aureliO
aureliO - 4203 msg
Terrier : à gauche à fond du couloir

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Publié le 06/10/2008 à 01:04
Édité le 06/10/2008 à 01:07

(The) Aurelio fait mumuse avec son crayon...

Hello les jeunes (et les moins jeunes)

J'ai mis hier soir le synopsis d'un truc sur lequel je bosse pour m'amuser depuis quelques temps... ça s'appelle Chaos, ce n'est pas de la musique, ça a failli être de l'origami (je suis sûr que certains auraient apprécié), mais un projet de scénario de mini-série TV en 6 épisodes, qui deviendra peut-être parallèlement un roman... (à voir si j'y arrive). Un thriller assez sombre, labyrinthique et brut de décoffrage que j'ai voulu intense et "plutôt" original... (oui je sais, Pluto c'est le chien de Mickey...)

ça se passe par ici : http://theaurelio.blogspot.com/

Voilà si vous avez des avis, reproches ou une petite envie de relayer ça autours de vous, faites-vous plaisir... ça ne peut que m'être bénéfique...
Vous pouvez commenter ça à la suite du blog, ou par mail, ou ici-même... le choix est libre

Bonne lecture...


(The) Aurelio

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Publié le 05/07/2008 à 14:41
Édité le 15/07/2008 à 13:17

Empyr - The Peaceful riot (une chronique au M16)

Samedi 6 juillet, 13h pour être précis, un peu excitant challenge s'impose à (The), soit regarder le journal de TF1 pour être définitivement transformé en zombie décérébré à la solde des annonceurs publicitaires, soit écouter le fameux album d'Empyr sans craquer en cours de route (dur...). Evidemment, le choix est cornélien, mais après ça, on pourra se dire qu'on peut résister à tout. C'est donc en mode commando G.I Joe en opération d'entraînement au coeur de la jungle amazonienne qu'on appuie sur "play". "God is my lover" débute le massacre (déjà fallait oser le titre) : chant plutôt honnête, intro correcte, guitares qui se dégourdissent les cordes, mélodies ultra-radiophoniques et puis... ? Ben rien, le néant. Beyrouth après bombardements. Refrains plaintifs même que t'as envie de baillonner le chanteur pour qu'il s'arrête de geindre, guitares fainéantes, titre calibré pour exciter les pré-adolescentes (essayons de ne pas être vulgaire hein...) et qui n'a d'autre prétention artistique que... Euh, finalement oublions, les prétentions artistiques, le groupe a apparemment banni cette "notion" de son vocabulaire. Déjà passablement agacé, on passe à "New day".
Début ultra-poussif, guitares qui essaient de montrer les dents, une petite poussée de fièvre métallique avec un chanteur qui tente de gueuler pour faire "néo-metal like", certes on a déjà entendu pire (Vegastar ?), mais après deux titres, difficile de se dire qu'il faut encore tenir dix morceaux à ce rythme. Mais un peu de patience, le pire est à venir (si si c'est possible). Car après deux/trois premiers titres en carton-pâte, le groupe a le mérite de nous faire voyager. Quittant la peu accueillante jungle amazonienne pour l'aride et glaciale Sibérie, le groupe nous inflige "Birth" puis "Tonight". En gros du Kyo vener. Mais bon, du Kyo même vener, ça reste de la grosse soupasse qui fait penser qu'on préfèrerait se les pêler au fin fond de la Sibérie plutôt que d'avoir à subir la suite. Petit refrain punk-rock qui nous font regretter Sum 41 (qui ne regrette pas d'avoir à penser ça pourtant...), lignes de guitares Casio (comme le jouet pour enfant de moins de 5 ans avec les couleurs pour simuler les accords), chant à peine supportable (quand on est dans d'excellentes dispositions) ou à se fendre le crâne contre un mur en béton (après une sale journée de boulot), sans mauvaise foi, c'est vraiment dur... et on n'est pas encore à la moitié de l'album. C'est donc avec deux boîtes de Prozac et trois cachets de Tranxene qu'on attaque la suite. Et là surprise : un bon titre (??!!). Quoi ? Euh il n'y aurait pas comme un bug dans la matrice là ? Après vérification, Empyr a effectivement commis "Water Lily". Et même avec beaucoup de méchanceté gratuite (c'est l'idée de cette chronique, reconnaissons-le...), le morceau est bon. Sans une once d'ironie pour une fois. Electro-nu-rock évidemment un peu inspiré (ok beaucoup) par Team Sleep, riffs saignants, arrangements percutants et mélodies vénéneuses, le groupe expérimente ce que l'on appelle communément "l'éclair de génie". Profitons-en, ça risque de ne pas durer.
Ce qui est dommage, c'est d'avoir toujours raison aussi facilement, car effectivement, l'état de grâce du groupe (référence à notre cher nabot présidentiel) ne dure pas bien longtemps. Le néo-metal tristement basique d'Empyr reprend ses droits mais se muscle et se laisse à peu près écouter sur "The voice of the lost souls", voire à l'extrême limite sur "Forbidden song" (ok, elle est hardcore la limite...). Parce que pour le reste, c'est un chaos artistique absolu, du genre qui donne envie de prendre une enceinte et de la balancer par la fenêtre ("The one", "The fever"). Poussif, pataud, pompeux, bref, avec plein d'autres adjectifs en "p", on pourrait décrire la douloureuse agonie ("My Empress") qui accompagne la fin de l'écoute attentive (et si pourtant) de "The Peaceful riot". Des mélodies enrobées de ganache et nappées de sucre glace, l'ensemble pourrait se laisser déguster, il est juste sévèrement indigeste. Et si les deux derniers titres "March on" et "Join us" parviennent à s'en sortir avec les honneurs, ça reste insuffisant pour nous remettre l'eau à la bouche. Deux/ trois titres honorables et une brouettes de compositions boursouflées sinon insupportable, un manque de talent criant que dissimule tant bien que mal une prod quasi irréprochable et un produit calibré pour copiner avec les programmateurs radio et donc pour cartonner, le premier album d'Empyr en appelle fatalement d'autres. Tant mieux pour eux (et les fossoyeurs de l'industrie du disque), tant pis pour le rock... Alea jacta est (oui c'est rigolo de mettre une citation latine à deux balles à la fin d'une chronique d'Empyr...)

