ez3kiel à Lille (Aeronef) ez3kiel à Lille (Aeronef) Avant de plonger dans leur univers, les Lillois de DLGZ avaient à nous faire patienter... Quelques jours après cette soirée, je n'ai pas de grands souvenirs de leur prestation, il ne me reste en tête que la jolie complémentarité du batteur et du bassiste mais un style qui dans l'ensemble me laisse assez indifférent (alors que j'apprécie Death in Vegas ou Archive, deux combos que DLGZ doit lui aussi aimer), la faute à un chanteur qui cherche encore sa voix et à un guitariste qui mise plus sur la discrétion que sur l'inventivité.
L'écran géant placé derrière le groupe s'agite, les lumières s'éteignent, un son brouillé est apporté à nos oreilles, le quatuor entre en scène pour nous livrer en live bons nombres de titres de leur sublime dernier né. Et c'est une pièce maîtresse de Battlefield qui lance le concert, "Adamantium" et sa ligne de basse rampante nous fait entrer directement dans l'univers étrange d'Ez3kiel. Un univers autant sonore que visuel, durant la plupart des titres, sur l'écran défilent des images superbes (et pas uniquement la set list), qui n'ont d'égales (dans un autre registre) que celles proposées par Tool, totalement bluffantes de classe, ces images prennent une autre dimension sur le gigantesque "Break or die", le morceau en lui-même est monumental, imagine maintenant que ce que tu entends en live prenne forme sur l'écran, difficile à croire mais c'est bien réel, chaque frappe de Matthieu ou Stéphane prend vie devant nos yeux ébahis. D'autres trouvailles technico-soniques parsèment le live et outre certains instruments usités, on garde également en mémoire la "bulle musicale", c'est alors le public qui interfère et compose avec le groupe une plage inédite à chaque concert.
Les sensations provoquées par Ez3kiel sur disque sont décuplées quand elles sont vécues avec le groupe, ne pas y goûter est un sacrilège.