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Biographie > L'algorythmique ta mère

En 2008, trois bonshommes issus des milieux hardtek, drum n' bass mais également jazz décident de s'unir autour d'un nouveau projet nommé AlgoRythmiK. Ce nom devait être au départ celui de leur association qui était censée gérer leur activité musicale. Deux compositeurs (Larry Coon et Rok) accompagnés d'un scratcheur (Djohn) compose la structure de cette formation électro hip-hop autant influencée par The Chemical Brothers que par les Beastie Boys. Le premier maxi des lyonnais, Show breaks est sorti récemment en format digital sur le tout nouveau label parisien Chapi Records.

AlgoRythmiK / Chronique EP > Savannah

Algorythmik - Savannah Pour son nouvel EP, AlgoRythmiK a choisi de faire honneur à la savane, à commencer par cette très belle illustration d'un ami grec du groupe nommé Kanellos. Représentant un éléphant - dont on peut entendre le cri sur la très pachydermique "Elephants' rush" - coiffé d'un arbre un peu spécial, celle-ci est à l'image d'un disque au curieux et charmant méli-mélo sonore. La mise en scène se veut grandiloquente en terme de rythme, AlgoRythmiK porte bien son nom et a mis la sauce : une dubstep / bass music résolument funky qui nous attrape par le colbac pour nous pousser sur la piste de danse. Algo n'a pas perdu de son groove mais l'a un peu durci avec le temps et renoue avec sa petite touche en intégrant des éléments qu'on ne retrouve pas toujours dans l'électronique comme l'harmonica sur "Lion's disapproval" et les percussions africaines sur "The rebellion of gnus and meerkats". Savannah reste néanmoins un EP (trop) propre sur lui qui passera forcément bien en soirée car dansant, des compositions comme il s'en fait de plus en plus dans ce monde où le divertissement doit garder une place importante en ces temps moroses. Merci à eux, donc.

AlgoRythmiK / Chronique LP > Morphism

Algorythmik - Morphism Il y a deux ans, nous vous avions présentés ici-même le premier EP d'AlgoRythmiK, jeune groupe Lyonnais spécialisé dans l'électro-hip-hop. Nous avions découvert là une formation plutôt passionnante qui, en 4 morceaux, s'était fait une spécialité d'empiéter sur les plate-bandes de l'abstract en apportant notamment avec lui une petite touche rétro swing donnant, de cette manière, un certain charme à l'ensemble du projet. Toutes ces compositions se sont retrouvées en septembre 2011 sur le tout premier album du trio, Morphism, en quelque sorte le long format de Show breaks en ce sens que la recette est restée quasiment intacte.

Nous sentons à l'écoute de ce premier LP que le travail du groupe, depuis sa création en 2008, a porté ses fruits tant dans les arrangements précis de ses mixes que dans la cohérence artistique qu'il a bien voulu donner, sans parler de son avenante et méticuleuse production. Notons d'emblée que Morphism est ce type d'œuvre dont l'accessibilité de style et l'approche lapidaire n'enlève en rien à la complexité même de sa construction. Férus de mélanges des plus surprenants, AlgoRythmiK est du genre à vous livrer du Louis Armstrong dans un format groovy électro sur le morceau inaugural "Jump for speed", ou bien de mettre James Brown dans un bourbier funk hip-hop breakbeaté aux confins du dubstep. Épatant ! Les lyonnais ne laissent aucun répit à leurs auditeurs et se permettent de brouiller les pistes en invitant deux rappeurs aux calibres différents, soit le Sud-Africain Ben Sharpa et le français Wapi Wap, pour se défier sur un "Circus world" assurément renversant. En clair, ce premier opus est définitivement un récital universel endiablé à l'image des courants musicaux de son époque.

Parce que comme une bonne bière fraîche, ce Morphism est un album servi sur un plateau qui se délecte sans prise de tête et dont la richesse sonore permet d'éviter la sensation de lassitude, même si, reconnaissons-le, le trio n'arrive pas en terre inconnue. A conseiller à tous ceux qui dans leur discothèque possèdent une petite place vide entre leurs albums de The Chemical Brothers, Caravan Palace, C2C ou bien Chinese Man, pour ne citer qu'eux.

AlgoRythmiK / Chronique EP > Show breaks

Algorythmik - Slow breaks En allant chercher par simple curiosité le lieu de provenance d'AlgoRythmiK, ce tout nouveau groupe d'électro hybride, j'aurais mis un biffeton sur la ville de Lyon, riche en la matière, à défaut de la capitale. Bingo ! Coup double puisque les lyonnais sont signés chez un jeune label parisien, en l'occurrence Chapi Records. Il n'aurait pas été impossible du reste que ce premier maxi fasse partie des nouvelles sorties du catalogue de Jarring Effects mais peut-être sonnait t-il trop "dancefloor" ou trop "conventionnel" pour que ce trio soit véritablement membre de la sphère JFX. En tout cas, c'est un bien bel objet que nous tenons entre les mains, si je puis dire car ce maxi de quatre titres n'est seulement disponible qu'en forme digitale. Plus rapidement dans les écoutilles car téléchargeable, Show breaks débute par une ambiance électroswing à la Triplette de Belleville couronnée de beats qui tabassent le tympan, un contraste insolent mais particulièrement intéressant lorsque les guitares funky viennent saupoudrer une atmosphère enclin à la jovialité. "Andrew's break" se termine et l'on se dit que si ce premier morceau est à la hauteur des trois autres, ca risque de faire mal, très mal. "Round one" entre en scène et propose une composition électro plus classique agrémentée de scratchs pas dégueu faisant penser aux productions de l'écurie Guls de Dijon où sévit notamment Shrink Orchestra. A peine remis de la percussion des basses de ce deuxième titre qu'"Aborijazz" nous replonge dans un bourbier breakbeat hip-hop à base d'échantillons de didgeridoo et de cuivres non loin d'un Propellerheads. AlgoRythmiK achève définitivement l'auditeur avec "Cantina", un condensé hip-hop électro avec des types de basses familières à la drum & bass, autrement dit du lourd. Bidouillages électroniques, puzzle d'échantillons, scratchs cousus main, basses lourdes, rythmes variés : voilà un peu le sommaire des compositions inextricables d'AlgoRythmiK. A vous d'ouvrir les pages et de découvrir le monde passionnant des lyonnais.