ou encore la musique classique ("Nocturne", "Awakening"). Avec autant d'univers que d'humeurs, le Marseillais se lâche totalement et nous plonge dans son petit monde sonore teinté de samples puisés ici et là dans le cinéma classique (on reconnaît notamment le discours de Charlie Chaplin dans Le Dictateur sur le titre éponyme et un extrait de Le bon, la brute et le truand sur "5 for you and 5 for me") et dont les mélodies font mouches sur des rythmes qui, pour certaines chansons, sont plutôt très catchy.

Un album sympathique à conseiller à celles et ceux qui sont sensibles aux artistes de la trempe de Mr Scruff, Wax Tailor, Chinese Man (Zé Mateo est d'ailleurs venu poser quelques scratchs sur la galette), The Herbaliser ou les excellents The Cinematic Orchestra et consorts. Nous, en tous cas, on est déjà plus que convaincu.