Hellfest 2018 Hellfest 2018 22 juin sera désormais la "journée Burning Heads".

Pendant la tournée des 30 ans qui s'est déroulée l'automne dernier, Jbé, le bassiste sautillant du quatuor orléanais, me confie un petit secret qui n'est pas tombé dans l'oreille d'un sourd : Yoann, le co-fondateur du Hellfest, a contacté les BH pour programmer le groupe sur la Warzone. Jusque-là, rien d'étonnant. Mais c'est ce qui suit qui a été peu conventionnel : les Burning ont été conviés à proposer des groupes à programmer sur ladite Warzone pour la journée du vendredi. De mémoire, je ne crois pas qu'un groupe ait eu l'honneur de proposer durant toute une journée la prog' d'une scène. Les BH ne se sont pas fait prier, et ce sont ainsi les copains de Bunkum, Seven Hate (reformation), Uncommonmmenfrommars (reformation !), Hard-Ons (d'Australie) et Spermbirds (d'Allemagne) qui auront les faveurs de la prog'. Seven Seconds et Bad Religion ont également été soufflés aux oreilles des organisateurs (Rise Against ne faisait pas partie de la liste) et ce sont finalement les Svinkels qui remplaceront en dernière minute 7''.

J'arrive avec la team BH (Jbé, Thomas, Pierre, Mikis, Bender au plateau et Dudu au son) dans son nouveau camion peu avant 10 heures, et après avoir checké les pass, repéré la loge et pris un café, nous nous rendons au VIP en croisant déjà plein de copains (dont la team des $heriff), puis nous repérons les lieux de la Warzone. Les Burning connaissent cette scène pour y avoir joué en 2014 mais l'environnement a bien changé depuis. Les aménagements en matière d'infrastructure ont réglé quelques soucis (et notamment la poussière en cas de "mouvements de foule") et je constate avec grand plaisir que les changements sont toujours dans le bon sens. Reste à installer un parasol géant au-dessus du site pour éviter de cramer, et tout sera parfait !

Je laisse les Burning, qui ont diverses obligations durant la journée (en plus de jouer, bien sûr) et notamment un tournage pour Doc Marten's, pour mater en bord de scène le concert de Bunkum. Le groupe originaire de Cirières (non loin de Bressuires où nous étions avec eux la veille en compagnie de Seven Hate pour un warm-up qui va bien dans un rade des familles) a balancé trente minutes de punk hardcore aussi old school qu'énergique et efficace. Les quatre musiciens sont ravis d'être là, et manifestent leur joie devant un public qui a déjà envie d'en découdre dans le pit. Impressionnant de savoir que dès les premières minutes du festival, on est déjà dans le vif de sujet !

Le temps d'aller chercher la première bière du festival (et qui ne sera pas la dernière) avec Mr Cu! (chef de Kicking Records et manager des $heriff) qui a déjà de bonnes astuces (à savoir ne pas faire la queue pour aller recharger son pass cashless pour approvisionner son compte de boissons), les Spermbirds sont déjà sur scène. Encore une fois, un set court et abrasif sur fond de punk rock accrocheur et revendicatif. Certains musiciens sont arrivés quasiment au dernier moment du fait des grèves aériennes et ferroviaires en France, mais le concert ne souffre pas de ces problèmes logistiques et on passe un bon moment avec le groupe allemand (formé en 1982), à écouter les titres qui s'enchaînent et qui titillent mes petites oreilles pour la première fois.