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Publié le 17/08/2007 à 02:02
Édité le 07/07/2008 à 03:00

.:: M(y)TV::. : Episode 3 : Sunshine TV (ou presque...)

L'été, pour les sérivores un peu geeks que nous sommes, c'est un peu comme un automne dans les highlands écossais, autant dire que ça ne rigole pas tous les jours... quand on parvient à voir du jour... Et lorsque vient le moment de percer l'épais manteau nuageux télévisuel qui plane sur nos têtes, ben on a alors l'air un peu con... Pas de grosses séries à l'horizon, même pas de Grey's Anatomy (ou alors des rédiffs sur TF1... youpi. Promis j'arrête avec ça). Mais quand on n'a pas la tarre de vivre dans les highlands (notez au passage que je n'ai, personnellement, rien de spécial contre cette région, c'est tout bêtement tombé sur elle...), ben l'été, c'est plutôt sympa, car outre un soleil de plomb un peu partout (private joke inside), on a également la possibilité de rattraper notre retard en excellentes séries loupées faute de temps... (The Shield à la bourre, c'est un peu la honte quand même) Ou pas.

Dans ce cas, changement de programme, on se met avidement à la recherche de la moindre pépite télévisuelle à se mettre sous le croc... La pêche est parfois bonne, parfois un peu moins... Des fois, on tombe sur une perle aussi... Pas forcément du premier coup d'ailleurs. On tombe ainsi sur Painkiller Jane (arghhh), on retente Heroes (re-arghhhh...), on jette un oeil sur le revival Jurassic Park pour ado-boutonneux décérébrés Primeval (oh mon dieu, vite, la télécommande!!!), Traveler (ah, plutôt pas mal...), Meadowsland et là, c'est le choc : on tombe sur les premières secondes de Jekyll. A première vue, rien d'autre qu'une énième variation sur le thème archi rebattu de l'oeuvre de Stevenson, mais rapidement, on se rend compte qu'on a en face de nouveau un véritable "otni". Un truc sorti tout droit des cerveaux des scénaristes de la BBC qui, encore une fois (ça devient lassant à la fin), nous ponde une mini-série en béton armée... Un scénario retors, un acteur prodigieux et un subtil mais éléctrisant dosage d'humour corrosif, de démons intérieurs et de démence borderline. C'est violent, cru, drôle... jouissif. A ne pas mettre devant n'importe quels yeux... Donc Jekyll on l'a compris, c'est le pied intégral, mais problème, après ça, la descente est brutale, le retour à la réalité, violemment en pleine face... Genre tu viens de passer deux semaines à te faire dorer la pilule à soleil de Malaga, et tu retournes dans ta mégapole à l'urbanité crasse en te disant que lundi, c'est boulot. Pas facile. Du coup, tu te passes un chti épisode de la drôlissime et toujours aussi farfelue Eureka et tu attends l'éclair de génie... Ce petit moment de lucidité absolue où tu comprends que ton salut viendra de chez FX Networks...

