The Dead Sexy Inc fait dans l'électro-clash, à savoir du punk rock passé à en machines sans adoucissant... Derrière ce pseudo affriolant se "cache" ni plus ni moins que Emmanuel Hubaut (LTNO) et Stéphane Hervé. C'est du côté de Los Angeles qu'ils triturent les sons et assurent quelques DJ sets et remixes, ils repassent par l'Europe pour faire chauffer les dancefloors et écrivent leurs premières compos. Aprés avoir enregistré 5 titres, ils signent chez Electro-Shock en Allemagne et continuent de remixer des titres... En France, c'est XIIIbis Records qui sort l'album Breakme durant l'été 2004, celui-ci est agrémenté de plusieurs remixes... évidemment !
Début 2008, vol en piqué façon Kamikaze pour le combo qui est devenu en trio en 2005 avec l'arrivée d'Alexis G. (Lycosia).
The Dead Sexy Inc
Biographie > une sacrée équipe !
Review Concert : The Dead Sexy Inc, Punis toi au Nouveau Casino (déc. 2009)
The Dead Sexy Inc / Chronique Best-Of > In nomine corpus
Au nom du corps évidemment ! Comment intituler un best of de The Dead Sexy Inc. autrement que par une référence au body, à celui qui se trémousse sur des sons électro, celui qui vit, qui vibre, qui s'anime et prend le pas sur l'esprit quand lui parvient la musique de ce rejeton des Tétines Noires. Pour célébrer leurs 20 années de services, les bricoleurs musicaux ont rempli au maximum un CD (79 minutes !) avec des titres issus de leurs productions précédentes (Breakme, Kamikaze, Rodeo boys et Têtes à claques et quelques pépites).
Difficile de faire le tri ? Pas forcément, si tu pars du principe qu'il faut que ça bouge et que ça pulse durant 1h20 quasi en non stop ! Dans ces cas-là, tu envoies tous les morceaux qui ont le plus l'allure de tubes, peu importe qu'ils soient marqués par l'électro ou le punk ("Born to lose", "Kamikaze rock'n'roll", "Black box baby", "Selfie gluten free", "God save the queer"...), tu en places quelques uns qui te rappellent des rencontres sympathiques (Mickey Blow, Kenzo A, James Leg, Maurice G. Dantec, Boris Jardel, Sue Combo, Shanka, Aude Lemoigne, Giorgio Handman... y'a du monde !) et pourquoi pas quelques remix savoureux qui apportent une autre lecture à la piste d'origine ("Afterhours", "Span me"). Et pourquoi pas ajouter quelques raretés ? Parmi un choix assez vaste, les Dead Sexy Inc. remontent à la surface leur "Ça plane pour moi" (Plastic Bertrand) paru sur un double album partagé avec LTNO en 2006 (Hellywood Sons - The french kiss sessions), beat marqué, ton un poil désabusé, on peut faire ce qu'on veut avec ce tube, ça fonctionne toujours ! Bien dans leur esprit, on a aussi leur version très rock de "Paris" qu'ils avaient enregistré en 2013 à l'occasion d'un Tribute to Daniel Darc & Taxi Girl. Le groupe anticipe aussi un peu et nous tease un EP à paraître avec l'inédit "A kiss", lascif et mélodieux, porté par une jolie guitare, il est partagé avec Oli le Baron qui est bien plus qu'un simple invité...
S'il faudra retourner sur chaque album pour retrouver tous les excellents titres de The Dead Sexy Inc. ("Baby's got a crush" ou "She's driving me home" ne sont pas sur cette compil et pourtant ils sont très bons !), In nomine corpus permet de couvrir (déjà) 20 ans de carrière pour un combo qui n'a de cesse que de vouloir te faire bouger avec ses rythmes et ses idées et qui ne démontre ici qu'une partie de son talent.
