pierrotlalune
pierrotlalune - 265 msg
Terrier : Rennes

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Publié le 24/02/2008 à 14:38

La NWOBHM (New Wave Of British Heavy Metal)



"Même si 'l'ancienne vague' du heavy metal britannique avait surtout existé dans l'imagination des fans de hard rock, l'expression 'New Wave Of British Heavy Metal', sonnait assez bien pour rester. Sur le plan musical, la NWOBHM a adapté le hard rock des années 70 à la sauce punk rock avec pour résultat une énergie renouvelée centrée sur les guitares. Inspirés par le côté artisanal du punk, des groupes comme Iron Maiden ou Diamond Head ont autoproduit leurs premiers albums ou les ont confié à des labels indépendants tels que Neat ou Heavy Metal Records. En Angleterre et dans toute l'Europe, les fans se sont rassemblés, vêtus de blousons de cuir et de vestes en jean couvertes d'écussons et de pins aux couleurs de leurs groupes préférés. L'année 1980 marqué l'essor du mouvement avec la sortie de centaines de singles et de quelques 33 tours mémorables dont ceux de Motörhead, Saxon, Iron Maiden et Judas Priest. Ces groupes, enconre concentrés sur la région de Londres à l'époque, allaient dominer le heavy metal de la décennie à suivre grâce à leur don pour la scène.

Discographie:

AC/DC, Highway to Hell (1979)
Angel Witch, Angel Witch (1981)
Def Leppard, On Through th Night (1980)
Diamond Head, Lighting to the Nations (1980)
Girlschool, Hit and run (1981)
Iron Maiden, Iron Maiden (1980)
Iron Maiden, Killers (1981)
Judas Priest, British Steel (1980)
Metal for Muthas, compilation (1980)
Motörhead, Ace of spades (1980)
Motörhead, Overkill (1979)
Raven, Wiped out (1982)
Saxon, Wheels of steel (1980)
Tank, Filth Hounds of Hades (1982)

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Publié le 24/02/2008 à 14:23

Le Punk Rock

"Brève poussée d'enthousiasme destinée à renverser la scène rock désabusée, le punk rock a envahi Londres, New York puis Los Angeles, abandonnant les expérimentations musicales pseudo-scientifiques pour des effets essentiellement visuels. Le punk étaient avant tout une affaire de look; en fait, sans leurs cheveux oranges et leurs crânes rasés, rien n'aurait distingué les Sex Pistols ou les Clash des autres groupes qui jouaient dans les pubs. EN Californie, sous le gouverneur Reagan, les marginaux de Black Flag, Germs et X ont prouvé qu'il existait autre chose que le soleil et le beach volley, attaquant les idéaux hollywoodiens dans leurs chansons menaçantes. La scène new-yorkaise était plus intellectuelle, si l'on excepte le groupe qui a fait le plus parler de lui, les minimalistes légendaires et percés des Ramones. Tous vêtus des mêmes jeans et blousons de motards, ils faisaient continuellement référence à Black Sabbath.

Classiques à crête:

Black Flag, Evrything went back (1982)
The Clash, The Clash (1979)
The Damned, Damned Damned Damned (1976)
The Fall, Live at the WItch Trials (1979)
Germs, GI (1979)
Plasmatics, New Hope for the Wretched (1980)
Ramones, Ramones (1976)
Ramones, Rocket to Russia (1977)
Sex Pistols, Never Mind The Bollocks, Here's the Sex Pistols (1977)
X, Los Angeles (1980)"

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Publié le 24/02/2008 à 14:08
Édité le 24/02/2008 à 14:09

Le Protometal

"Les petits nouveaux de la fin des seventies ont découverte le heavy metal dans les recoins inexplorés des empreintes laissées par les dinosaures du hard rock. Bien avant eux, Kiss et AC/DC avaient condensé ce qui s'était fait de plus important jusque-là pour créer des hymnes à taille humaine. Judas Priest et Scorpions avaient apportés les duos de guitare électrique, créant une nouvelle dimension qui deviendrait la base de toute l'écriture du metal. Même s'ils ressemblaient à des hard-rockeurs, ces groupes ont été à l'origine d'un genre nouveau. Leurs paroles étaient moins abstraites, plus en lien avec ce qui se passait dans la rue. Au fur et à mesure qu'ils ont gagné en maturité dans la décennie qui a suivi, un par un ils ont laissé derrière eux les habits encombrants du hard-rock pour rejoindre le territoire du heavy metal.