Cette même chaîne qui a donné naissance à The Shield il y a six ans et qui depuis à un peu tendance à se chercher avec des demi-réussites un peu sabotées et pas mal vulgaire (Dirt avec l'ex-Friends Courteney Cox dans le rôle de la garce de service) ou des ratages complets scandaleusement voyeuristes (Nip/ tuck et ses pétasses siliconnées de concours). Mais en cet an de grâce 2007, la lumière nous vient de FX Networks avec Damages, l'autre grosse claque, "séries TV" dans la tronche, de cet été. Qui a vu Glenn Close dans la saison 4 de The Shield sait pertinemment que cette grande dame du cinéma, dans un rôle taillé sur mesure de procureur impitoyable et n'hésitant pas à user de tous les moyens, même immoraux, pour parvenir à ses fins, va dominer de toute sa classe une intrigue, tordue, violente et sans concession... Un modèle de précision à la mise en scène frisant le génie de Six Feet Under, quasiment un must instantané... Et finalement, en attendant une rentrée US qui ne s'annonce pas forcément très excitante, on aura quand même eu droit à deux petits bijoux télévisuels estivaux... en attendant la prochaine saga de l'été française sur TF1. Rhoo ça va, si on peut même plus se moquer...

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Publié le 20/05/2007 à 03:49
Édité le 12/08/2007 à 15:37

.:: M(y)TV::. : Episode 2 : des nouvelles du front

Conséquence (ou pas) de la nouvelle orientation politique nationale, le Front de Libération Télévisuelle (avec un titre pareil, attention à la manif sauvagement réprimée par les chars) a cessé d'exister depuis quelques semaines déjà pour devenir A suivre-org. Soit un portail de sites hexagonaux en forme d'"association de réfléxion sur la fiction télévisée". L'initiative est louable mais si c'est pour dire que les américains sont très bons en la matière, les anglais excellentissimes et les français très mauvais (les allemands étant bien évidemment hors-concours...), ben ça on le savait déjà.
Mais en même temps, un portail de sites tous plus ou moins bien spécialisés sur la question, c'est toujours mieux que la flopée de mag avilissants façon Série One, Série Addict, Série Zap (et des heures de brainstorming massif derrière pour trouver LE titre qui tue) ou le dernier-né "Inside of séries" avec son titre "franglais" méga hype, son sommaire frileux (ITW des bellâtres creux qui posent dans Nip/tuck et Grey's Anatomy) et ses chtites cartes collectors pour faire comme dans les albums Paninis, la baballe en moins ? Bref, à part le tout nouveau (quoi encore un ? ben si...) Episodik, (pas extraordinaire, mais légèrement décalé), pas de quoi pavoiser, la presse "série TV", c'est un peu comme dans le rock avec Rock Sound/ One/ Mag et consorts... on creuse, on creuse et on enterre bien profond (pas trop quand même, d'ici là, qu'on trouve du pétrole..., ça pourrait nous attirer des emmerdes).

Des nouvelles du front, mais nord-américain cette fois : G.W Bush envisage d'envahir le Liban (évidement, c'est faux mais bon... faudrait pas non plus lui filer des idées à la con à ce .... zut, ça fait deux fois "con" dans la même phrase, c'est pas très joli). Plus sérieusement, la valse des annonces concernant les nouvelles grilles des programmes pour la rentrée 2007 s'est poursuivie. Alors avec le sourire, on apprend qu'on aura notamment droit à :
- une série ultra-originale avec un mec qui a le pouvoir hallucinant (mais où trouvent-ils tout ça) de voyager dans le temps et donc de modifier aussi bien le passé que le présent... (Journeyman)
- un truc avec une fille normale qui après avoir été complètement désossée lors d'un accident de voiture est retapée de la cave au plafond afin d'en faire une super-agent de la CIA.... (Bionic Woman)
- des petits génies de l'informatique éprouvant une incapacité lantente à communiquer avec la gent féminine (autrement dit, des geeks qui savent pas pécho) et qui vont trouver une solution à leur problème avec leur nouvelle et supra canon collègue de boulot. (The IT Crowd)
- où quand 4 chefs d'entreprises plein aux as jusqu'à plus soif se retrouvent toutes les semaines sur un golf pour parler cul, boulot et surtout beaucoup cul... (Big shots)
- 4 hommes directement parachutés depuis leur préhistoire natale dans une Amérique moderne, peinent à se retrouver dans un univers fait de buildings, big mac et pouffes siliconnées... l'Amérique néandertalienne actuelle en somme. (Cavemen)

