Publié le 13/05/2012 à 17:37
Édité le 14/05/2012 à 15:39

Los Disidentes del Sucio Motel Tour #2

13h, ouah déjà ! Nan mais j'avance un peu. C'est avec une bonne tête dans le cul que je me lève. Ce soir, on joue au Mudd Club en centre ville de Stras' City. La concurrence va être très rude, car d'un coté, la Laiterie organise une soirée "Scène d'ici" sur laquelle de nombreux excellents groupes jouent, dont pas mal de potes, une autre au Molodoï avec d'autres groupes locaux et un match de roller derby. Pas question d'annuler pour autant, vis-à-vis du bar qui nous soutient depuis leur ouverture. Nous jouons ce soir avec the Pokals, nouveau groupe d'un copain batteur. Après une mission impossible de type "câble VGA" de dernière les fagots pour dépanner les copines du roller derby, j'arrive en ville hyper en retard. Les autres ont déjà tout déchargé et sont même à la quête de bouffe. Nom de Dieu, il est déjà 20h, j'ai l'impression de n'avoir strictement rien foutu. Le rythme de vie de tournée, se prend très vite et bien que très fatigante, la vie s'écoule à une vitesse hallucinante. Quand tu tournes, tu rentres dans un espace temps complètement à part. Déjà tes journées ne commencent pas avant 11h. Petit déj, douche quand c'est possible, puis tu roules. Longtemps. Parfois très longtemps. Et quand tu arrives sur place, il est déjà au moins 18h. Balances, bouffe et c'est déjà l'heure d'envoyer le gras. Du coup t'as vraiment l'impression de n'avoir bien branlé de ta journée.

Drôle de sensation d'ailleurs que d'avoir ce rythme de vie si particulier dans ta propre ville. Cela ne nous arrive pas souvent, car en général, Strasbourg est soit notre ville de départ, soit celle d'arrivée pour des raisons économiques et pratiques. Bref. Ce soir on ne s'attend pas à avoir grand monde et c'est un peu le cas à 21h, car les entrées se font rares. Bon. On va faire avec, ce n'est pas bien grave. Comme le disent les paroles de Brotherhood "just for one man, or for a thousand people, we play the same, it's always fun for all. Les Pokals terminent leur show devant un public qui commence à venir petit à petit. N'ayant pas participé au déchargement du van, je suis un peu paumé sur où ce trouve mon matos, mais j'ai une confiance aveugle en mes partenaires, en générale il ne manque jamais rien. La configuration scénique d'hier a bien marché, alors on continue comme ça. Les fans habituels sont là (comment font-ils pour éprouver encore du plaisir à nous revoir après autant de fois ? hahaha ! C'est tout bonnement génial ! Merci à eux, ils se reconnaîtront). De nouvelles têtes également qui font tout autant plaisir. Nous avons l'impression que notre date avec les Crucified Barbara, nous a ouvert un nouveau public. Peut-être un peu plus vieux et plus Metal. Au final, le caveau est plein et l'ambiance est déjà bien chaude, dès les premières notes de "The ones". Nous aimons ce titre pour démarrer le set car il envoi bien tout droit et vite tout de suite. Les murs commencent à transpirer avec nous. Il fait chaud, très chaud, c'est étouffant. Certains ont peut-être vu les photos sur facebook, mais je n'avais pas sué comme ça depuis longtemps. C'est bien, ça nous permet d'éliminer toutes les saloperies que nous ingurgitons toute la journée. OK, on boit quelques bières, bien que nous ne soyons pas de grands buveurs dans le groupe, mais qu'est-ce qu'on bouffe aussi comme merdes bourrées de conservateurs et arômes artificiels sur une semaine de tour. Là encore, comme pour l'espace temps, la vie sur la route possède son propre régime alimentaire. Comme tu ne sais jamais si tu vas avoir un bon repas à l'heure habituel, ben tu grignotes un peu tout le temps. Des trucs plus ou moins saints. Des fois, tu manges quand même un fruit, mais le plus souvent, c'est de la bonne vieille imitation de Pépito, ou tout ce qui est Kitkat Ball et autres M&M's. Comme le dit si bien la pub, un Mars et ça repart. Enfin, "repart" c'est un grand mot, disons que ça te cale pour 1h ou 2 avant l'arrivée sur place, où t'as 9 chances sur 10 d'enchainer avec du sandwich charcutaille. Donc tu manges quand tu peux, et tu prends ce qu'il y a. C'est pas le moment de faire son difficile. A noter tout de même que depuis quelques dates, nous sommes très agréablement surpris par la qualité des repas du soir qu'on nous sert.