Traces de Heavy:

AC/DC, If you want blood, You've got it (1978)
Bloodrock, 3 (1971)
Judas Priest, Sad Wings of destiny (1976)
Kiss, Double platinium (1978)
Led Zepplin, Presence (1976)
New York Dolls, New York Dolls (1973)
Rainbow, Rising, (1976)
Runaways, Queen of noise (1977)
Scorpions, In Trance (1975)
Thin Lizzy, Jailbreak (1976)
Robin Trower, Live (1976)
UFO, Light Out (1977)"

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Publié le 24/02/2008 à 13:50
Édité le 24/02/2008 à 14:11

Le Hard-Rock

Voilà quelques définitions de styles, par Ian Christie (Sound Of The Beast, L'histoire définitive du Metal). Il y a bien entendu matière à discussion!

On commence par le Hard Rock:

"Des dizaines de groupes contemporains de Black Sabbath ont contribué au développement de ce l'on a appelé par la suite le heavy-metal. Certains étaient influencés par le blues, comme Led Zepplin ou Deep Purple. D'autres, comme King Crimson, Queen ou Rush, ont tenté d'introduire des éléments classiques dans leur musique. Blue Cheer et les Stogges se contentaient de pousser leurs amplis aux maximum et de griller tout ce qui se trouvait autour. Ils se ressemblaient tous : cheveux longs, grande gueule, pattes d'eph et provoc. Et ils partageaient le même but : faire dix fois plus de bruit que l'explosion du rock'n'roll dans les années 60. Même si depuis on a oublié une grande partie de leur musique, le heavy-metal doit beaucoup à ces pionniers qui n'avaient peur de rien.

Déjantographie:

Alice Cooper, Killer (1971)
Blue Cheer, Vincebus Eruptum (1967)
Blue Öyster Cult, Tyranny and Mutation (1973)
Cream, Disraeli Gears (1967)
Deep Purple, Machine Head (1972)
Flower Travelin' Band, Satori (1972)
Hawkind, Hell Of The Mountain Grill (1974)
Jimi Hendrix, Electric Ladyland (1968)
King Crimson, Starless and Bible Black (1974)
Led Zepplin, IV (1971)
Queen, A Night at the Opera (1975)
Rush, 2112 (1976)
The Stooges, Raw Power (1973)
MC5, Kick out the jams (1969)"

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Publié le 20/02/2008 à 10:18

Soldat Louis en ITW

Vous vous souvenez de votre première ITW? Moi c'était avec Soldat Louis, en 2006, à l'heure où leur premier album était aussi vieux que moi!

Soldat Louis c'est bien sûr « Du rhum, des femmes. », mais c'est aussi beaucoup d'autres choses. Rencontre avec Serge Danet, chanteur/guitariste du groupe.

Après 18 ans de carrière comment se porte le groupe ?

Serge Danet : Ah 18 ans quand même j'avais pas fait le calcul en fait ! Le groupe se porte très bien merci ! D'ailleurs on vient de terminer l'enregistrement de notre nouvel album, il sortira très bientôt. On a été courageux on a fait 14 titres (rires) ! On va en jouer deux ce soir

Qu'est-ce qui vous motive depuis tout ce temps ?

