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Biographie > Do Not Disturb

Dee N Dee a déjà plus de 10 ans !!! Le groupe exite depuis septembre 91 et c'est après un concert avec La Muerte qu'il affine son idée sur sa musique, entre rock et indus. Les premières années sont celles de la composition et de quelques passages en studio pour des compils ou des petites démos. En 95, les Calaisiens signent leur premier gros fait d'armes en participant au festival de Dour (qui sent toujours les bons coups...) C'est là que Tripsichord repère le groupe qui signe un contrat de distrib' et pour que son Ep Sechs traverse la France. Le combo est cependant sujet à de nombreux changements de line-up même si Carl en reste la pièce maîtresse, le tenant du son désormais métal indus. Des concerts un peu partout (Belgique, Suisse, France bien sûr) avec pas mal de monde (Hoax, Sloy, Lofofora, Ltno, Chokebore, Spina, Treponem Pal, Atari Teenage Riot, Godflesh, The SemiToneS...) et le quatuor devenu trio à l'automne 99, les Dee N Dee retournent en studio pour enregistrer un maxi 4 titres intitulé (...) qui leur ressemble, ça amène une nouvelle participation à une compil (Suicide machine) et encore des concerts notamment avec Sin. Il s'en passe des trucs en 10 ans mais quelque chose me dit que le meilleur est encore à venir...
En 2005, Loïc rejoint le groupe en temps que batteur, puis Yohann débarque avec son sampler... Un nouveau maxi est enregisré au printemps, les concerts (avec les Young Gods ou Gojira sont à nouveau au programme.
D'autres compils, d'autres démos, un nouveau spécialiste des machines (Nicolas), de nouvelles sessions d'enregistrements (au Red Studio de Douai) et en 2008 Dee N Dee sort (enfin) son premier album : Words.

Review Concert : Dee N Dee, Punish aux 4 (nov. 2009)

Review Concert : Dee N Dee, DND+PY=CCGP (fév. 2009)

Review Concert : Dee N Dee, DND chez Odin (déc. 2008)

Interview : Dee N Dee, Dee N Terview (déc. 2008)

Dee N Dee / Chronique LP > Words

dee n dee : words Un volcan s'éteint, un autre s'éveille, alors que 2008 est marquée par la mort (pour le moment) de Ministry, c'est l'année qu'a attendue Dee N Dee pour livrer son premier album. Les fans les plus fidèles ont 17 ans de plus mais s'ils ont gardé goût du métal indus, ils seront enfin comblés... La chronique écrite pour (...) est transposable pour ce Words : la prod' est excellente pour ce style avec juste ce qu'il faut de gras pour saturer les enceintes et avoir peur de choper le tétanos en se frottant aux riffs métal, les tempos et les breaks sont très travaillés, les effets sur le chant rappellent encore les grandes heures d'Al Jourgensen, les samples sont percutants, bref, Dee N Dee n'a pas sorti cet album au hasard...
Extrêmement denses, écouter les 12 titres à la suite demande quelques efforts, les passer en rotation équivaut à se torturer les méninges, ça claque, ça grince, les oreilles sont constamment agressées et si d'avantures le rythme baisse ("Flighty child") on est attaqué par quelques sonorités aigües et inquiété par des cris de désespoir... Dee N Dee peut se faire rageur ("Words") mais c'est bien par la constance et la répétition de ses schémas que son industriel fait mal, il n'y a pas d'échappatoire, pas d'issue possible, il faut subir et subir encore les assauts des instruments et la douleur du chant. On ne trouve pas la sortie, pas de "Way out" pour l'auditeur qui se résigne et assiste à la fin d'un monde.
Comme ces doigts qui semblent massicotés, Dee N Dee tranche dans le vif et te force à choisir ton camp, soit tu adhères à leur métal indus sombre, soit tu ne peux supporter une telle charge d'émotions binaires. En tout cas, tu ne peux désormais plus ignorer leur existence, ils ont un album... Enfin.

Dee N Dee / Chronique EP > (...)

maxi dee n dee (...) impressionne d'abord par sa qualité sonore, la prod' ne vient pas d'Outre-Atlantique ou d'un studio à des milliers de francs/euros la journée mais le résultat est là, ça sonne. Ensuite, les 4 titres ont en commun une certaine homogénéité, en effet à chaque fois, on repense à Ministry, et plus précisément celui de Psalm 69 ou de Filth pig. Mais bon, c'est preque "normal" tant le métal indus est marqué au fer rouge par l'empreinte de Jourgensen et Barker, là, c'est donc du métal indus dans la veine Ministry (plutôt que la veine Nine Inch Nails ou Rammstein...). Beaucoup de loops "courts" qui tournent en boucle, un chant déclamé en anglais qui s'énerve de temps en temps, des guitares déchirantes qui l'accompagnent et pour caler tout ça, une rythmique de forgeron. Voilà pour les grandes lignes, dans le détail, on trouve beaucoup de subtilités qui font que Dee N Dee est Dee N Dee et pas un autre groupe. Ce sont ces samples de voix dérangeants, ces petites sonorités placées à droite et à gauche, les tempos qui changent brutalement, ce son de caisse claire qui résonne, ces respirations reposantes, les relances terribles des guitares, le matraquage en règle de l'espace sonore, le soin apporté aux intros et aux outros... Tout un tas de petites choses que l'on retrouve chez Collapse ou Ltno pour ne citer que ces deux groupes dans le même esprit. Dee N Dee est là et est encore presque inconnu du "grand public", c'est dommage car la scène métal-indus française est très riche, a des productions soignées et la plupart de ces groupes méritent qu'on s'intéresse à eux. J'espère sincèrement que l'album qui arrive permettra au trio de se révéler à la nouvelle génération et rappellera aux plus âgés qu'ils existent encore !