Poulpaphone 2006 : jack the ripper Poulpaphone 2006 : jack the ripper Le fest étant "sold out", la barrière sécurité a été avancée d'une centaine de mètres pour limiter l'engorgement, bonne idée sauf si on n'a pas encore son pass car la liste des détenteurs de pass est restée au même endroit, le temps de parlementer avec la sympathique sécu, de passer des coups de fil, d'en recevoir ... que presque tout le set d'Hellium est passé !
A peine le temps de jeter un oeil (et une oreille) que je me déplace (lentement mais surement, sic) jusque la tente principale où Tang débute son set. Son impeccable, ambiance sombre pour les lumières, le fleuron de l'émo-core français est sacrément bien en place, le double chant (guitariste et batteur) est encore plus percutant que sur CD, la basse assure la densité alors que les guitares cisaillent l'atmosphère. Ce sont surtout des titres de Another thousand days, out of this world qui sont joués ("Waiting for the dragon lady", "Word necklace"...) dans le peu de temps laissé au groupe (30 minutes nettement trop courtes).
poulpaphone 2006 : fancy poulpaphone 2006 : fancy Dans la plus petite tente, Randy"s Ripcord montre que le phénomène Superbus n'a pas touché que la France, 2 gonzesses tentent de faire du nu-punk mais sans plus de talent que la fille de Chantal Lauby, c'est assez ennuyeux, si seulement, elles étaient mignonnes... Mais même pas... Quelqu'un a des nouvelles de Candie Prune / Andice Rupen ? Elles feraient bien de revenir botter quelques petits culs...
Hyperclean ayant annulé sa venue dans le Nord, on ne saura pas si ça chante juste sur scène, du coup la troupe de Jack the Ripper investit la "grande" scène un peu plus tôt et pour un set rallongé. Leader charismatique (et accro à la cigarette), trompettiste halluciné, instruments venus de l'Est, Jack the Ripper nous fait voyager à travers la vieille Europe avec délices. Le chant assez particulier (suis-je fou ou l'on y retrouve un peu de Bowie ?) prend beaucoup de place, trop d'aprés ceux qui aimeraient être davantage emporté par les instruments, en tout cas, c'est classe.
Ambiance radicalement différente de l'autre côté avec le débarquement de Guerilla Poubelle, Boulogne/Mer aime le punk (genre les Sales Majestés, Ludwig Von 88 ou les locaux Liebemacher) et la fête (Marcel et Son Orchestre est né ici !), ça tombe bien car les Guerilla Poubelle sont là pour ça. Aucune prise de tête, un contact incroyable avec un public conquis d'avance (et qui connaît presque toutes les paroles !!!), ça déconne à tout va avec du riff bien gras, les kids (ultra nombreux) sont aux anges !
Sur cette même scène, Fancy enchaîne avec son rock/disco énergique, le quatuor connaît la scène et assure l'ambiance, c'est frais mais la voix de crécelle du chanteur à la coupe afro de première classe m'ennuie une fois les 3-4 premiers titres expédiés, dommage pour moi car les lignes de basse sont excellentes et la complicité entre les zicos amène de très bonne choses musicalement parlant.
Poulpaphone 2006 : venus Poulpaphone 2006 : venus De toute façon, Venus a gagné 15 minutes de rallonge pour son concert et va donc débuter plus tôt que prévu... Le son parfait, les couleurs chalereuses et la classe naturelle des Bruxellois ensorcèle immédiatement le public même si le premier titre est des plus doux ("Everybody wants to be loved"). Aux Eurocks, cet été, leur collaboration avec l'orchestre symphonique ne m'avait pas totalement convaincu, là, à quatre, Venus est bien plus charmeur, avec leurs seuls instruments à cordes "classiques", le son est plus éthéré, les notes se détachent mieux, le chant trouve mieux sa place. Et le public frissone à nouveau à l'écoute de "Beautiful days" (le tube de Vertigone), personnellement, j'accroche encore plus à un titre comme "Poison" qui glace l'atmosphère. "On va faire une reprise d'un chanteur belge..." et c'est une version anglaise du "Amsterdam" de Brel que nous livre le quatuor, encore une fois, on est soufflé. Le temps d'indiquer une boîte de nuit au gros boeuf qui réclame du rythme qu'une autre reprise fait son apparition, moins connue et venue d'Acadie, c'est "O Marie", entêtant, ennivrant. Avec tout cela, de nombreux titres de The red room sont présents ("Add stars to the sky", "Love & loss", "Here and now"", "The red room", "Unknown", ...) jusqu'au rappel, le groupe nous remercie, le sortilège est levé, la magie disparaît, la deuxième soirée du Poulpaphone est déjà terminée...