SD : La musique, c'est notre passion. On aime la scène, rencontrer le public, partager. Si on fait de la musique c'est avant tout pour la jouer devant un public. Le studio c'est bien mais ça reste réducteur, le contact avec les gens n'est pas direct. Alors que là en concert on peut voir la réaction des gens, il y a un côté festif et ça c'est génial. On a un public fidèle, qui se rajeunit, et qui grossis, c'est super !

Quelle a été votre réaction en 1988 avec votre soudain succès ?

SD : Ah ça été une réelle surprise ! On jouait pourtant depuis quelques temps déjà et ça nous est tombé dessus très vite. C'était enfin la reconnaissance de notre musique après 15 ans de galère. Enfin galère., on était juste obligé d'avoir des petits boulots pour pouvoir continuer de jouer jusqu'à ce que le premier album sorte. Je me souviens, on l'avait envoyé à toutes les rédactions et à l'époque ils disaient que c'était le truc le plus rock'n'roll qu'ils avaient entendu depuis longtemps. Après quand ils ont vu qu'on devenait populaires, ils ont eu vite fait de changer d'avis (rires) !

Que pensez-vous de l'exportation de la culture bretonne, quand on voit la St Patrick au stade de France ou encore le festival inter-celtique de Lorient qui rassemble tous les ans plus de monde ?

SD : C'est vrai que la Bretagne s'étend de plus en plus. Tous ces évènements sont la vitrine d'une région très musicale. C'est un véritable nid d'artistes. Les bars accueillent souvent des petits groupes, comme nous à l'époque ! Et en plus on a de nombreux festivals l'été, qui permettent de découvrir pleins de nouveaux artistes, dans tous les styles. Il y a aussi pleins de petits labels comme le nôtre (Créon music, ndj).

Les intermittents du spectacle se battent toujours pour un remaniement de la réforme d'allocation chômage, quel regard portez-vous sur ce mouvement ?

SD : Je soutiens tout à fait les intermittents. Il faudrait que le système redevienne comme avant, c'était bien mieux. Aujourd'hui c'est très difficile de vivre de sa passion et c'est vrai qu'on a de la chance de pouvoir le faire. D'une manière générale c'est assez compliqué en ce moment, les majors grignotent les petits labels, tout ce qui est indépendant, les petites structures ont du mal à subsister. C'est difficile aujourd'hui pour un label indépendant de trouver une distribution correcte. Nous de ce point de vue là on est chanceux, une major nous fait la distribution donc on a pas à se plaindre.


Vous sortez donc un nouvel album d'ici peu de temps, avez-vous peur de souffrir du téléchargement ?

SD : Ah oui il est peut-être déjà sur le net, il faudrait que je regarde (rires) ! Sérieusement, le téléchargement, c'est vraiment problématique. C'est vrai qu'il y a un certain pillage des oeuvres, mais en même temps Internet est un formidable outil pour découvrir et pour les groupes c'est un moyen de se faire connaître. Après je trouve ça nul de donner une amende au mec devant son ordinateur en train de télécharger, ça serait comme pénaliser les gens qui écoutent la radio ! Non pour moi il faudrait faire payer les fournisseurs d'accès au même titre que les programmateurs de radio paient pour passer un artiste. Il faut se mettre à la place de la personne, d'un côté on lui dit qu'il faut payer 20€ pour un CD et de l'autre qu'elle a la possibilité d'avoir le même album pour quasiment rien, le choix est vite fait !

La musique deviendrait-elle une marchandise ?

SD : C'est vrai que progressivement ça en devient une, quand tu vois que les petits disquaires disparaissent et que les grandes surfaces ont un rayon CD. On est plus dans une logique de découverte, les grandes surfaces veulent faire du profit alors elles ont quelques références et puis quand l'une d'elles se vent plus on la remplace par une autre.