Revenons à notre sujet initial, le concert. Le set tourne bien ce soir, il faut dire que quand le public est motivé, l'énergie qui circule nous donne souvent des ailes. Fin de set, mais les gens en veulent plus. Problème c'est que je me suis pété la gueule, sur le dernier morceau après avoir fait le con avec le public et que du coup je n'ai plus son. Je n'aime pas ça. Mon ampli est vieux et il est déjà tombé 2 fois en panne. Mais là, ça ressemble plus à un problème de jack. Les gens insistent pour un dernier titre. Alors je balance "OK. Si vous criez plus fort, on joue un nouveau morceau", "OUAAIIIIIIIIS !!!!". Excellent. C'est là que je vois la tronche de mes compères, les yeux écarquillés. "Mais tu veux qu'on joue quoi ?". Il est vrai, qu'avec la préparation de la soirée acoustique, nous avons complètement mis de coté l'électrique et il faut savoir que le passage au studio Cube, nous a un peu chamboulé nos nouvelles chansons et nous devons presque réapprendre à les jouer tellement nous y avons apporté de modifs sur place. "On se fait un petit "Kraken" ?". OK ! "Kraken" est une nouvelle chanson, peut-être la plus lourde que nous ayons écrite avec Ouija. Nous aimons ce titre car il possède une dimension épique pirate. Malheureusement, le temps que je résolve mon problème de son, une partie de salle a déjà filé à la Laiterie pour voir la fin des concerts. On comprend ça, vu que nous avons prévu d'en faire de même ! Dans un sens, ça n'est pas plus mal car nous voulions garder la surprise pour la sortie de l'album. On recharge vite le camtar en sifflotant la mélodie pirate du titre (vous ne pourrez pas vous empêchez d'en faire autant, quand vous l'aurez écouté ) direction la Laiterie pour voir au moins le set d'Hermetic Delight. Les amis Atef et Zeynep qui avaient joué avec nous 2 jours auparavant à la soirée de l'IURRS III se donnent à fond et je découvre enfin leur musique pop à la Cure, électrique, bordélique et atmosphérique. C'est vraiment cool, je kiffe.
On discute dehors avec tout le "gratin" de la scène locale. Les retours sur la soirée acoustique de jeudi sont nombreux et arrivent de tout horizon. C'est tout bonnement super. A priori les gens du public ont autant kiffé que nous sur scène. Les deux bluesmen du moment à Strasbourg, en les personnes de Dirty Deep et Thomas Schoeffler JR, nous motivent pour une dernière pinte de Guinness au Nelson pub. Bon OK, mais juste une alors ! Nom de Dieu, il est déjà 3h15. pfff ça commence bien cette tournée. Un petit câlin à mon petit chat et au pieu ! Demain, c'est pénard, day-off.

Je vous passe bien sur ma journée de dimanche qui n'a consisté qu'en une glande phénoménale entre mon lit, le ménage, mon ordi, ma quête pour délivrer cette conne de Zelda et un film assez mauvais sur une bande de super héros en collants et d'une bonnasse au visage figé en mode duck face pendant 2h au ciné avec des potes.

c'était Francky Maverick pour les Los Disidentes del Sucio Motel. A demain pour la suite... Ou plus tôt. Ou plus tard... who knows ?;-)

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