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Publié le 18/05/2012 à 01:57
Édité le 18/05/2012 à 02:00

Los Disidentes del Sucio Motel Tour #3

La valise est prête, mon chat a de quoi se nourrir pour quelques jours, la maison est sécurisée, c'est parti pour l'avalage d'asphalte. Cette fois c'est BGB, appelé aussi Bitchy Billy de venir me chercher. Nous rejoignons les autres chez Johnny. Il nous reste encore quelques détails à la con à régler, du genre, trouver un petit de câble HDMI pour faire marcher la tablette de Gets sur l'écran du van. Décidément, ces câbles. Missions qui a lamentablement échouée, car ni Gets, ni Sonny n'ont réussi à trouver ce putain de câble de merde ! Déjà qu'on avait pété le précédent, nous sommes maudits. Sonny avait donc pour mission de repasser au studio récupérer quelques vinyles 45 tours de notre split avec Plus Guest, sorti en 2008 et de passer dans un supermarché avant de nous rejoindre. Nous sommes tous là, sauf lui. Bon 15min de retard, ça arrive, mais 30, ça commence à devenir inquiétant. Et pour cause, un sms arrive. "Me suis fait arrêter par les flics. Contrôle de routine". Contrôle de routine, mes fesses !! 4 cowboys dont le QI cumulé ne devait pas dépasser celui d'une huitre, lui ont fait la totale, ou presque. En dehors de la fouille anale, le pauvre Sonny a tout eu ! Délit de sale gueule, accusations gratuites, contrôle de l'intégralité du véhicule, tentative d'intimidation et de déstabilisation. incroyable. Demandez-lui de vous raconter tout ça, vous allez halluciner. Pourtant, nous avons montré à moult reprises que nous n'avions rien contre les uniformes hein, mais là, c'était juste abusif. C'est donc avec quasiment une heure de retard et quelque peu écœurés que nous prenons la route vers l'Allemagne.

Nous jouons ce soir au Raum2 à Neu Tramm près de Dannenberg. C'est la deuxième fois que nous y allons. La première, nous avions eu la brillante idée de nous y rendre le jour du passage de Castor, le convoi nucléaire qui a traversé une bonne partie de l'Europe. Nous étions avec nos amis Niçois des Water Pipe Cult pour un mini tour ensemble. Il faut savoir que les gens qui vivent au Raum2 forment un peu comme une sorte de communauté hippie, d'artistes engagés, anti nucléaires, anti fachos et anti capitalisme, qui vivent un peu au jour le jour en fabricant leur propre nourriture et suivent leur propre rythme de vie. Ils organisent très régulièrement des concerts dans leur grand ensemble de bâtiments désaffectés et bossent actuellement sur une grande expo d'art contemporain DIY et un projet de restaurant végétarien (forcément...). Maintenant que vous voyez un peu à qui nous avons à faire, vous vous doutez bien que l'idée de voir passer un convoi nucléaire dans leur ville ne les faisait pas marrer ! Il y avait ce jour là, une véritable guerre civile et nous étions littéralement piégés au beau milieu ! Outre le fait que le concert fut annulé, toutes les routes étaient bloquées et l'armée était partout. Impossible de quitter les lieux pour rentrer en France. Je vous laisse imaginer le décor entre mottes de foin qui crament, blindés militaires et manifestants à capuches. Enfin, bon j'aurai du vous écrire tout ça dans un autre report. Bref, nous étions donc de retour ! Back to Raum2, motivés et prêts à envoyer le pâté. On dirait que nous choisissons vraiment toujours très bien nos jours pour venir dans ce rade, car aujourd'hui c'est l'élection du président de l'asso'. Jour très important apparemment, puisque tous les membres sont là et que Marco, notre hôte, nous dit que tous les ans, une fête est organisée à cette occase, qui ramène 300 personnes. Yes, cool ça ! Un magicien a même été convié pour un petit spectacle d'interlude entre l'élection et notre concert. Grosse bouffe à la fraiche, sous le soleil couchant à base de gnocchis et salade composée maison, à l'ail des ours. une pure merveille. Et ce pain !! Bordel !! Un vrai pain fabriqué sur place dans un grand four traditionnel. J'en bave encore. Pour le moment, pas grand-chose à redire sur cet accueil chaleureux. Le lieu est vraiment très roots, mais tout est là pour assurer un minimum de confort. Des matelas pour tout le monde, de l'eau, de l'électricité, à manger, à boire, bon. L'élection se passe, les membres ont l'air super chauds et apprécient aussi le petit spectacle d'illusionnisme. Perso j'ai rien vu, trop occupé avec Sonny à repérer le trajet du lendemain vers la République Tchèque, car notre GPS n'avait pas la carte du pays et à prendre des clichés de White Vader, notre nouvelle mascotte. Vous verrez les photos.