Pierre

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Publié le 17/02/2008 à 11:46
Édité le 17/02/2008 à 11:47

Hérésie



Hérésie marque le retour d'Aqme aux choses sérieuses, après une pause écourtée pour des raisons de bougeotte créative. Direction la Suède pour ce quatrième effort avec Monsieur Daniel Bergstrand à la production, comme sur Sombres Efforts et Polaroïds et Pornographie, autant dire que ça va faire très mal.
Après une intro arpégique d'inspiration mélancolique, le riff mélodique de Uniformes prend la suite dans un style nordique avant d'annoncer un refrain aux allures de slogan de manifestant (Je ne veux pas vivre dans un uniforme). Lourd Sacrifice et Un goût amer continuent d'asséner l'auditeur jusqu'à Karma & Nicotine, teinté de single-itude (sic). Cette première partie dévoile la maîtrise du groupe dans ses compositions alors que Un goût amer donne à voir les premières faiblesses du chant, dans le domaine parolier. Karma & Nicotine, Les enfers, En saga om livet et Romance mathématique montrent le côté plus mélodique du quatuor parisien, alors que les paroles de Thomas ont du mal à toucher l'auditeur, si ce n'est en lui donnant une impression dérangeante, notamment sur En saga om Livet (Cette souffrance a déjà un nom, elle s'appelle vie). Passé ce petit interlude de 4 titres, le tempo rapide de Casser/Détruire met tout le monde d'accord avant de passer à 312, tout aussi efficace et faisant largement référence à Polaroïds & Pornographie. La fin de l'album ne relève pas d'un intérêt énorme, sauf pour les amateurs de la lourdeur cradingue de La fin des temps. Le groupe se perd dans les breaks et délaisse une efficacité qui lui allait pourtant si bien.
En définitive, Hérésie fait le mélange des trois précédents albums pour un rendu en demi-teinte, notamment à cause des paroles, qui desservent la plupart des compositions les plus calmes. En revanche, Aqme prouve sa capacité à envoyer le boulet, et c'est plutôt de bonne augure pour la tournée!

Pierre

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Publié le 14/02/2008 à 13:54

MASS EN LIVE

Des vidéos live de Mass Hysteria sur la tournée "Une somme de détails"?

=> check it ! http://masshysteria.over-blog.fr

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Publié le 24/01/2008 à 13:26

Elect The Dead 8/20

Après un premier album solo en 2003, Serart, complètement barré et quelques pérégrinations contestataires aux côtés de Tom Morello dans Axis Of Justice, Serj Tankian nous a livré son dernier effort, Elect the Dead, à la fin 2007.
Le premier single, Empty Walls, fait largement penser à du System Of A Down, avec des changements de rythme évocateurs. Ce ne sera pas le seul, tant cet album fait explicitement référence aux premières réalisations du groupe, mais avec une réussite bien moins évidente. Nombreux sont les titres qui tombent dans le travers du déjà-vu, pour l'originalité on repassera. Je veux pour exemple Lie, Lie, Lie, qui, malgré son titre nous plonge dans une ambiance de Teletubby à grosses guitares, franchement déconcertante. De même pour Baby, dont la niaiserie des paroles atteint un niveau rarement atteint, et plutôt décevant pour quelqu'un comme Serj Tankian. Jugez plutôt : « baby, I miss you. ». En jouant sur l'émotion, il parvient quand même à tirer son épingle du jeu avec Saving Us, avec son refrain des plus efficaces doublé d'une performance vocale assez impressionnante. Autre grief, les voix doublées à l'octave supérieur et les vocalises du type lalala, qui, même si elle étaient déjà présentes sur des titres comme Cigaro de System Of A Down, le sont trop ici. Enfin, la production, à laquelle j'attache une importance majeure, est faible, si bien que la batterie est souvent sous-mixée pour un rendu assez flou et qui mériterait plus de puissance.
En définitive, Elect the Dead est un album en demi-teinte. Si le fond reste engagé, pour certains titres uniquement, la forme dessert l'ensemble de l'album, tant au niveau de la composition que de la production. Du déjà-vu, voilà ce que l'on ressent à l'écoute de cet album. Ne reste plus qu'à voir si Daron Malakian va faire mieux avec son propre album solo.