Hellfest 2018 : Iron Maiden Hellfest 2018 : Iron Maiden Retour au backstage (accessible par mini-van faisant office de navette) pour déposer des affaires et aller manger un bout au catering. J'en profite pour me restaurer avec Jim de Not Scientists et UMFM. Ce dernier me fait part de la bonne soirée passée la veille avec les Hard Ons à La Rochelle sur les planches de la Sirène. La première des Unco en live depuis 5 ans s'est très bien passée, et il ne semble pas inquiet pour le concert qui aura lieu dans quelques heures et qui sera retransmis en direct sur la plateforme web d'Arte. Puis, je rejoins l'équipe technique BH pour amener le camion derrière la scène et ainsi décharger le matos. Les Seven Hate sont déjà là et les Hard-Ons envoient grave sur scène en mode quatuor. Il fait déjà relativement chaud sur place, et je regarde cuire au soleil les baffles et les lyres de Rise Against qui attendent patiemment le concert du soir sur l'arrière scène. Il paraît que les techs du groupe américain sont à pied d'œuvre depuis le petit matin, ce qui leur a permis de bosser tranquille. Bien leur en fasse. Je regarde quelques morceaux des Hard-Ons sur le côté de scène et m'apprête à rejoindre Manu, l'éclairagiste de Seven Hate, à la régie pour prendre un peu la température des lieux. Les techniciens lumière de la Warzone sont hypers sympas, patients et attentifs. "Bosser" dans de telles conditions rend bien évidemment les choses faciles. Du coup, j'assiste au retour des Poitevins (qui enquillent la quatrième date d'affilée) depuis la régie, et le moins que l'on puisse dire, c'est que c'est plaisant, très plaisant même. Les mans (coucou Cyprien) sont toujours dans le coup et balancent un set de killers devant une audience qui n'en demandait pas tant. Steph porte un teesh AC/DC du meilleur effet, Seb est vite torse nu tandis que Greg et Jim se portent à merveille. Je triche un peu car j'ai vu le groupe la veille dans un rade, mais assister au retour éphémère de Seven Hate me procure une joie indescriptible. Putain, j'allais applaudir ce groupe dans les salles à la fin des 90's, et voilà qu'en 2018, ça envoie dans un festival connoté metôl. La vie est bien faite, n'est-ce-pas ? Coté set-list, ça bourre dans tous les sens et ça privilégie les morceaux rapides et explosifs au moyen plus "mid tempo" du dernier album Matching the profile. Excellent !

J'affine mes presets lumières pour le concert des Burning Heads qui suit. Bien que le groupe joue en pleine journée, le parc light est suffisamment fourni pour arriver à faire quelque chose de convenable en plein après-midi. Malgré mes incantations multiples et variées, aucune éclipse n'est prévue. Je ferai donc avec, et je vais donc guider le light de mon groupe préféré dans mon festival préféré. Le set des Burning est court (60 minutes tout de même, mais ce n'est jamais assez long) et le groupe piochera dans quasi tous ses disques pour ce 31ème concert célébrant les 3 décennies d'activité discontinue. Comme toujours, le concert est de grande classe, mais comme je ne suis pas objectif, je t'invite à faire le tour des zines qui ont chroniqué ce concert pour te faire un avis. Deux covers en fin de set (XTC et The Clash), des remerciements à la pelle, une pensée pour Seven Seconds et après pogos, slam et tutti quanti dans le pit, Pete et ses acolytes tirent leur révérence. Quel super monde moderne de merde !

Je réalise que le moment tant attendu vient de s'achever. La pression retombe à la fin du set des Burning, et il est maintenant temps d'en profiter un maximum. Après 7.8, voici un retour que j'attendais avec beaucoup d'impatience et d'excitation. Uncommonmenfrommars est dans la place, et les quatre de Serrières vont faire rêver le public dont une partie a fait le déplacement depuis l'Ardèche pour supporter ses poulains. Encore une fois, une set-list irréprochable (même s'il manquait des incontournables, mais c'est toujours pareil avec une machine qui fabrique des tubes à la pelle). Sous un soleil inondant la scène de la Warzone, UMFM réalise un retour triomphal, sans fausse note (ou très peu !) et sous les yeux d'un public nombreux et des webspectateurs d'Arte Live Web (le concert est en effet diffusé en direct sur la plateforme numérique de la chaîne). Le groupe prend un réel plaisir à envoyer le bois, et on sent de l'émotion chez les frères Follain à rejouer après tant d'années, sous l'œil de Marlène, la maman, qui a fait le déplacement pour l'occasion. Au moment où j'écris ces mots, j'en frissonne encore ! Le groupe est de nouveau "en sommeil", mais pour combien de temps ?

