tympans félés 99 : godflesh tympans félés 99 : godflesh Comme d'habitude, la première soirée se déroule à Calais. Aprés avoir décroché Godflesh en tête d'affiche, les organisateurs se devaient de faire honneur à ce monstre de l'indus métal par une programmation dans la même veine.
C'est donc avec Jailbird, un groupe calaisien que les hostilités débutent. Jailbird se résume à un chanteur, un guitariste et beaucoup de machines incontrôlées, non pas qu'elles soient mal exploitées mais les programmations laissées à leur sort enferment nos deux inséparables dans une rythmique qui trop vite s'affadit. Le public croit déceler un emprunt à Pink Floyd mais non c'est "Another brick in the wall" qui est repris par les jeunes calaisiens, cette version indus du hit des Floyd sera d'ailleurs la seule chose que l'on retiendra d'un set beaucoup trop froid et plat. Pour ne rien arranger à l'affaire, l'alarme incendie se déclenche périodiquement du fait des diverses fumées qui lèchent les plafonds...
Avec Dee n Dee, les choses sérieuses prennent forme. Même si on peut déplorer l'absence d'un batteur, cette fois-ci les machines sont en permanence maîtrisées par deux des quatre membres du groupe et la basse (monstrueuse) apporte un rythme industrialo-démentiel. Le son Dee n Dee est également une pure merveille, voix, guitare, basse et sample se fondent admirablement, les leçons de Psalm 69 ont été apprises et retenues.
Godflesh, quand il y a prés de 2 mois j'ai appris qu'ils passaient, je ne le croyais pas. Aprés NIN et Ministry, c'est certainement le groupe métal-indus qui inspire le plus de respect. L'apport de Godflesh à ce style n'est pas quantifiable étant donné qu'ils devraient encore inspirer de nombeux groupes. Car autant être clair tout de suite, Godflesh joue la musique du futur, peut-être pas le vôtre, certainement celui de vos descendants. Enfin, moi ça ne m'étonnerait pas que Godflesh fasse un carton en 2051. Avec l'ambiance ferronerie/acierie des rythmes et le déluge sonore, c'est l'essence même du métal industriel que le quatuor redéfinit. Assourdissant, euh oui, ils ont joué carrément trop fort pour la plupart des tympans, ébourriffant, scotchant, trippant, moi, je n'avais pas ressenti ces émotions si particulières depuis les live de Ministry ou des Young Gods...

tympans félés 99 : out tympans félés 99 : out A peine remis de la fin de soirée de la veille, c'est à Grande-Synthe, une banlieue de Dunkerque trés industrielle et assez portée sur le métal, que se poursuivait le festival.
Là encore c'est un groupe de la région qui ouvrait le bal, Aeons, si les compos de leur trois titres ne m'avaient pas totalement convaincu, leur prestation sur la grande scène du Palais du Littoral a remis les choses à leur place. Un son réglé par sieur Buriez (ex?-Loudblast), un morceau interprêté avec Arnaud de No Flag, un set carré avec des angles saillants, une atmosphère samplée suintante, de trés grosses guitares... Que demander de plus ??? Euh, du temps... 30 minutes, c'est court mais il faut en laisser pour les autres...
Slime, par exemple, qui investit la scène pour nous servir un rock bien léché mais auquel il manque encore quelque chose. C'est dommage car les qualités du chanteur dont la voix oscille entre celle d'Eddie Vedder (Pearl Jam) et celle de Scott Stapp (Creed) sont indéniables, il en va de même pour la deuxième voix plus Stereophonic-isante.
Comparée au concert que j'avais vu à Lille la semaine précédente, la prestation des Out me semble plus relevée mais difficile de me faire un avis avec les quelques titres entendus, la rencontre avec les Burning Heads se déroulant en même temps... Là, le contact avec le public est direct et le pit est chaud, trés chaud. La large scène semble s'être rétrécie au contact des Lillois qui s'en empare facilement.
Ensuite c'est à Hint qu'il incombe d'enchaîner. Et Hervé et Arnaud, les deux muti-instrumentistes de Hint vont charmer le public. Devant un écran géant sur lequel sont difusées une foule d'image plus étrangement liées les unes que les autres, trompette, saxophone, voix, guitares et basse s'entremêlent tour à tour aux machines. Très impressionnants par leur maîtrise et l'atmosphère qu'ils créent les Angevins ont conquis un public plus qu'admiratif. Pour moi, Hint est la révélation de cette édition, je vous encourage trés vivement à vous plonger dans leur univers.
Les Portobello Bones livrent ensuite un trés bon set, le trio transmettant son énergie sans fioruture. Là encore les machines sont présentes mais se font plus discrètes, la zic des Portobello étant plus rock qu'indus. Un rock puissant, rapide, bien structuré et trés agréable à entendre.
Les 4 têtes brûlées entrent sur scène et le public s'en rapproche un peu plus. La scène, les Burning Heads s'y sentent comme chez eux et y'a rien à redire sur leur prestation ! OK, ils n'ont pas joué "My piece of cake" réclamé par une partie du public mais il fallait bien honorer le tout nouveau Escape, il faut faire des choix. Comme celui de laisser sa gratte à un ami pour pouvoir aller se fondre dans le public pour chanter au coeur des fans, ou celui de terminer le concert par "Babylon", leur morceau le plus calme...