Pierre

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Publié le 10/12/2007 à 09:50

FFKK en ITW

Quand on est journaliste, les interview c'est généralement à la conférence de presse. Mais quand on est un journaliste en retard, ce qui était mon cas, eh bien pour interviewer les Freedom on s'invite dans leur loge, compte rendu d'audience. (itw réalisée lors du Pont Du Rock 2006)


Vous êtes actuellement en tournée pour défendre votre dernier album, « Issue de ce corps », ça vous fait plaisir de venir jouer en pays breton ce soir ?
Jean-Marc (basse) : ça nous fait toujours plaisir de faire un passage en Bretagne, on était à Bobital l'autre jour, aujourd'hui à Malestroit, on fait notre tournée des festivals bretons ! Ce soir on joue un peu tard, mais bon on a concocté une set-list rentre dedans pour faire remuer un peu tout le monde.
Djey (guitare) : Ils vont tous être bourrés ! (rires) Mais bon ils sont solides les bretons !

Qu'en est-il de votre album ?
J-M : Issue de ce corps est sorti le 7 avril , on a enchaîné la tournée juste après. Cette fois on a travaillé différemment, on s'est bloqué un an pour travailler ensemble et composer, avant de rentrer en studio.
D : D'habitude on faisait plutôt l'inverse.
J-M : On est allé chercher de nouvelles choses pour ce nouvel album, il y a quand même une évolution, mais on retrouve les influences qui font FFKK. Mais je dirai que c'est plus rock, enfin de mon point de vue. « Issue de ce corps » c'est le reflet de notre de l'année passée à Lorient au studio Odessa. Même si c'est notre quatrième album, on a dû quand même mettre de nos thunes pour le financer.



Au niveau des paroles, y a-t-il aussi une évolution par rapport aux textes engagés de « Marche ou rêve » ?
J-M : Je trouve que Bring's aborde des thèmes plus larges et de façon plus poétique même si les sujets sont parfois lourds. Par exemple Issue de ce corps est une chanson sur l'euthanasie, il y en a une autre sur les enfants soldats.
Bring's (chant) : Je dirai pas forcément plus poétique, je n'ai pas la prétention d'être un poète. Si Jean-Marc le voit comme ça, c'est que pour lui ça résonne de manière poétique. Je pense qu'il faut se faire sa propre idée en lisant les textes.
J-M : Ah si il y a quand même Acolyte Anonyme, c'est un hommage au public, et il nous le rend bien.

Vous vous exportez pour cette tournée ?
J-M : Oui effectivement on est allé en Belgique et en Suisse et puis on va faire un plateau bientôt avec Guizmo de Tryo et son projet, « Pause ».

Plus guitaristiquement Djey, peux-tu me parler du matériel que tu utilises sur scène ?

D : Alors je joue sur gibson les paul et mesa boogie single rectifier. Sinon j'ai deux trois effets, une tube screamer, une wha, un delay, une pédale de volume et puis un pod-xt branché en direct sur la façade. Et ça sonne !

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Publié le 07/12/2007 à 11:52

Mass Hysteria en ITW

Interviewer un artiste, c'est un plaisir. Mais interviewer deux membres de Mass Hysteria, groupe que j'apprécie beaucoup, fut un grand moment. Hope you'll enjoy... (itw réalisée fin juillet à l'occasion du festival Pont Du Rock

Vous jouez presque à domicile, c'est une ambiance particulière ?

Yann (guitare) : Moi en l'occurrence je viens de Paris, mais on est toujours super bien accueilli en Bretagne, à chaque fois c'est toujours bien cool. Comme aux vielles charrues, c' était vraiment dément.

