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Projet solo d'Andreas Berger, artiste autrichien connu pour son travail au sein de Mimi Secue et Le Charmant rouge, Glim est donc un espace d'expression libre au sein duquel Berger peut se laisser aller à ses aspirations expérimentales. Des tendances ambient rock minimalistes qu'il met une première fois à profit sur Music for field recordings, sorti chez Karate Joe Records, puis sur Aerial view of model, le deuxième effort de Glim, parvenu jusqu'à nous au début de l'année 2006.

Glim / Chronique LP > Aerial view of model

glim.jpg Aerial view of model, titre poétique et atmosphérique pour un album qui ne l'est pas moins. L'ambient aérien et minimaliste à tendance expérimentale de Glim déployant milles nuances tout au long des 9 plages que comptent ce deuxième album solo d'Andreas Berger, l'auditeur peut prendre le temps de se laisser aller à la contemplation. Neuf titres au cours desquels l'artiste autrichien esquisse des ambiances, structure son album comme un monument de minimalisme ambient non sans se laisser également aller à quelques fulgurances rock. Le terme est lâché, la musique si strastosphérique de Glim tend également vers les ambiances éthérées de My Bloody Valentine. Des mélodies acoustiques développées par la guitare nait une poésie douce et cotonneuse dans laquelle on se laisse volontiers bercer. Matinale, la musique de Glim semble se prêter à merveille à un réveil semi-conscient de son auditeur. Bien évidemment, beaucoup pourront objecter que si Aerial view of mode incite à la somnolence, c'est qu'il est ennuyeux. Soit. Mais en même temps, il y a des albums que l'on peut écouter en différents moments d'une même journée sans ressentir à chaque fois la même chose, des disques qui peuvent même véhiculer des émotions contradictoires selon les conditions dans lesquelles on les découvre.
A ce titre, ce deuxième album de Glim parvient justement à trouver un juste milieu. Son écoute n'en est que plus "organique", osera-t-on. Et, bien qu'inabouti par moment, bien que poussant parfois son concept à l'extrème (trop de minimalisme et un manque de densité...?), Glim se pose en véritable curiosité dans le genre ambient éléctronique. Volutes soniques, nappes éléctro-acoustiques, crescendo/ decrescendo typiquement post-rock, Andreas Berger ne se prive pas de mélanger les genres, de les arranger à sa manière, très personnelle. Sculptant ses compositions dans du velour, l'artiste autrichien a réalisé un album tout en finesse et subtilité, tout en retenue et légereté. Un album de rock acoustique minimaliste à souhait, d'ambient éléctronique aérien, un objet plus riche qu'il n'y paraît, plus abouti que l'on ne l'imaginait lors de la première écoute, un disque fascinant et apaisant, pour peu qu'on lui laisse une chance de nous convaincre...