artefact 2003 : burning heads artefact 2003 : burning heads Et le public ne s'est pas trompé, car selon des sources des plus sures, 6 500 personnes avaient acheté un billet en prévente. Ouf, ça fait du monde tout ça !!! C'est peut être pour cette raison que l'organisation, à l'entrée, est un peu débordée et certainement un peu tendue. Aucun accès ne m'est accordé, malgré les démarches entreprises plusieurs jours auparavant. Heureusement, après un ou deux coups de fils bien placés, tout rentre dans l'ordre mais ça nous fait louper le début du premier concert, et pas des moindres : les Amis d'Ta Femme. Et oui, les fameux franchouillards nancéiens. Je les connais bien les gaillards, et je connais surtout bien l'album qui sera sorti quand vous lirez ces lignes. Par contre, je ne connais pas du tout la nouvelle configuration scénique. Faut dire qu'à part un concert offert à la salle qui les a accueilli pour faire une résidence, le festival des Artefacts est synonyme d'ouverture de tournée pour le quintet. Quoi, 5 ? Je m'explique. Le groupe s'est séparé de David Vincent, mais a récupéré, pour la tournée, 3 musiciens supplémentaires, dont Phil, ancien Scapin, et Bep's, actuel bassiste de Notorious. Alors, au final, ça donne quoi ? Un groupe de rock 'n' roll, tout simplement. A base d'un répertoire composé quasi exclusivement de reprises, on sent que le groupe est fier d'offrir à son public d'un soir (ou plutôt d'une après midi) le fruit d'un travail de longue haleine. Bien qu'enthousiasmé et surtout excité de voir ce projet datant d'il y a déjà pas mal de mois enfin concrétisé, je ne suis pas encore totalement convaincu par la prestation scénique, mais comme c'est là la première date de leur tournée, je prend les paris que ce groupe cassera une nouvelle fois la baraque dans quelques temps.

Comme les organisateurs n'ont rien fait à moitié, un grand hangar du parc des expo de Strasbourg permet au public d'errer entre des dizaines de canapés, des bornes internet et une seconde scène qui accueille des groupes locaux pendant les changements de plateau de la scène majeure. Le temps de flâner quelque peu qu'il est déjà l'heure de retrouver le deuxième groupe de la soirée sous le hangar deux, le principal. Maximum Kouette, ça vous dit quelque chose ? Les adeptes des compils small axe et autres aficionados des partys reggae de Tripsichord ne feront pas la fine bouche et ne pourront qu'approuver mes propos concernant ces petites bonnes femmes qui sont à donf. Et c'est le cas de le dire. En une heure de set, les parisiennes (le groupe est principalement composé de femme) ont littéralement mis le feu dans l'enceinte du Hall Rénus. Faut dire que les Maximum Kouette ne sont pas nées de la dernière pluie, et ont une certaine propension à se mettre un public dans la poche. Cuivres chaleureux, guitare tantôt mélodieuse, tantôt roc(k)ailleuse, chant classieux, Maximum Kouette est sans conteste offert à Strasbourg un concert d'une qualité exceptionnelle, même si je reste convaincu que le groupe a du dépasser son temps de concert convenu par les organisateurs !!! Mais qui s'en plaindrait ? Pas moi en tout cas !

maximum kouette maximum kouette Je retrouve des amies qui assistent, depuis le début de la journée, à tous les concerts au premier rang. J'ose les prévenir que le prochain groupe va remuer. En tout cas, ça va remuer dans ma tête et tutti quanti, car oui, Mesdames et Messieurs, voici venu le temps de justifier à eux seuls 200 kilomètres de route et des embrouilles de toute sorte à l'entrée : les Burning Heads. Oui, je sais, j'en fait un peu beaucoup, mais je ne pouvais pas attendre un éventuel passage du groupe non loin de chez moi, quand on sait que Taranto, dernier album en date des têtes brûlés, squatte mes pensées et surtout ma chaîne hi-fi depuis au moins un mois. Alors en tournée avec Alif Sound System et les barjots d'Unlogistic, les Burning Heads font étape alsacienne pour ce festival copieusement garni. Comme prévu, le set des Burning est d'un niveau excellent, bien que le premier morceau ait permis à tout le monde de prendre ses marques. Le répertoire est majoritairement issu de Taranto, du cultissime Escape et d'Opposite. La voix de Pier est vraiment bonne, Sampras, TDK et Fonfon envoient de leur coté le boulet comme jamais. Les morceaux sont volontairement ralentis dans le tempo, mais chaque note jouée est exploitée jusqu'au possible. Ce concert restera un des meilleurs de la journée, mais bien sur, je ne suis pas objectif, mais qu'importe... Le groupe discute un peu entre les morceaux avec le public, Pier semble heureux d'avoir un auditoire conséquent, on sent les Burning dans leur élément. Un vrai bonheur. La fin du concert sera complètement surréaliste avec la venue pour les deux derniers titres d'Unlogitic et d'Alif Sound System pour un bœuf électo-punk qui restera dans les souvenirs pour ceux qui ont pu résister à cette avalanche de décibels et de nudité.

les fils de teuhpu les fils de teuhpu Le temps de me remettre de mes émotions qu'il est déjà temps de retrouver les Fils de Teuphu. Cette fanfare festive à ce pouvoir de faire danser son public à tous les coups. Avec pas mal de cuivre, une bassine, un nouveau joueur de banjo et une batterie, cette bande de potes de Paris met le feu à tous les coups. Et là, c'est 6 000 paires de jambes qui vont remuer pendant le set des Teuphu. Je n'assisterais qu'à trois morceaux du groupe pour cause d'interview des Burning. Mais selon Tiff, le concert était d'un grand niveau malgré l'envoi de pétards sur scène de la part d'un certain connard nommé Didier Wampas !

C'est l'agitation sur scène, je croise gigi, lighteuse de choc de Superbus, qui va prendre son poste à la console. Line check vite envoyé, le groupe est en place. Oui, je sais Superbus, je vous en ai parlé, et ceux qui ne sont pas abonnés à la newsletter doivent le regretter amèrement, mais comme je suis quelqu'un de curieux, nous avons décidé de rester au concert du dernier phénomène rock (sound) français, après l'insupportable Saez et avant je ne sais quelle groupe (ah, si, je sais, Kyo). Je vais être franc, le son est gros, les zicos jouent, il n'y a pas de problème là-dessus. Jen est de plus en plus belle, et je me surprends à battre du pied pendant le concert. Les lights sont somptueuses, les plus jolies de la soirée, sans aucune hésitation. Mais malheureusement, les réactions juvéniles de cette chanteuse restent des plus débiles et primaires. C'est dommage, franchement. Car l'ensemble n'est pas forcément désagréable, malgré le formatage et l'imbécillité des textes.

C'est terminé pour nous, on décolle avant la tête d'affiche, Ska-P, groupe que j'aime beaucoup sur disque mais qui m'endort en 15 minutes en concert, et les fantastic de mes couilles Wampas (ou Ouam-pah comme dirait Duwick), avec son roi des cons Didier...un pressentiment qui se vérifiera quelques jours plus tard à Pau mais bon... Une grosse soirée tout de même, avec un staff efficace et un peu véner à certains moments, de bons groupes et une ambiance bon enfant...