la science des fous Tout amateur d'ambiances industrielles malsaines se doit d'écouter cette science des fous, près d'une heure de musique à ne pas écouter seul la nuit, une musique qui me rappelle Sisygambis et qui pourrait très bien servie de bande son au prochain Tetsuo... Ca commencait pourtant doucement avec "Infra norme", mais ce n'était qu'une intro, les choses dangereuses débutaient vraiment avec le matraquage machinale d'"Egowedding", riff de guitare trainant, nappe de synthé hurlant, virevoltage sonique, sombre voix filtrée peu rassurante, jeune fille samplée affolée, tension binaire, voilà le gros du menu de La science des fous. L'album forme un tout, et la séparation des pistes ressemble un peu à un chapitrage, atmosphères et transitions se succèdent sans qu'on puisse dire lesquelles sont les plus stressantes, les quelques douces voix ("Daudi i slottet tar oss", "Half") non trafiquées qui se posent deci delà ne font qu'accroître notre méfiance, on reste sur nos gardes sans savoir ce qu'il va nous arriver... Pourtant les tempos ne sont pas oppressants, ils sont très mesurés, très lents, très discrets, l'attaque "Egowedding" sera finalement le seul assaut sonore d'envergure, comme si le morceau n'était là que pour nous aiguiser les sens et surveiller les moindres mouvements de l'album. Au final, ce 7tone là n'agresse plus l'auditeur, il le laisse juste dans l'expectative d'une nouvelle déflagration métal qui ne reviendra plus, et c'est terriblement efficace.