Sale et Sauvage #4 C'est donc avec dix concerts sur deux scènes allant de la cold-wave au garage punk en passant par la shoegaze fuzzy, que Sale Et Sauvage nous faisait l'honneur d'accueillir Frustration, Le Prince Harry, Avenue Z, Delacave, Albinos Congo, Quetzal Snakes, Empereur, Burnt Ones, Creeping Pink, Bisous de Saddam. Autant vous le dire tout de suite et en toute honnêteté : votre serviteur n'est pas arrivé en avance (loin de là) et n'a donc pas pu profiter pleinement de tous les concerts (bouh !). En même temps, qui l'a fait, au vu du nombre d'activités présentées en marge des manifestations musicales et des zombies errant dans la fosse ?

Parce qu'en plus de croiser les copains, donc tailler la bavette, donc boire des coups, on :
- rencontre aussi plein de gens qui animent des ateliers sympas proposant des jeux bien rock n' roll (coucou Fouad et Mary) ;
- passe au village label acheter des disques (où, parmi d'autres, Born Bad Record, Ballades Sonores, Teenage Menopause Records étaient présents) ou... discuter ;
- assiste à des projections bien gore de films de série Z
- franchi un stand de tattoo tenu par Stigmate Noir (http://www.stigmatenoir.com)
- visite une exposition des chouettes travaux des types du magazine alternatif Barré (http://www.barremag.info)
- se prend des playlists (pas toujours de bon goût) de DJ Set
- etc...

Bref, c'est la distraction totale (ce qui était le but de la soirée quand même) dans cette immense espace ou se déplacer devient vite un sport vu le nombre de personnes et la grandeur des lieux. OK, et les groupes dans tout ça ? Et bien, hormis le fait que le niveau sonore laissait par moment à désirer, surtout quand les basses sont censées de retourner le cerveau, Le Prince Harry a bien gagné son titre dans la catégorie électro-synth-punk. Ca pulse et la rage sonore des belges a fait un effet bœuf sur un public déjà bien indiscipliné à l'heure où le duo s'exprime. On a vu une partie de Frustration, la formation francilienne dont le style oscille entre cold wave et post-punk, joue de la noirceur et des rythmes entrainant de ses morceaux pour instiller un déchainement psychotique à son audience. Enfin, on a terminé la soirée musicale avec les bordelais d'Avenue Z (avec deux membres de Magnetix et un de Catholic Spray, dans une ambiance bien Sale Et Sauvage, du "space garage" en roue libre qui magnétise assez facilement mais dont la recette à tendance à s'essouffler sur la longueur. Le chanteur (faussement ?) énervé à la fin du show en quittant la scène avant ses camarades de jeu, a surement dû le ressentir. On quitte Mains d'œuvres, non sans s'être pris la tête avec des videurs visiblement très pressés qu'on déguerpisse les lieux. Cette soirée porte définitivement bien son nom, vivement l'année prochaine !