Pendant le changement de plateau qui fera place nette pour Svinkels, une grande partie du crew BH va dîner. Ça te fait une belle jambe, n'est-ce-pas ? Mais ce n'est pas tous les jours que je mange des mets savoureux dans le restau artiste du Hellfest avec, à la table voisine à gauche de la nôtre, les membres de Converge et, à droite, les Bad Religion ! Je profite de chaque instant et passe un bon moment auprès des amis les Burning. Si bien qu'on laissera malheureusement filer le set de Svinkels, qui était agrémenté pour l'occasion de deux guitaristes sur scène ! Comme des clodos, et alors que nous pourrions profiter de la douce loge qui nous est allouée, nous passerons la soirée (et une partie de la nuit) debout à discuter, ricaner et regarder les mouches tomber à l'arrière de la Warzone, avec tous les copains présents. Manouche style !!!

Hellfest 2018 : Judas Priest Hellfest 2018 : Judas Priest On tente le coup d'aller mater le concert de Bad Religion sur le bord de scène, et ça fonctionne (nous devrons juste quitter les lieux au début du dernier morceau pour permettre au groupe de filer rapidement en van sitôt le concert terminé, et ainsi permettre un changement de plateau efficace). Ça fait plaisir de revoir les rois du punk rock mélodique de retour au Hellfest. Bad Re' envoie une set-list magique avec beaucoup de tubes. Le chanteur Greg Graffin est avenant, le bassiste Jay Bentley brille dans son costume bleu et les guitaristes font le boulot. Sans parler du batteur, impressionnant de rigueur et de puissance. C'est très agréable de mater le show sur le bord de scène, même si la restitution sonore n'est pas des plus idéales. Bad Religion a fait le boulot, et à mon sens, il l'a bien fait !

Rise Against viendra clôturer la soirée côté Warzone en sa qualité de tête d'affiche, et même si le métal core mélodique me dépasse un peu (beaucoup, passionnément, à la folie), je feûne avec attention le travail des roads en side de la scène. Et plus particulièrement du tech guitare qui a en charge les têtes d'ampli, les effets et l'accordage des grattes. Le type ne chôme pas, mais ma curiosité est attirée par un micro placé sur son armoire de régie. Et j'ai compris (ou plutôt on m'a expliqué) : pendant le concert, le fameux type donne des infos à ses zicos pendant que ces derniers jouent. Incroyable. Le bassiste a également un micro à côté de son ampli pour, à mon sens, communiquer à son road. Passionnant n'est-ce-pas ?

Ainsi s'achève la journée du vendredi du côté de la zone de guerre. Et quelle journée ! Malgré l'absence de Seven Seconds et d'autres groupes un temps évoqués (et notamment The Adolescents), la fête a été complète. Une fête qui restera à jamais gravée dans ma mémoire.

Et le reste ?

Beaucoup (et certainement pas assez) de choses à dire, et comme j'ai profité en mode "touriste" du festival, voici un condensé sous forme de thématique de ce qui m'a botté/surpris/interloqué, et de ce que j'ai détesté/adoré !

Prix du jury catégorie "ça a bien changé depuis mon dernier passage au Hellfest" : incontestablement la Warzone. Son repositionnement, ses accès et ses infrastructures en font l'un des lieux les plus agréables du festival. Ex-aequo avec le nouvel espace VIP déplacé et repensé, un endroit ultra classe même si je suis nostalgique du précédent qui valait aussi des points. Sinon, tous ces petits changements ci et là qui améliorent le confort et l'attractivité du festival.

