wooden house festival 2008 wooden house festival 2008 Pour commencer par le commencement, quel est ton rôle au sein du festival et de la structure SINAC ("Stockholm is not a crime" pour les intimes) ?
Je suis le fondateur et président de l'association et à la charge de la direction artistique dans l'association. Sinon je suis le gros sac qui fait presque tout mais qui n'est au final qu'une petite goutte d'eau dans l'asso.

En deux mots et pour ceux qui n'auraient pas suivi l'actu récente chez nous, vacances obligent : le Wooden House Festival, qu'est-ce que c'est ? Combien de personnes sont concernés par son organisation ? Pourquoi, comment tout ça...
Le Wooden House Festival est un petit "solennité" bien sympathique qui se déroule le 6 septembre entre Belfort, Mulhouse, Bâle et Delémont. L'évènement cherche à marier autour d'un thème trisannuel l'art contemporain et la musique actuelle. Parallèlement nous cherchons à prouver qu'avec peu de moyens et beaucoup de volonté l'on peut encore faire de bons festivals avec des affiches agréables. L'organisation comprend peu de monde au final qui sont à la base de la chose, cependant nous avons un petit panel de bénévoles biens sympathiques et motivés à ce genre de besognes.

Cette année, les têtes d'affiches seront Ampools, Dona Confuse (finalement remplacés par Slide On Venus) et Impure Wilhelmina, une affiche qui mélange douceur et violence, quels ont été vos critères et étaient-ils vos premiers choix ? Vous ne pouviez pas vous payer Jean-Louis Aubert, Christophe Maé et Fatal Bazooka ? (rires)
Alors pour ces derniers on y a bien évidemment pensé. mais nous voulions absolument Grégory Lemarchal, mais Dieu seul sait pourquoi il ne nous a jamais répondu (rires). Contraints et désappointés on est allez chercher dans des webzines assez mauvais d'ailleurs des groupes tout autant nuls qui crient et jouent comme des pieds. Au départ on voulait des groupes exclusifs et pas trop gros qui jouent encore par passion et non par business. Y a en a vraiment plein et c'est le genre de concert qui me motive personnellement ; je cherche à faire un partager cette esprit là. D'autre part en Alsace nous sommes une terre de HxC et Metalcore, pas de place donc pour toute la scène screamo qui bouillonnent pourtant à même pas une heure de chez nous à Bâle, Zürich et Besançon ou bien encore la scène postcore très réputée des nos voisins helvètes aussi à même pas 50 km, il y a comme une barrière et nous cherchons par le Wooden House à les franchir en privilégiant ces groupes-là.

Vu de l'extérieur, on imagine pas toujours quelles peuvent être les contraintees de l'organisation d'un festival, même sur une seule journée, qu'est-ce qui a été le plus compliqué à gérer afin de mettre en place cette seconde édition ?
Le plus dur est de gérer un président têtu et despotique... et en plus je suis très cynique et mégalomane [note de l'auteur : toute ressemblance avec un personnage politique existant est purement fortuite], tout pour plaire donc ! Le plus dur pour nous cette année a été la création de l'asso, nous sommes inexpérimentés et la première édition s'est faite alors que nous n'étions pas une association officielle. Les papiers par milliers, les autorisations, les devis. Ce que les gens voient et trouvent normal comme les tables ou les barrières voire la sonorisation et même le Nutella dans les saucisses, deviennent un vrai casse-tête.

En termes de budget, comment est financé le festival ? D'après ce que j'ai entendu dire, c'était avec la revente de petites pilules bleues importées d'Europe de l'Est... Info ou (in)tox
Nécessairement, ce fut par la revente de méthamphétamine, plus souvent rose que bleu d'ailleurs, l'an dernier nous vendions des antihistaminiques (subjectivement bleus) à de pauvres enfants allergiques dans le besoin. Nous avons aussi vendus un rein de notre secrétaire et le foie du trésorier. Un beau geste de notre part très bien payé. Mais il fallait d'autres aides même si l'on voulait la jouer DIY avec le trafic d'organes, on a eu de l'aide auprès des collectivités locales (Commune, Communauté de Commune et département), certains mécénats privés et des aides de différentes bourses, le reste on compte sur les entrés (3€ ce n'est pas énorme) et la buvette.

Le Wooden House Festival est encore jeune, du coup quid d'une troisième édition ? Vous y pensez déjà ou c'est encore un peu tôt pour le moment ?
Incontestablement, on envisage déjà le volet trois sous le thème et pour la dernière fois avant de passer à une autre problématique que "Chasse, pêche et tradition", nous serons au point je pense. On va garder le même concept d'affiche (8 groupes, 4 tremplins + 4 affiches) avec un accent plus abouti pour l'exposition d'art contemporain et performances sonores pour les mêmes tarifs d'entrées très probablement. Nous attendons tout de même de voir les résultats de ce deuxième volet. J'en profite pour signaler les inscriptions au tremplin Little House 2009 sont déjà ouverte.

Question indispensable pour être sûr d'avoir des lecteurs du W-Fenec dans le coin. Le sandwich frites/merguez et la bière sont à combien ? (désolé mais il faut aussi penser aux considérations pratiques)
Les frites trop grasses, il n'y en aura donc pas suite aux conseils avisés de notre nutritionniste. Mais on va casser du chevreuil et le manger en merguez ! Bière pas trop chère non plus il y aura même du Red Bull et du vin chaud ! Les tarifs je ne les ai plus en tête mais ils sont dans l'idée du festival. Vraiment pas cher avec des tarifs préférentiels pour les adhérents de l'association.

Un truc à rajouter : une réclamation, plainte officielle, brouette d'insultes, déclaration enflammée ?
Je voulais dédicacer cette interview au seul homme que j'aime, Grégory LeMarchal qui pour des raisons inconnus ne se produira pas au Wooden House, Greg, on t'aime.
J'aimerais rajouter plus sérieusement : lisez la bonne paroles des webzines, achetez des CDs dans les distros et auprès des petits labels, défendez ces petits groupes qui valent parfois bien mieux que les grands, surfez et téléchargez le plus de musique que vous pouvez , enrichissez votre encéphale et affinez-vous l'oreille de musique... et surtout : culturez-vous (sic) !
Merci pour cette interview et rendez-vous le 6 septembre à Hirsingue !