Korn puppet Korn puppet Pour moi, ce ne fut qu'un pluvieux dimanche de folie. L'organisation étant pitoyable, on s'est garé à quelques mètres du "camping" sur le parking d'un hôtel et après avoir cherché une entrée qu'on ne trouva jamais, on s'est retrouvé face à la grande scène ! Les joyeux campeurs ayant aménagé leur propre entrée, plus facile d'accés, et nettement moins contrôlée.
C'est donc incrédule et plus riche que je ne pensais que j'assistais au set de Laberinto qui n'a pas réveillé grand monde et dont le salsa-métal n'a réchauffé que les convertis. Les choses sérieuses commencèrent avec un set incroyable de Karma to Burn, privé de chanteur, les zicos s'en sont donnés à coeur joie, un instrumental de 3/4 d'heure qui en a calmé plus d'un !
Il est 3 heures de l'après-midi, la pluie redouble et Cradle of Filth fait son entrée. Giclées de faux-sang, batterie infernale, les vampires sataniques vivent aussi le jour, même si ça le fait moins... Dani est en forme et les campeurs se réveillent (la soirée de samedi fut longue avec Moonspell, Type-O-Negative et Machine Head). Le set des Anglais s'arrête avec la pluie, y a-t-il un lien de cause à effet ?
Durant l'accalmie climatique, Testament sort les amplis et les décibels, on s'éloigne pour aller recharger nos batteries avant la suite (frikandelle spechiaule frite met mayonez afteblif, dankewel - en phonétik).
On retient son souffle et un Page Hamilton des grands soirs nous livre avec Helmet un putain de concert ! La chaleur monte au-dessus d'un public admiratif. On ne le sait pas encore mais c'est l'un des derniers, dômmage.
C'est l'heure, Marilyn Manson entre en scène et nous assène pas mal de ces dernières compos, l'Antéchrist se la joue Superstar à l'épreuve de la boue, nous invective et récolte une grosse boule de boue dans la tronche ! Il passe sa colère sur le roadie, sur Twiggy et sur la batterie, le show est abrégé de 5 minutes faute d'instruments... Mais à quel point est-ce préparé ? Quoi qu'il en soit les "Beautiful people", "Lunchbox", "Sweet dreams" et autres "Tourniquet" restent de très grands moments scéniques...
La raison de mon déplacement ne viendra que si on arrête de balancer de la boue sur la scène, histoire de ne pas salir la moquette, du délire ? Non, c'est ce que nous affirme un G.O. au micro ! KoRn KoRn KoRn, scandent 40 000 personnes dont moi accroché à la barrière. "Twist" et c'est parti pour 1h15 de ..., de ..., de ... bah de KoRn en concert, y'a pas de mot, faut le vivre. Mes genoux s'explosent de manière incontrôlable sur les barrières, le reste du corps suit le rythme et après le set, il me reste de la zic plein la tronche, quelques bleus et une peluche KoRnisée attrapée "com' al' ducasse" comme on dit chez nous. Je suis venu, je l'ai vécu, j'y ai survécu.
Délavé, ensuorisé, vidé, encore animé de soubresauts, je m'en retourne accompagné par la "douce" musique de Tiamat, je sais j'aurais du rester pour les écouter mais c'était au-dessus de mes forces...
On ressort par où on est rentré, à travers une brèche dans le grillage qui sépare le site du camping, on passe sous l'arc-en-ciel et je jure que je reviendrais.