Il est 23h et y a personne. C'est un peu l'hallu'. Où sont les 300 personnes ? L'ambiance est clairement retombée, c'est assez bizarre. L'endroit n'est pas non plus désert, mais les quelques personnes présentes n'ont vraiment pas l'air d'être intéressés par ce qu'on s'apprête à leur proposer. Ils sont posés là, au bar ou autour de baby-foot, pendant que nous branchons les guitares. Une dizaine de personnes font quand même l'effort de venir devant et ont l'air d'apprécier, mais qu'il est dur de jouer dans une ambiance pareille. Nous déroulons le set, sans trop de conviction, je dois l'avouer. Disons que nous faisons le job quoi. Nous quittons la scène et nous posons en backstage pépère descendre quelques bières et soda à l'orange bio. Marco vient nous voir et s'excuse du manque d'affluence et de l'attitude pourrave de ses potes. Pas grand-chose à dire, c'est comme ça, ça arrive. Une nana vient quand même nous voir quelques minutes plus tard et nous supplie de rejouer car elle est arrivée trop tard et n'a vu que les dix dernières minutes. "Hummm, ok but, only if you can motivate all the others to come". Ouais bon, pour ça on repassera aussi hein. On remonte sur scène, le DJ (très mauvais au passage) nous laisse la table de mix, mais personne ne s'occupe de gérer notre son. C'est le shérif qui s'en charge. Nous ne rejouons au final que deux titres, car nous nous faisons littéralement virer de scène par le DJ qui profite de l'absence de Rudo revenu sur scène pour reprendre possession de la console. Bon, allez, laisse tomber, c'est pas le jour pour envoyer du Rock c'est tout. Pourtant, je précise que Billy avait l'effort de remonter sur scène. en slip !! Mais ça n'a pas suffit on dirait. Pourtant dans certaines villes de France, ça aurait fait son effet !
On finit la soirée tranquillement en nous baladant entre les différentes salles d'expo de l'atelier d'art et allons nous coucher avec les boules quiès, nos sauveuses car décidément ce DJ est vraiment nul.

Le réveil du lendemain se fait un peu dans la douleur car l'un de nous, dont je ne citerai pas le nom, n'a pas arrêté de couper du bois avec son nez. Nous avons 6h théorique de route aujourd'hui, il ne faut pas trop trainer. Douche à l'italienne (= Déodorant et eau froide sur le visage) comme disent nos potes des Flashfalcon (pourquoi à l'Italienne d'ailleurs, ces gens sont pourtant réputés pour être extrêmement coquets. ?), gros petit déj' délicieux, toujours avec cet excellent pain et ces produits home-made et nous voilà en train de recharger le Master pour la 3ème fois. Un hug à l'américaine avec notre ami Marco, le temps pour Sonny d'oublier le road book (hum hum hum bravo.) et nous voilà sur la route, direction, une contrée encore inconnue pour nous : la République Tchèque.

par Francky Maverick pour Los Disidentes del Sucio Motel

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Publié le 13/05/2012 à 17:37
Édité le 14/05/2012 à 15:39

Los Disidentes del Sucio Motel Tour #2

13h, ouah déjà ! Nan mais j'avance un peu. C'est avec une bonne tête dans le cul que je me lève. Ce soir, on joue au Mudd Club en centre ville de Stras' City. La concurrence va être très rude, car d'un coté, la Laiterie organise une soirée "Scène d'ici" sur laquelle de nombreux excellents groupes jouent, dont pas mal de potes, une autre au Molodoï avec d'autres groupes locaux et un match de roller derby. Pas question d'annuler pour autant, vis-à-vis du bar qui nous soutient depuis leur ouverture. Nous jouons ce soir avec the Pokals, nouveau groupe d'un copain batteur. Après une mission impossible de type "câble VGA" de dernière les fagots pour dépanner les copines du roller derby, j'arrive en ville hyper en retard. Les autres ont déjà tout déchargé et sont même à la quête de bouffe. Nom de Dieu, il est déjà 20h, j'ai l'impression de n'avoir strictement rien foutu. Le rythme de vie de tournée, se prend très vite et bien que très fatigante, la vie s'écoule à une vitesse hallucinante. Quand tu tournes, tu rentres dans un espace temps complètement à part. Déjà tes journées ne commencent pas avant 11h. Petit déj, douche quand c'est possible, puis tu roules. Longtemps. Parfois très longtemps. Et quand tu arrives sur place, il est déjà au moins 18h. Balances, bouffe et c'est déjà l'heure d'envoyer le gras. Du coup t'as vraiment l'impression de n'avoir bien branlé de ta journée.