Prix du jury catégorie "concert ésotérique" : sans aucun doute, la prestation de Lucifer restera un excellent souvenir. Concert de dimanche matin en fin de matinée, accès facile au front de scène, et son de très bonne qualité. La présence derrière les fûts de Nicke Andersson, batteur fondateur de Entombed et leader charismatique de The Hellacopters, est une plus-value non négligeable. Et que dire de Johanna Sadonis, sa somptueuse compagne qui envoûtera avec grâce et volupté (et à renfort de Muscadet) un set heavy rock 70's de toute beauté, aussi vintage dans le son que dans l'accoutrement des musiciens accompagnant le couple (à la scène et à la ville, et qui vient de se marier un vendredi 13, ça ne s'invente pas). Un moment hyper agréable, idéal pour démarrer une journée.

Hellfest 2018 : Hollywood vampires Hellfest 2018 : Hollywood vampires Prix du jury catégorie "ça fait 25 ans que je veux les voir". Alice In Chains. Et deux fois en quinze jours (avec les Eurocks, début juillet). Ce groupe a marqué mon adolescence. Le band de Seattle a notamment rythmé mes années 90, et le retour aux affaires du groupe en 2005 relève presque du miracle, tant se relever après la disparition de son chanteur charismatique Layne Staley semblait improbable. Quand je pense que le groupe sort cet été un nouvel album, j'en salive d'avance. Et je n'ai pas été le seul à attendre de pied ferme AIC, car les abords de la Mainstage sont pleins à craquer quand le groupe entame son show, parfait du début à la fin. Ça pioche dans toute la discographie pour assurer 60 minutes au niveau classe mondiale, Will est communicatif (et en français s'il vous plaît), le son est bon, et le temps passe à une vitesse hallucinante. Un énorme souvenir, encore un.

Prix du jury catégorie "OVNI du festival" : Heilung. Encore secoué par le set de H9rr9r, je retrouve mon copain Alexandre. Figurez-vous que j'ai connu le jeune homme (24 ans, plus grand que moi) quand il avait 3 ans. J'étais son babysitter, putain ! Hyper fun de le revoir au Hellfest avec un coup dans le nez à 16 heures. On refait le monde avec ses potes et mon ami Yann, on disserte sur les mauvais groupes qu'ils ont vus et sur les excellents concerts que j'ai vus avec Yann. Et pendant ce temps, on entend une sorte de bourdonnement, avec des bruits de cailloux et de bouts de bois. Au bout d'un moment, je tourne la tête en direction de la Temple et je me rends compte de la fidèle restitution sonore d'un groupe sur scène. Il s'agit de Heilung, groupe folk pagan Danois, au visuel assez intrigant. Du coup, on prendrait presque goût à la musique calme, pesante et "naturelle", véritable ode au voyage et à la volupté.

Prix du jury catégorie "son dégueûûûlââââsse" : Napalm Death. Fin de la discussion.

Prix du jury catégorie "tee-shirt le plus improbable". Pendant The Lords of Altamont (excellent concert au demeurant), j'ai quand même croisé (et du coup discuté avec) un type qui portait un tee shirt d'Atomic Kids, groupe de fusion de Nancy des années 90 avec à son actif un excellent disque (La face cachée).

Prix du jury catégorie "ticket boisson le mieux rentabilisé" : celui distribué aux groupes jouant durant cette édition (cinq tickets par têtes de pipe) et qui permettait d'obtenir un pichet de 150 cl (de bière ou de soft). Ça a fait quelques dégâts, sois-en sûr.

Prix du jury catégorie "je joue deux concerts le même jour" : la paire de guitaristes de Hellacopters (Nicke/Dreggen) ne fait pas semblant : en plus du show envoyé le matin même avec Lucifer (cf un peu plus haut), Nicke enchaîne donc avec The Hellacopters. Mais il n'est pas le seul. Dreggen, en plus d'avoir délivré un set de toute beauté avec The Hellacopters (pendant la déferlante Iron Maiden), a également joué de la guitare lead pour Backyard Babies, son projet principal, un peu plus tôt dans la journée. Backyard Babies sans son traditionnel mur d'amplis de travers, mais toujours avec ses tubes et ses incroyables morceaux rock'n'roll. Les stakhanovistes du rock'n'roll scandinave ont mis la barre très haut.