Mass Hysteria a été programmé au dernier moment, comment ça s'est passé ?
Y : En fait je ne sais pas exactement ce qui s'est passé, si on remplaçait un groupe ou si on a été programmé comme ça. Mais le concert était vraiment énorme, devant 40 à 50 000 personnes, c'était cool. De toute façon on adore les festivals, surtout ceux où il n'y a pas de groupes à grosses guitares, comme ce soir, à part les Burning Heads. Les gens apprécient un bon coup de vénère à un moment donné.
Nico (guitare) : C'est pas comme si on jouait dans un festival où il n'aurait que du métal. Là ce serait plus dur de se démarquer. Ici ce n'est pas le cas, ça permet en même temps de faire découvrir autre chose au public, de toucher d'autres personnes.



Vous avez joué "Une somme de détails" en entier lors de deux dates au début de votre tournée, ça vous a permis de voir quels étaient ceux qui sonnaient mieux en live ?
Y : En fait à St Malo on a pas eu le choix dans la set list, à cause d'un problème de samples. Du coup on a dû jouer l'album en entier, comme la veille au Nouveau Casino. Après c'est vrai qu'on écoute pas mal les gens pour faire nos set list, on essaye de prendre les morceaux qu'ils aiment le plus. En règle générale ce sont les plus rentre dedans, quand Mass Hysteria fait du léger, ça marche pas, on a essayé. Mais pour en revenir à notre date à St Malo, j'étais pas content de ce concert. On n'était pas en place.
N : On étais carrément pas rôdés.
Y : T'as beau répéter pendant 6 mois, une fois sur scène tout est différent. C'est pour ça qu'il faut bouffer de la date.


Comment s'est passée l'apprentissage des morceaux pour toi Nico ?
Y : En fait on s'est bloqué sur 20 titres au début de la tournée pour qu'il puisse bien les intégrer. Après on va en rajouter pour la suite de la tournée.
N : Cela s'est passé en deux temps. D'abord j'ai appris à écouter et à jouer les morceaux du dernier album. Les plus vieux morceaux, comme ceux de Contraddiction, je les écoutais déjà depuis longtemps, et puis c'est le genre de choses qu'on faisait en répé avec des potes donc c'est allé assez vite. En gros ça m'a pris un bon mois.
Y : Pour remplacer Olivier, je cherchais quelqu'un qui avait avant tout du groove, parce que dans Mass c'est ce qu'il faut pour faire sonner les riffs, pas un mec qui sache faire des purs solos. Il est venu chez moi et je lui ai demandé de jouer un truc à la guitare acoustique et là ça convenait carrément. Je cherchais un mec qui avait du groove et lui il l'a.

Tes morceaux préférés en live ?
N : Je suis super fan de Zion, de tout Contraddiction en fait. De toute façon cet album il est dans mon top 10 des albums métal, je l'ai beaucoup écouté et j'imaginais pas 5 ou 6 ans après le jouer sur scène avec les Mass.



Quel a été l'apport de Fred Duchesne sur l'album ?
Y : Définitivement on aura jamais les moyens de bosser avec des producteurs comme Andy Wallace ou Rick Rubin. C'est d'ailleurs pour ça que Fred s'y est mis à la production pour l'enregistrement des albums de Watcha. Maintenant ça fait 10 ans qu'il fait ça et il est vraiment compétent. On cherchait un producteur pour l'album du coup j'ai fait des comparatifs avec des groupes comme Deftones notamment, et j'ai mis le Watcha à côté. Notre ingé son est même venu pour m'aider. Au final le Watcha avait une meilleur dynamique. On a appelé Fred et il a accepté et puis pendant l'enregistrement, il a su apporter ce qu'il fallait.


L'enregistrement des voix de vos enfants sur l'album, c'était important pour vous?

Y : C'est quelque chose qu'on voulait faire depuis longtemps et puis ils étaient trop petits avant donc ça s'est fait sur cet album. Un mercredi après-midi, ils sont venus au studio et on a enregistré. C'était pas évident parce qu'il fallait les faire chanter juste et en rythme. Du coup Mouss a fait le chef d'orchestre, mais il y a quand même pas mal de Protools sur les voix, pour corriger les différences de puissance et de justesse. Mais on a eu des bons frissons.
N : De toute façon c'est filmé ça ?
Y : Ouais c'est filmé.