Publié dans le Mag #65
The Dead Sexy Inc / Chronique LP > Kamikaze
Breakme n'était qu'une mise en bouche, les compils et les musiques de jeux ou de pubs nous ont fait patienter, voilà enfin le premier album de Dead Sexy Inc.. Avec l'arrivée d'Alexis et donc d'un vrai batteur, le groupe n'a forcément rien perdu en pêche et a gagné en "rockitude" assumée. Le mélange entre électro et rock est désormais bien plus équilibré et donc à même de charmer les personnes moins ouvertes aux charmes des dance-floors. Et même s'il a multiplié les échanges et a invité pas mal de monde à participer à Kamikaze, l'album reste très homogène. On ne peut éviter de citer au moins quelques uns de ces invités, des musiciens comme Christophe De Syd (ex-Y Front jamais loin du trio), Nicola Sirkis (Indochine), Kenzo A (Gadget/Stigmata), un producteur/DJ en la personne de Larry Tee (papa de l'électro clash, il a lancé Scissor Sisters, Fischerspooner, Peaches...) et même des écrivains tels que Régis Clinquart ou Maurice G. Dantec (dont le "Black box baby" est à relier au troisième volet de son Théâtre des opérations : American black box). Musicalement les tempi ont bien entendu beaucoup d'importance et quand ils sont couplés à des samples/loops, ils prennent le pas sur les guitares ("Afterhours", "Black box baby"), quand ils s'adoucissent, les morceaux deviennent très pop ("Safetynet" avec un Nicolas Sirkis pour une fois pas trop énervant). Les ambiances sont variées et les clins d'oeil assez nombreux, "Sourire métallique" nous replace dans le mouvement gothique/batcave et je ne peux m'empêcher de penser que le premier mot (Yesterday) de "Fall in love" fait écho à celui d'"In between days" (The Cure) ou que l'emploi de l'expression crack of dawn (sur "The simple things") n'est pas fortuite (Crack ov Dawn), si cette collision est discutable, celle avec les Sex Pistols sur "God save the queer" est plus qu'évidente. Car oui, Dead Sexy Inc. est aussi punk et sexy, un peu punk et très rock sur "Kamikaze rock'n'roll" et "Bitter fuck", chaudement sexe sur l'électronique "Spam me", les éléments étant explosifs quand mixés ("Babykill").
Rock, binaire et sexy, Dead Sexy Inc. a tout pour plaire aux amateurs d'électro-clash et ce Kamikaze ne rate pas sa cible, en espérant que les pilotes survivront...
The Dead Sexy Inc / Chronique LP > Breakme
Il ne faut pas écouter trés longtemps Breakme pour connaître "Born to lose" par coeur ! Et oui car ce LP est un peu particulier, au départ c'est juste un maxi 5 titres et au gré des rencontres ça devient un album 11 titres avec 5 remixes (dont 3 de ce "Born to lose") et une reprise... Je ne suis pas expert en electro-shock ou en musique de dancefloor mais ce que je peux dire c'est qu'on sent la fibre rock transpirée des titres de The Dead Sexy Inc et surtout qu'ils filent une pêche d'enfer ! Idéal pour danser donc... Et "Born to lose" n'est pas mon préféré, peut-être est-il trop "évident" ou alors en suis-je lassé de l'avoir trop entendu lui et ses clones remixés et destructurés. Mon morceau préféré est "Baby's got a crush", ultra rythmé, il me fait penser à du Punish Yourself acidulé, les sons tirent vers le bas et les graves, le loop est efficace en diable, les paroles sont martelées, en trois minutes chrono on est en transe ... Mention spéciale aussi à "She's driving me home", plus posée, cette compo joue sur les atmosphères et les voix plus que sur les rythmes, "D generation" n'en est pas loin mais est déjà bien plus dansante... "I need love" est quant à elle un tube en puissance, le travail de Paul Kendall sur le son a bien servi le duo dans ce domaine !
Et ces remixes alors ? Des trois versions de "Born to lose", c'est vers celle de Blind Vision que va ma souris quand il choisit d'en pointer une, les grosses guitares d'Orphée sont trés bien aussi mais ce côté chancelant et robotique du remix de Blind Vision est imparable ! Le kiff absolu ! Rien à voir avec la version EBM de P24... Syd Ogy de Y Front a lui travaillé sur "I need love", sa version n'est pas trés différente de l'originale, mais je la trouve tout de même un peu plus intéressante (ça sent moins le tube...). C'est Jon S Clayden de Pitchshifter qui a eu l'honneur de remixer "Baby's got a crush", il y a encore plus de basse, c'est un poil plus bourrin et ça dure plus longtemps, que demande le peuple ? Cerise sur le gateau rose orange, la cover de "Let's go to bed" parue sur Electro Cured / An electro tribute to The Cure, où comment renvoyer les Cure dans la bat cave de leurs débuts...