Prix du jury catégorie "je ne savais même pas qu'il était là ce jour là". Joey Castillo (ex cogneur de Queens Of The Stone Age) envoyant pour The Bronx. Mince alors.

Prix du jury catégorie "le meilleur concert vu sur la Mainstage 1" : Primal Fear. Groupe de power/heavy allemand dans la grande tradition des groupes power/heavy allemands. Formé à la fin des années 90, ce groupe déboîte tout sur son passage. Un bon moment passé avec les Teutons en début d'après-midi le dimanche. Mais je te vois déjà te demander pourquoi c'est le meilleur concert vu sur Main 1 : et Megadeth ? et Maiden ? et Deftones ? et Judas Priest ? Eh bien, en fait, Primal Fear est le seul groupe que j'ai vu sur la Mainstage 1, tout simplement. Mais franchement, c'était bien.

Prix du jury catégorie "c'est mieux sur la Warzone que sur une Mainstage" : Body Count. Malgré un set de killers sur la Mainstage 2 le samedi en début de soirée, malgré une ouverture avec une reprise de "Raining blood" de Slayer, malgré de nouveaux morceaux de bonne facture et une set-list alléchante, malgré tout cela, ce concert n'a pas pu rivaliser avec le cultissime concert de 2015 sur la Warzone dans le cadre de la tournée européenne de l'album Manslaughter.

Hellfest 2018 : L7 Hellfest 2018 : L7 Prix du jury catégorie "découverte" : Ho99o9. Quand les Bad Brains rencontrent Black Flag et le Wu Tang Clan. Véritable phénomène, le duo de MC afro-américains, accompagné par un excellent batteur, un sampler et deux amplis Orange (!) va délivrer un set d'une rare intensité. Du début à la fin, les spectateurs vont subir les assauts hardcore des chanteurs qui semblent envoûtés. Enchaînant rythmes lourds et enfumés, et beats rapides et malsains, Ho99o9 et son rap agressif va littéralement pulvériser la Valley et restera un grand souvenir de ce festival. Jouissif.

Prix du jury catégorie "plus mauvais chevauchement dans le running order" : Body Count et Orange Goblin, qui m'empêchera de voir un set complet du quatuor stoner anglais. Pour l'anecdote, Orange Goblin a joué sous la Valley en 2015, juste après Body Count qui s'exécutait sur la Warzone !

Prix du jury catégorie "décor de scène" : simple, épuré, de bon goût. Watain mérite cette distinction. Du bon goût à tous les niveaux.

Prix du jury catégorie "meilleur spot pour assister à un concert" : la petite butte de la Warzone m'aura fait passer un bon petit concert de Terror. Mais incontestablement, la régie lumière de la même scène aura des avantages non négligeables : vue imprenable, endroit ombragé, flightcases multiples pour poser ses fesses, et restitution du son impeccable. En plus de Seven Hate et des Burning le vendredi, j'ai profité de ce spot pour le concert des $heriff le dimanche après-midi. Pour en avoir discuté dernièrement avec les musiciens, ils ont été soufflés par l'accueil de la foule (ou plutôt de la marée humaine) amassée devant et sur les côtés de la Warzone. Un festival de hits brillamment exécutés par les gars de Montpellier pour le plus grand plaisir des fans survoltés. C'est le premier concert que je vois avec Ritchie Buzz (The Last Brigade, Kevin K) en remplacement de Fab à la six cordes, et le bougre s'en sort très bien. 60 minutes menées d'une main de maître par Olivier et ses sbires, le tout agrémenté d'un son de fou.

Tu l'auras compris, j'ai vu très peu de concerts sur les scènes principales (moins de cinq, c'est sûr), j'ai pas mal traîné du côté de la Warzone et la Valley n'a pas été occultée de mon planning. J'ai surtout vécu le festival d'une autre manière avec des accès "inédits" au festival, pour ainsi voir les trésors cachés de ce festival hors du commun.