Sinon, dans les nouvelles plus fraîches et rafraichissantes, on note que la FOX a bien pigé qu'elle était assise sur une mine d'or avec House et a donc décidé de programmer un épisode inédit juste après la finale du Super Bowl (histoire de faire de la bouillie de leurs concurrents). On a également appris que le président de HBO (The Sopranos, Sur écoute, Deadwood) avait dû quitter son poste après avoir fait la une pour avoir un peu cogné sa chère et tendre... En fait, on s'en branle un peu mais ça ne va pas arranger les affaires de la chaîne un peu en perdition depuis quelques temps. Mais l'évènement de la semaine télévisuelle US, c'était surtout la reconduction de 24 pour deux nouvelles saisons. Sachant que la saison 7 de 24 marquerait une refonte complète de la série. A quand Jack Bauer chargé de régler le conflit au proche-orient (ou envahir le Liban...) avec une craie et un demi-jambon grillé dans son sac à dos ? Réponse, d'ici quelques mois.

Dans l'immédiat, Dexter vient de poser ses scalpels et autres joyeusetés sur Canal plouche, les deux saisons de la cultissime Twin Peaks de David Lynch devraient ENFIN (!) débarquer d'ici l'été dans les bacs à DVD... mais, à l'instar de Oz comme ça fait des plombes qu'on patiente, on n'est plus à deux années près... Mais surtout, le drame.... 7 à la maison (l'interminable série ultra-conservatrice pro-Bush), c'est définitivement terminé... Allez, op une petite larme, un supo et au lit.


A suivre...

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Publié le 16/05/2007 à 02:01
Édité le 16/05/2007 à 21:32

.:: M(y)TV::. : Episode Pilote

Yoooogi ! C'est le branle-bas de combat chez les petits génies chargés d'élaborer (enfin élaborer, c'est quand même un bien grand mot) les grilles de programmes des grands networks US (chez ceux des chaînes cablées aussi, mais là ce sont de vrais génies... rien à voir donc), alors là, tout le monte commence à s'exciter à droite et à gauche pour savoir qui va être jeté avec l'eau du bain des terribles annulations et qui va avoir le droit de se taper un petit tour de piste début septembre... pour être annulé à son tour deux mois plus tard, mais bon... C'est le grand cirque des annonces qui va monopoliser le grand cirque télévisuel US cette semaine.

Evidemment, le suspense est digne d'un Troyes-Sedan un dimanche après-midi pluvieux avec les commentaires de Charles Biétry, alors au rayon des "cancelled shows" on a tout un tas de prod immondes comme seules les grands networks savent nous les mijoter (Day Break avec un mec qui nous rejoue Un jour sans fin mais plus mal, Six Degrees créée par le king J.J Abrams...) ; et c'est généralement lorsque l'on découvre les nouvelles séries que l'on commence à avoir des palpitations... Donc, pour faire court, à la rentrée prochaine, on est parti pour avoir de la comédie pour trentenaires indépendantes mais en manque, de la chronique de pouffes libérées mais du coup célibataires, des polars ennuyeux... mais alors super ennuyeux (un mec qui a été emprisonné injustement et qui reprend son boulot de flic...), des adaptations de BD nazes (sans déconner, on va subir Flash Gordon à la télé...) et... last but not least, LE show qui va atomiser les audiences, un truc baptisé Private Practice... pour faire court, une série dérivée de Grey's Anatomy. Et oui, vous l'aviez cauchemardé, pas de souci, ABC l'a fait. Même que les américains ont un nom pour ça : c'est un "sequel"... nous avec notre baguette de pain et notre morceau de rosette, on appelle ça une "séquelle", c'est un poil plus long, mais tout aussi pertinent.

Et pendant ce temps, ces abrutis annulent sauvagement le meilleur truc qu'ils aient produits depuis minimum 5 ans : The Nine, un drama tellement bien écrit que les téléspectacteurs américains n'ont pas passé le 5e épisode... en même temps, déjà qu'ils ne savent pas voter (quoique nous non plus...), on va pas leur demander de saisir les subtilités de la condition humaine. Mais à la place, on aura droit à une série avec une pouffe bionique. Si si même que c'est Bionic Woman que ça s'appelle cette petite merveille. Sinon à part ça, sans surprise, Heroes, Lost et Desperate Housewives repartent pour un tour et avant même que ce ne soit officiellement annoncé il en sera de même pour House M.D, Prison Break, les Simpsons et l'increvable 24... En bref, Greg House, les Robinson de Lost, Homer, Michael Scofield et Lynette seront bien là pour nous coller à la petite lucarne. Et non, Jack Bauer ne va pas encore mourir cette année. Ouf, on a bien failli s'emmerder sévère à la rentrée...

