Elastik - Dystopie En novembre dernier, l'entité démoniaque Elastik signait son retour avec Dystopie, un 10 titres dont la majorité a pu être dévoilée sur le net bien avant sa sortie via la plateforme Youtube. Cette nouvelle œuvre electro-dark confirme que son géniteur, Thomas Prigent, se plait toujours autant à plonger son auditoire dans des sphères crasseuses, mystérieuses et frénétiques, à commencer par son titre inaugural aux beats acérés "Martenot", comme un avertissement à tous celles et ceux qui comptent s'aventurer pleinement dans ce voyage plein d'embûches. Quatre plages instrumentales numérotées ("Instru 7", Instru 8", "Instru 9" et "Instru 10"), oscillant entre ambient et électro tapageuse, parsèment l'album et s'entrecroisent avec des morceaux chantés par des femmes. Malika, collaboratrice historique d'Elastik, laisse sa voix mélodieuse faire corps avec le pesant "Seven veils", là où certains auraient par exemple tapé un flow énervé, mais également sur "Sleepwalker", morceau électro hypnotique. Faustine change le décor par son flow rageur et sa démence vocale sur "The preacher", tandis que K-Rol Gola fait voguer sa voix sur la boucle spatiale de "The blood taste of angels", un titre rappelant à la fois Kraftwerk et Röyksopp. Tout matche superbement bien et procure un véritable plaisir sous tension. Les intentions artistiques d'Elastik n'ont pas vraiment changé depuis ses débuts, pour notre plus grand plaisir.