indus Indus > Hormoaning

Biographie > Réalisme techno-metal

Bien qu'espacés dans le temps, le groupe originaire de l'Yonne, a réalisé de nombreux concerts dans les environs d'Auxerre, notamment en compagnie des Serial Flashers. Avec l'aide de ces derniers, Hormoaning décide en 2001, de monter un collectif. Le collectif ShuBangKlan intègre alors un troisième groupe, à savoir Work In Progress. L'originalité de ce collectif réside dans le fait qu'il ne comporte pas uniquement des musiciens mais aussi des artworkers, des infographistes, afin de mettre en avant le côté scénique & visuel des goupes.
Revenons-en à nos "Hormos" qui ont donc sorti en cet été 2004 un maxi 4 titres Psych[a]os chapeautés sous la coupe de Sylvain Biguet (enregistrement & mixage) et de Jean Pierre Bouquet (mastering). [ ShuBangKlan: site du collectif (12 hits)External ]

Hormoaning / Chronique EP > Psych[a]os

Hormoaning : Psych[a]os Amateurs des deux MH à savoir Machine Head et Mass Hysteria tout autant de Pitchshifter que de Palindrome, bref de musique hybride faite de métal, de techno et d'électro, Hormoaning est pour vous. Bien que l'espace soit déjà occupé par plusieurs groupes, Hormoaning arrive à créer sa propre atmosphère. De l'urbancore, d'après les dires du groupe, et il faut bien avouer que cette notion colle parfaitement aux ambiances qu'arrivent à développer le groupe en 4 titres. Ambiances malsaines, stress, oppression, psychoses (sic!) et sons issus de la cité sont à l'ordre du jour.
Ce Psych[a]os commence par "Fuck off", morceau coup de poing, plein de rage, où le groupe délivre une indéniable envie d'en découdre. Enchaîne dans le même registre un jumpant "Make up", sans doute l'hymne du groupe tant il exprime ses diverses et hétéroclites influences d'une façon très réussie. Ici tout est parfaitement calibré, riffs, basse, samples... pour transformer l'auditeur en pogoteur potentiel. Même si cela peut paraître facile, la petite intrusion carrément techno-jungle (et ce qui suit) en milieu de morceau est franchement bien inspirée. "Into Fire" avec ses terrifiantes prog's et son riff inaltérable enfonce le clou dans la dépression et le binaire têtu. En guise de clôture, "Intenz", morceau assez hypnotique de plus de 6 minutes durant lesquelles le groupe ne baisse pas la garde notamment grâce à une batterie qui sait se faire très incisive. Certains passages du morceau tutoient le coté expérimental d'un Nine Inch Nails ou d'un Young Gods. Pessimiste de nature, la séquence finale me fait penser à l'approche d'un cataclysme, à moins que ce ne soit l'annonce d'un avenir prometteur. Espérons seulement que cet avenir prometteur soit celui d'Hormoaning. Le groupe use mais n'abuse pas des machines, elle se fondent très bien au coeur des autres instruments, notamment sur "Make Up" et "Into fire" et apportent réellement cette touche urbaine que le groupe sait manipuler habilement.