To be continued...


Quelques sources :
The Futon Critic / http://www.thefutoncritic.com/home.aspx
Zap2it / http://www.zap2it.com/tv/
TV.com / http://www.tv.com/

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Publié le 10/04/2007 à 00:59
Édité le 17/08/2007 à 02:18

L'angoisse du scénariste devant la feuille blanche... (et une montagne de coke) .:: M(y)TV::. : The Prequel

Un Bauer, ça peut tout faireOn y est, les séries TV en provenance du pays de tonton George déferlent sur nos écrans et plus il y en a, plus on en redemande. Youpi, un paysage audiovisuel presque idyllique en matière de TV shows. Enfin presque youpi. Car c'est plus de l'idiovisuel en ce moment, car, là, on frise la boulimie télévisuelle et même les sérivores les plus affamés vont avoir du mal à finir leur assiette.

Faut pas abuser quand même, pour un Expert ou un FBI : Portés disparus, combien d'ersatz de formula-show (même que c'est comme ça que ça s'appelle aux "States") façon Esprits Criminels, NCIS, Killer Instinct et autres Angela Eyes à la con ? Et on ne parlera pas ici des séries "adulescentes" post-pubères qui évidemment trouvent leur public... Si l'on creuse un peu plus (la tombe), on déterre du très vilain, Surface (un truc surfant sur la vague (oh oh) des Lost et autres Triangle (deux gros succès d'audience aux USA) et Supernatural (sorte de Smallville sans Superman et plus mauvais bien que ce soit difficile de faire pire). Des soufflés (souvent annulés en cours de route) qui retombent aussi vite et qu'ils sont montés mais qui, bien que largement périmés, nous sont refourgués dans de somptueux coffrets DVD un peu avariés.

Tiens à propos de Lost justement, on va éviter les sacro-saints ("spoilers", vise un peu comme je serai tendance sur un site de fans boutonneux) et carrément aller au bout du bout, du bout tout de suite : Lost, c'est une arnaque montée de toutes pièces par un scénariste (au demeurant pas très bon) qui avait envie de faire monter sa montagne de coke assez rapidement pour ne pas avoir à nous pondre un Alias 2 (pitié J.J, n'y pense même pas... merci). Du coup, on tourne, on vire, on retourne... en rond et l'audience US s'effrite. On ne sait pas du tout on l'on va, mais c'est pas grave, on y va quand même, c'est pas comme si il y avait une intrigue à terminer... (ben si, mais bon...). De toutes les façons la colline de poudre parvient à garder une hauteur relativement acceptable et le père J.J va pouvoir s'enquiller le onzième, ou douzième (de toutes les façons, qui continue de compter?) Star Trek pour le grand écran....
Et puis de toutes les façons, Lost, même si, c'est des manchots empeureurs qui ont fait le coup de l'expérience Truman Show, pour le public TF1, ça passera. D'ailleurs pour le public de TF1, commencer House M.D (formidable série au demeurant, mais en VO only) par l'épisode 3, c'est pas grave alors... une intrigue qui se termine avec des réponses aux questions les plus importantes, t'imagine l'hallu... Au pire, bientôt les polytechniciens de chez TF1 (et oui, ils ont tous leur BEPC là-bas...) passeront les séries à rebours et les gens s'abrutiront quand même devant. De toutes les façons, c'est connu, plus c'est gros, plus ça passe. Les sériphiles boulimiques ont encore de l'avenir.

Pourtant, l'univers (impitoyable) des séries TV, c'est un peu comme le PSG, des fois, tu crois que ça y'est, cette fois, ta la tête dans le trou et finalement, tu t'en sors sors quand même, presque comme quand Bernard Mendy met un but venu d'ailleurs (mais alors, vraiment d'ailleurs pour lui) contre Athènes en UEFA. En même temps, des séries comme The Shield, Desperate Housewives, Prison Break, Rome, Deadwood ou House et 24 continuent de résister la tête haute à l'invasion du tout n'importe quoi... Si si, regardez Grey's Anatomy... Ces série qui battent le haut du pavés depuis 2/ 3 ans voire plus tiennent à peu près le choc mais leur nombre a tendance à se restreindre. A ce rythme, ça va être la poignée de mec pas content, en slip de guerre, abdo huilés fièrement arborés face à des centaines milliers de perses très méchants comme dans 300. D'ailleurs, Jack Bauer, c'est presque comme Leonidas, sauf que Bauer lui, t'envoie 2000 mecs en face, avec un couteau à beurre (et là, il était lourdement armé), il te les dézingue. Il est comme ça le Jack, si en plus de souvent L.A et sa fifille canon, il pouvait également sauver quelques séries TV plutôt bien gaulées mais trop souvent méconnues (The Nine, Sleeper Cell, Eureka etc...), ce serait pas mal.

