Ce sont les Cool Vibes qui ouvrent les débats, huuum, le métal au gros son d'aujourd'hui étant présent en force, c'est donc un petit groupe typé "néo-métal" qui se lance devant une salle encore assez froide et aérée. Ils ne laisseront un grand souvenir que dans leurs mémoires... Ensuite les Valenciennois d'Urban Rage oeuvrent dans un registre similaire, un peu plus fouillé mais aussi un petit peu plus fouillis malheureusement car la qualité du son en façade n'est pas géniale, les voix et la batterie couvrant allégrement les guitares, la basse et le scratch. En fait, les conditions sonores ne seront optimales pour personne, c'est un festival métal où l'esprit punk va régner en maître. Urban Rage offre un duo de chanteurs fort intéressant dont les voix pèsent lourdes dans leur urne fusion/métal satinée de samples sympathiques envoyés par Pierrot, le responsable des Fils du Vice (fan-club français de Mass Hysteria). Ensuite DKDance entre dans la danse avec là encore 2 chanteurs, mais desservis par des guitaristes ayant trop écouté Korn, ils sont nettement moins percutants que leurs prédécesseurs. La salle se remplit doucement et commence à chauffer. La température mais aussi la musique de Drakkar nous emmène dehors, le heavy ne fait plus recette et est difficilement supportable et supporté par l'assistance...

iguanorock 2000 iguanorock 2000 C'est avec Unswabbed que les choses sérieuses commencent, les Lillois connaissent la scène et progressent à chaque concert, l'expérience accumulée au cour de ces dernières années leur est profitable et ils allument un gros feu de joie dans le pit. Le métal estampillé "gros son du LBLAB" se retrouve en live et les parties où la voix du chanteur passe par les effets font le leur (d'effet). Cochise le dit, "Unswabbed est appeler à aller loin", personne ne dira le contraire, ils sont capables de faire jumper n'importe quelle salle. Aprés le JUMP d'Unswabbed, on passe au HEADBANG des Hertz and Silence dont le power métal, arrivant parfois jusqu'au speed métal en live, laisse peu de place au jumpin', ça va beaucoup trop vite pour suivre le rythme... Les titres de leur album You! Machine, s'enchaînent eux aussi très vite, le temps d'annoncer une nouvelle compo et les riffs pleuvent de nouveau, les (suffrages) "blanc" n'existent pas et Christophe rameute ses troupes avec le traditionnel haut-parleur, en tête de cortège. Les bulletins sont tout autant exprimés avec l'institution belge que sont les Do Or Die. Une grande partie du public est venue pour eux et ils ne sont pas déçus. Au pays du Hard Core, les Do Or Die pourraient se présenter aux présidentielles sans problème...

La prestation des The SemiToneS est comme d'habitude débordante d'énergie et très punk, avec un peu moins de maîtrise qu'à l'accoutumée, "on dédicace cette chanson aux boulangers, c'est la fête des pains !" diront-ils pendant, "on a joué comme un groupe qui n'a pas joué depuis 3 mois" diront-ils après... Mais ils ont quand même mis le feu, le public a participé de manière plus qu'active, Alexis n'ayant pas besoin de tout chanter, des spect-acteurs prennant allégremnt sa place au micro et tenant honnêtement sa place. The SemiToneS jouent et c'est la fête ! Le temps d'aller chercher une frite (et une bière) et Clearcut est déjà en place pour asséner son album dans la salle bien chaude, "notre album n'est pas trop bien distribuée en Belgique, je vais faire moi-même la distribution" et Stéphnane Buriez joint le geste à la parole en offrant au public une dizaine de CDs, les moshers sont récompensés ! Une reprise enragée des Stooges/Iggy Pop, un "Talking lies" monstrueux, les sets de Clearcut se suivent et se ressemblent mais qui s'en plaindra ? La logique musicale aurait voulu que Pleymo joue ce soir mais la logique (???) commerciale de leur "tourneur" belge les en a empêché, personnellement je ne pense pas que c'est en défendant ainsi son territoire que ce tourneur fera apprécier Pleymo outre-Quiévrain. Enfin, l'affiche est tellement dense aujourd'hui que cet incident diplomatique va vite être effacé. Pour terminer en beauté cette journée pluvieuse, on va pouvoir revoir, ou voir pour quelques un, Out. Out qui est en passe de devenir un groupe énorme, qui a déjà une stature européenne de première envergure pour un groupe français et qui ce soir, fidèles à eux-mêmes vont mouiller le maillot au fond d'une salle enfumée où se sont entassées 450 à 500 personnes. Quelque soient les conditions, Out se donne à fond pour le public, ce qui d'ailleurs est valable pour une grande partie des groupes présents (et absent) ce soir-là. Leur set tonitruant laisse découvrir 3 nouveaux titres qui seront sur leur prochain album qui sera, on peut déjà le dire sans prendre trop de risques, monstrueux ! L'amalgame standards / nouveautés se fait parfaitement, les titres en "rodage" passent comme une enveloppe dans l'urne !!! Out ne doit rien à personne sauf au public, seul groupe à avoir droit à un deuxième tour, ils remettent une couche pour obtenir tous les suffrages, terminant le concert avec une partie de ce public sur scène, la fête est terminée, place aux élections.