Vous rejoignez Aqme, Lofofora et bien d'autres au sein d'At(h)ome, c'est une structure dans laquelle vous êtes à l'aise ?
Y : Carrément. At(h)ome a un super réseau , c'est un label de terrain qui sait très bien faire son taf. La différence avec Wagram, c'est que là le but n'est pas de passer sur des grands médias. Quand on était à Wagram, on nous disait "il faut Europe 2, il faut Europe 2", et on a eu Europe 2 mais au final c'est le plan qui nous a le plus desservi de notre carrière. Wagram leur réseau c'est MTV et Europe 2, mais ils ne savent pas faire de terrain. At(h)ome ils ont un véritable réseau underground avec des fanzines, des webzines.
N : . Ouais avec des bars, des magasins. Dans pas mal de villes tu vois les affiches du label.
Y : Quand on était chez Yelen, Patricia, la fille qui nous a signés, elle s'en foutait des grandes radios, elle fonctionnait via les fanzines et ça a marché : on a vendu 50 000 albums de "Contraddiction" et "De cercle en cercle" sans radios et on a vendu deux fois moins d'albums pour "Mass Hysteria" alors que là on avait plusieurs passages radios.

Pour "Une somme de détails", ça se présente bien ?
Y : L'album est bien parti. On va peut-être pas faire autant que Contraddiction mais ça part bien, toujours en utilisant les mêmes réseaux.

Comment avez vous ressentie la période entre votre départ de Yelen et votre arrivée chez Wagram ?
Y : C'est assez stressant parce que les personnes étaient intéressées mais elles nous disaient qu'il fallait attendre. On s'est demandé ce qu'il allait se passer. Au final c'est beaucoup de stress, et ça se ressent sur l'album noir. Par contre, et là je suis sérieux, cet album a vraiment sauvé la vie de certains d'entre nous qui avaient eu des gros soucis.

À propos, avez-vous souffert des critiques faites sur votre précédent album ?

Y : L'album noir on ne peut pas le changer. Comme je le dis dans toutes les interviews, si la production avait été à la hauteur, l'album n'aurait pas été le même. Je pense que les gens ont confondu morceaux et production, ce qui fait qu'il a moins plût. On a fait confiance à un jeune et il s'est planté.



Olivier, votre ancien guitariste, se chargeait des samples. Quel est l'avenir des machines dans Mass Hysteria maintenant qu'il est parti ?
Y : De toute façon Mass Hysteria sans machines ce n'est pas possible. Je pense qu'on va recontacter quelqu'un pour le prochain enregistrement, notamment Pascal, qui a fait parti du groupe au début, qui est pour moi un des meilleurs en France pour les samples.

Olivier vous a laissé son travail il me semble ?

Y : Ouais on s'est quitté en super bons termes avec Olivier. D'ailleurs il a été là au Nouveau Casino, il a pu nous aider parce que nous les samples. . Maintenant c'est Raphaël qui s'en charge un peu, même si on est pas aussi compétents qu'Olivier.

Est-ce que tu as été bizuté pour ton arrivée au sein de Mass Hysteria Nico ?
N : Non, je fais juste un peu plus la fête qu'avant c'est tout (rires)

Un petit mot pour le forum "Sur la brèche" ?
Y : On est vraiment fan de ce forum, on y vient souvent pour lire ce qui se dit. On a envie de répondre mais bon on le fait plus facilement sur Myspace, sur un forum c'est plus dur de dire "toit t'as tort, toi t'as raison".
N : Faut se dire qu'on lit tout, on voit tout.
Y : On respecte vraiment beaucoup tous les gens qui y participent et puis on est vraiment fan de ce que fait Fab master pour le site.

Photos et itw par moi-même

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