Parce que sinon et ça va me goûter mon maillot de rugbyman, je vais devoir mater la téloche du côté de la perfide Albion. Mais ce n'est pas ma faute, si là-bas les auteurs ont un cerveau et un stylo qui va avec. Et surtout, une certaine intégrité que n'ont pas certains de leurs homologues ricains (suivez mon regard). Evidemment, ce n'est pas forcément en prime sur T.. (la première chaîne du PAF en trois lettres qui commence à par un T et qui se termine par un 1), mais MI:5, State of Play, The States Within ou Life on Mars, ça bordel de cul, c'est de l'intrigue bétonnée au poil de ... (non je peux pas écrire deux fois cul dans la même phrase, ce n'est pas très élégant... sic). En clair, l'avenir de la fiction télévisuelle passe donc comme d'hab par le cable US (merci HBO, FX Networks, USA Networks et Showtime...), quelques bonnes surprises sur les grosses chaînes et sans doute les productions BBC (où les mecs marchent à un truc étrange que certains appellent l'inspiration... mais c'est tellement tordu qu'on évite d'en parler partout).
Evidemment, par souci d'humanité et parce qu'il y a vraiment des gens qui sont malheureux en ce bas-monde, j'ai délibérément évité de parler de la fiction française... Faut quand même pas pousser...

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Publié le 01/01/2007 à 04:51
Édité le 08/09/2007 à 03:07

Focus 2006

L'année musicale écoulée en 21 objets :

Lingua - The Smell of a life that could have been
Hooverphonic - No more sweet music
Thom Torke - The eraser
S-Pam - S/t
Hermano - The Sweet and easy of brief happiness [DVD]
Zoe - Make it burning
Dredg - Live at the Fillmore (Live album)
The Album Leaf - Into the blue again
Glowsun - Lost Love [EP]
Deftones - Saturday Night Wrist
Ministry - Rio Grande Blood
Sleeppers - Signals from elements
Mogwai - Mr.Beast
The Gathering - Home
Tool - 10,000 Days
My Vitriol - Cast in Amber (Live Recordings album)
Monkey3 - 39 Laps
Amusement Parks on Fire - Out of the Angeles
Honcho - Live in Paris [DVD]
7 Weeks - S/t
The Haunted - The Dead Eye

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Publié le 28/10/2006 à 00:37
Édité le 16/05/2007 à 02:14

Burn this CD!

Cette fois ça y'est, le marché du disque est clairement dans la caille. Parce que c'est bien beau de gueuler après les mordus du clic droit et de diaboliser le téléchargement, faudrait aussi balayer devant sa porte. Il faut bien le reconnaître, la pauvreté de l'offre n'a d'égal qu'un Troyes-Sedan un dimanche après-midi pluvieux sur canal... et sans décodeur. Et encore. Evidemment, il y a eu Tool, évidemment il y a eu Thom Yorke, certes, le Ministry nous a mis une bonne baffe dans la gueule, oui Hermano et consorts nous ont fait souiller nos chers calcifs... mais derrière ça... il y a quoi. Rien, le quasi néant chez les gros et quelques bonnes petites surprises chez les petits, ceux-ci quasiment sortis de nulle part. Et oui, la vérité est ailleurs.

