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Biographie > Fume Ulubudu !

Hip-hop décalé et festif, Fumulubudu est un trio venant de Toulouse et composé de deux MCs, Flexus Plux et K-ry Bu, accompagnés de Gregar le Barbare puis de Chienne-Ass aux instrus. La formation se décrit comme du néo-rap mélangeant un humour second degré avec une musique à tendance hip-hop psychédélique teintée de ragga-muffin endiablé. D'après Flexus Plux, Fumulubudu viendrait du surnom d'un vieil oncle de K-ry Bu, qui, en visite dans un pays indonésien, consomma une substance illicite appelée "fume ulubudu". A la base rockeurs (ils ont, notamment, partagé la scène avec Wolfunkind et Psykup), les Toulousains s'autoproduisent et ont sorti en 2003 leur premier album appelé Coma élitique. Après des années d'absence, Fumulubudu revient en 2009 avec un nouvel album en format digital et téléchargeable gratuitement. Ce deuxième opus, dont la pochette a été réalisée à la suite d'un concours, s'intitule Gansta la fiesta.

Fumulubudu / Chronique LP > Gansta la fiesta

Fumulubudu - Gansta la fiesta Que dire de Fumulubudu quand tout a déjà été plus ou moins évoqué ? Ce serait tellement plus simple de vous rediriger sur la chronique de Coma élitique pour les présentations. Six ans plus tard, il s'agit de la même rengaine. Gansta la fiesta cultive toujours cette impudence crasseuse où les brèves de comptoir et la dérision sont rois. A travers un hip-hop tourné vers l'électro-synthé aux instrus parfois (souvent ?) cucu, Fumulubudu assume son délire jusqu'au bout. Restant néanmoins sérieux dans la structure des morceaux et dans leurs flows impeccables, les Toulousains se font remarquer davantage dans l'habillage musical avec leurs paroles et leur style festif. Non loin de l'ambiance de Maniacx, Puppetmastaz ou de Didier Super (pour le côté "je m'en foutiste"), ces rappeurs ont bien pris soin de prévenir leur prospects par une pochette explicite où l'argent, les "biatchs" et les déguisements sont de sorties. Autant vous dire que pour apprécier ce deuxième opus à sa juste valeur, il vous faudra sortir les bouteilles, inviter un maximum de monde, jouer ça très fort et danser comme des cons. Obligation pour vous d'être dans la même vibes sinon la sauce ne prendra pas, cela va de soit. A l'instar de Captain Brackmard et de son film récemment sorti, Fumulubudu offre gratuitement son enregistrement via un téléchargement et créer le buzz à travers des plateformes comme Myspace. Une solution intelligente pour toucher le plus grand nombre de personnes qui n'auraient probablement pas ou peu acheté l'album. Car, reconnaissons le, Gansta la fiesta ne touchera pas les pures mélomanes en manque de sensations fortes parce que l'écoute devient assez ennuyeuse (ou mortelle selon les intéressés - Fumu Tue) si elle est reste prolongée. Je vous éviterai donc la description du contenu pour éviter de spoiler sinon l'intérêt en serait réduit à néant. Fumulubudu reste donc un gros délire de potes sans prise de tête et loin de l'atmosphère de Tal K Mas où officient également Plux et Boo. Un projet récréatif plein d'excentricité qui de temps en temps ne fait pas trop de mal.

Fumulubudu / Chronique LP > Coma élitique

Fumulubudu - Coma elitique Lorsque l'on vient à évoquer le "hip-hop festif", me vient à l'esprit une multitude de groupes, tout styles confondus, tels que Black Taboo, Svinkels, Stupeflip, TTC, Omnikrom, Karlit & Kabok ou même La Bibiothèque Rose. Une place parmi ces formations devrait se faire assez facilement pour Fumulubudu. Déjà, le nom ! Le "U", une lettre se retrouvant un peu partout chez ce trio. Ainsi, Flexus Plux et K-ry Bu, les deux MCs de Fumulubudu, qui se sont rencontrés dans la contrée occitane d'Ucruskat, font parti du U-Crew. Ca ne s'invente pas ! Même si dans le microcosme du hip-hop festif, les divers groupes ont leurs propres sons et productions, Fumulubudu a au moins un point commun avec eux, à savoir les textes. Parodies diverses, alcool, fumette, glande, fiesta, groupies font partie des thèmes abordés par ces furieux Toulousains. Des sujets qui commencent, à la longue, à s'user. Alors, où trouver l'originalité chez Fumulubudu ? Probablement au niveau des voix et des flows. Les Toulousains savent très bien poser leur paroles sur le beat tout en jonglant entre voix parlée, chantée, nasillarde (équivalente à une caricature de Daddy Nuttea et assez vite irritante), ragga et des voix à la D. de Kabal. Une étendue intéressante qui rend l'œuvre un peu plus écoutable car le niveau de la production n'est pas toujours au rendez-vous. En effet, Fumulubudu c'est du 100% fait-maison et ça baigne souvent dans le dilettantisme. Un son électronique à l'ancienne aux sonorités tantôt dance(floor), tantôt disco/funk et bien sûr hip-hop avec des synthés bien old school pour habiller le côté rétro-déglinguo des zigotos. Des titres comme "House Fever" ou "Alkotek" illustrent, d'ailleurs, très bien cela. Coma élitique n'est pas un disque qui révolutionnera le hip-hop, loin de là, mais qui aura au moins le mérite de faire passer un bon moment à quiconque voudra se changer les idées avec une bouteille d'alcool à la main. Au vu de l'évolution de Svinkels depuis son premier album, on est en droit de croire que Fumulubudu a encore de la marge devant lui. Ne reste plus qu'à attendre la suite des festivités.