Sans rires, moi, quand Gégé m'a fait découvrir son rayon indie/ pop-rock et tous les trucs sortis depuis six mois, j'ai pris peur... Red Hot, Muse, Rapture, Placebo, The Servant, Divine Comedy, Dirty Pretty Things, il y avait déjà de quoi avoir des sueurs froides... Mais ça c'était avant le drame, l'accident stupide. The Killers me parvint sauvagement jusqu'aux écoutilles. Verdict : syncope. Le coup de mou. Sur le coup, le petit Tommy, il m'a bien fait marrer lorsqu'il m'a gueulé à travers les écoutilles que c'était ça le fameux Sam's Town... Puis après j'ai compris qu'il ne riait pas lui. Et puis quoi encore. T'attends quoi toi d'un Muse qui fait du Prince, d'un Placebo qui fait du Placebo fatigué et des autres qui font du fric... C'est pas cool le téléchargement. M'enfin, c'est pas cool pour qui ? Les grosses machines pour kids et midinettes prépubères qui de toutes les façons feront vibrer le tiroir-caisse, ou les jeunes indé qui débutent férocement dans leur coin et qui cherchent à tout prix à se faire (re)-connaître ? Je ne sais pas Gégé, mais moi, j'ai bêtement l'impression que tout ça, au final, c'est pour nous la mettre profond (mais avec amour), histoire de nous faire acheter un album 14 euros pour 13 titres dont seulements 3 valent le détour et nous faire sortir du magasin, le porte-feuille allégé et un sourire béat aux lèvres. Alors moi, j'ai préféré jeter un coup d'oeil furtir du côté des cargaisons métal, post-hardcore, post-core et tous les autres trucs qui commencent à par post-quelque chose ou finissent par -core quelque chose. Mais là, je suis tombé nez-à-nez avec un truc de bouzeux et un nom ridicule : Cattle Decapitation. Passé le premier sourire, j'ai eu pitié. Mais je n'ai pas poussé le vice jusqu'à écouter... Faut pas exagérer non plus. De toutes les façons, après avoir jetté une oreille sur le Kill de Cannibal Corpse, j'avais déjà des remontés acides. Tout ça pour ça, alors que deux clics auraient suffit avec mon vieux 486...

Et puis tant mieux non ? Les gens téléchargent et quand certains en auront marre de se prendre des branlées à tour de bras, peut-être que les uns se mettront à faire de la bonne musique, les autres à signer de bons groupes (et pas les Babyshambles siouplez, merci pour moi... et pour eux). Ne serait-ce donc pas un mal pour un bien.... enfin un bien (la gratuité) pour un bien (la qualité future)... ? Bon ok, faut pas rêver non plus, ce sont les majors qui tiennent les cordons de la bourse (bien pleine) et ce n'est pas demain qu'ils vont dégorger le poireau de la créativité. Tiens justement en parlant de bourse, on va gentiment changer de sous-vêtement, parce que là, c'est l'automne-indien (si si, même qu'avant c'était l'été qu'on disait indien, mais que depuis que la canicule a élagué les rangs de nos chers retraités, on dit "automne", mais bon on s'en fout, la température est là même...) et là, c'est du lourd qui débarque... Ben si Gégé, les Deftones, Isis, The Melvins The Haunted, Battle of Mice... ça va le faire, du moins en attendant les prochains Radiohead, Massive Attack, NIN et QOTSA...M'enfin, tu t'en cognes toi, tu ne jures que par Bob Sinclar. Fais chier, ça va être long d'ici 2007.

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Publié le 25/01/2006 à 14:01
Édité le 25/01/2006 à 23:01

A bullet in the head

Lord of War


afficheAnnée : 2005
Ecrit et réalisé par Andrew Niccol.

Le seigneur de la guerre. En ce monde, un homme sur douze possède une arme, la seule question importante étant selon Yuri Orlov de savoir comment armer les onze autres. C'est par cette affirmation choc que débute le 3e long-métrage du génie Andrew Niccol (déjà responsable de Gattaca, de s1m0ne et du scénario de The Truman Show), un pamphlet violent et cynique qui s'attaque à l'une des racines du mal de notre époque : les armes. Et qui de mieux que Yuri Orlov, le meilleur de ces marchands de mort pour illustrer son propos. Véritable synthèse vivante de ce que sont ces hommes dans la réalité, des marchands ou trafiquant passés maîtres dans l'art de jongler avec les lois internationales comme un enfant de 4 ans avec une boîte de Lego.
Incarné par un Nicolas Cage littéralement habité par son personnage, Orlov est bien évidemment un personnage fictif, on devine aisément qu'il a été inspiré par de nombreux individus existant réellement. Seigneur du billet vert, accro à l'excitation que lui procure son travail et les dangers inhérents à ce type de commerce, Orlov/ Cage n'est en réalité qu'une facette de ce que peut être l'être humain d'aujourd'hui, un être parfois fascinant, parfois abject et qui dispose d'extraordinaire faculté à fermer les yeux devant l'indicible. Mettre son propre sens moral au placard est devenu un art de vivre pour Yuri Orlov, mais il n'est sans doute pas le seul. Derrière un Nicolas Cage "bordeline", qui carbonise la pellicule à lui seul, c'est tout un casting en béton qui dégaine le M16 et explose l'écran, Jared Leto (Vitaly Orlov), Eaomon Walker (Andre Jean-Baptiste Senior), Ethan Hawk (l'inspecteur Jack Valentine) et Bridget Moynahan (Ava Fontaine) en tête...
Réaliste, cynique, et provocant, d'une précision narrative chirurgicale, le propos de Lord of War est d'une effrayante pertinence. Scénariste unanimement reconnu comme brillant (il a également participé au script de Attrape moi si tu peux), Andrew Niccol fait ici preuve d'une rare maestria tant dans sa direction d'acteur que dans sa mise en scène, pleine de tact et de petites originalités visuelles (l'hallucinant plan d'ouverture du film.), ce, de la première à la dernière minute. Les dernières secondes du film étant indispensables pour comprendre toute la force de son propos. Thriller dramatique d'une rare intensité, Lord of War est un film qui en deux heures, nous sort violemment la tête du cocon de naïveté dans lequel on aime à se complaire pour nous mettre face à la triste réalité de notre monde. Un film brillant et qui donne à réfléchir non sans humour, remarquable.

AureliO
January

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Publié le 18/12/2005 à 22:14
Édité le 18/12/2005 à 22:32

King Big Size

King Kong

Année : 2005
Réalisation : Peter Jackson
Scénario : Fran Walsh, Philippa Boyens& Peter Jackson
Production : Universal Pictures& Wingnut Films Ltd.

King KongAprès avoir signé l'un des plus gros succès de tous les temps, tant d'un point de vue économique qu'artistique, avec la trilogie du Seigneur des Anneaux, Peter Jackson est devenu LE king de la planète cinéma. Autoproclamé seigneur du B.O (box-office), le néo-zélandais a empilé les millions de dollars par centaines (presque 3 milliards de $ de recette dans le monde pour l'ensemble des trois films), amassé une belle brouette de récompenses dont 21 oscars au total et après avoir pulvérisé les records peut désormais tout se permettre. Même de mettre en chantier le film dont il rêve depuis tout gamin, un remake du King Kong réalisé en 1933 par Merian C.Cooper et Ernest B.Schoedsack, celui-là même qui lui a donné l'envie de faire du cinéma. Ironie de l'histoire, Peter Jackson avait déjà proposé le projet à Universal en 1996, sans succès. Mais ça c'était avant le méga succès que l'on sait et désormais, quand l'homme parle, on écoute. 207 millions de $, un salaire taille "seigneur du billet vert" (20M$) alloué par. Universal et l'équipe technique du Seigneur des Anneaux reconstituée, King Kong est sur les rails. Direction la Nouvelle-Zélande pour un tournage pharaonique. Disposant de moyens quasi illimités à le démesure de son génie, Jackson peut désormais raconter cette histoire connue d'une équipe de cinéma venu assurer les prises de vue d'un film sans budget sur une île inconnues des cartes : Skull Island. Une terre très inhospitalière abritant nombre de créatures que l'on pensait disparues, ainsi que le fameux Kong. Un gorille, de neuf mètres de haut et quelques tonnes de barbaque, au mauvais caractère.
Scindant son film en trois actes, Peter Jackson livre un film largement à la hauteur de ce que l'on était en droit d'attendre de lui. Une première partie prenant pour cadre le parcours d'une jeune actrice de cabaret, Anne Darrow (magnifiquement incarnée par Naomi Watts), tentant de survivre en pleine Dépression des années 30 ; et celui d'un réalisateur has-been mais qui refuse de le reconnaître et qui cherche à tout prix un moyen de tourner le film qui doit être celui de sa renaissance (Carl Denham, interprété par le surprenant Jack Black). Un second segment se déroulant sur l'île inconnue, puis le troisième et dernier acte, le retour des survivants de l'épisode de Skull Island à New York. Le tout pour plus de 3h de bobine et un film à la fois spectaculaire et romanesque, mettant en scène avec finesse la romance contre nature, mais tendre et touchante, entre Anne Darrow et Kong, ainsi que celle plus classique qu'entretiennent la même Anne avec Jack Driscoll (Adrien Brody), le scénariste du film de Carl Denham. Des décors saisissant de réalisme reconstituant le New York des années 30, des scènes d'action d'anthologie (notamment celles se déroulant sur Skull Island) et de destruction massive dans le dernier tiers du film, un casting très haut de gamme avec Naomi Watts, Jack Black, Adrien Brody et Andrew Sirkis dans le rôle de Kong, le film de Peter Jackson est un divertissement de très haute volée. Classieux mais raffiné, doublé en filigrane d'une critique acerbe et finalement très actuelle du monde de l'entertainement, King Kong marque le retour aux affaires du roi du box-office mondial. 72 ans après le film originel, le réalisateur perpétue le mythe en livrant un classique instantané à l'échelle de son génie. Vous en aviez rêvé, Peter Jackson l'a (re)fait. Respect.


Aurelio
December 2005

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