Drôle de sensation d'ailleurs que d'avoir ce rythme de vie si particulier dans ta propre ville. Cela ne nous arrive pas souvent, car en général, Strasbourg est soit notre ville de départ, soit celle d'arrivée pour des raisons économiques et pratiques. Bref. Ce soir on ne s'attend pas à avoir grand monde et c'est un peu le cas à 21h, car les entrées se font rares. Bon. On va faire avec, ce n'est pas bien grave. Comme le disent les paroles de Brotherhood "just for one man, or for a thousand people, we play the same, it's always fun for all. Les Pokals terminent leur show devant un public qui commence à venir petit à petit. N'ayant pas participé au déchargement du van, je suis un peu paumé sur où ce trouve mon matos, mais j'ai une confiance aveugle en mes partenaires, en générale il ne manque jamais rien. La configuration scénique d'hier a bien marché, alors on continue comme ça. Les fans habituels sont là (comment font-ils pour éprouver encore du plaisir à nous revoir après autant de fois ? hahaha ! C'est tout bonnement génial ! Merci à eux, ils se reconnaîtront). De nouvelles têtes également qui font tout autant plaisir. Nous avons l'impression que notre date avec les Crucified Barbara, nous a ouvert un nouveau public. Peut-être un peu plus vieux et plus Metal. Au final, le caveau est plein et l'ambiance est déjà bien chaude, dès les premières notes de "The ones". Nous aimons ce titre pour démarrer le set car il envoi bien tout droit et vite tout de suite. Les murs commencent à transpirer avec nous. Il fait chaud, très chaud, c'est étouffant. Certains ont peut-être vu les photos sur facebook, mais je n'avais pas sué comme ça depuis longtemps. C'est bien, ça nous permet d'éliminer toutes les saloperies que nous ingurgitons toute la journée. OK, on boit quelques bières, bien que nous ne soyons pas de grands buveurs dans le groupe, mais qu'est-ce qu'on bouffe aussi comme merdes bourrées de conservateurs et arômes artificiels sur une semaine de tour. Là encore, comme pour l'espace temps, la vie sur la route possède son propre régime alimentaire. Comme tu ne sais jamais si tu vas avoir un bon repas à l'heure habituel, ben tu grignotes un peu tout le temps. Des trucs plus ou moins saints. Des fois, tu manges quand même un fruit, mais le plus souvent, c'est de la bonne vieille imitation de Pépito, ou tout ce qui est Kitkat Ball et autres M&M's. Comme le dit si bien la pub, un Mars et ça repart. Enfin, "repart" c'est un grand mot, disons que ça te cale pour 1h ou 2 avant l'arrivée sur place, où t'as 9 chances sur 10 d'enchainer avec du sandwich charcutaille. Donc tu manges quand tu peux, et tu prends ce qu'il y a. C'est pas le moment de faire son difficile. A noter tout de même que depuis quelques dates, nous sommes très agréablement surpris par la qualité des repas du soir qu'on nous sert.

Revenons à notre sujet initial, le concert. Le set tourne bien ce soir, il faut dire que quand le public est motivé, l'énergie qui circule nous donne souvent des ailes. Fin de set, mais les gens en veulent plus. Problème c'est que je me suis pété la gueule, sur le dernier morceau après avoir fait le con avec le public et que du coup je n'ai plus son. Je n'aime pas ça. Mon ampli est vieux et il est déjà tombé 2 fois en panne. Mais là, ça ressemble plus à un problème de jack. Les gens insistent pour un dernier titre. Alors je balance "OK. Si vous criez plus fort, on joue un nouveau morceau", "OUAAIIIIIIIIS !!!!". Excellent. C'est là que je vois la tronche de mes compères, les yeux écarquillés. "Mais tu veux qu'on joue quoi ?". Il est vrai, qu'avec la préparation de la soirée acoustique, nous avons complètement mis de coté l'électrique et il faut savoir que le passage au studio Cube, nous a un peu chamboulé nos nouvelles chansons et nous devons presque réapprendre à les jouer tellement nous y avons apporté de modifs sur place. "On se fait un petit "Kraken" ?". OK ! "Kraken" est une nouvelle chanson, peut-être la plus lourde que nous ayons écrite avec Ouija. Nous aimons ce titre car il possède une dimension épique pirate. Malheureusement, le temps que je résolve mon problème de son, une partie de salle a déjà filé à la Laiterie pour voir la fin des concerts. On comprend ça, vu que nous avons prévu d'en faire de même ! Dans un sens, ça n'est pas plus mal car nous voulions garder la surprise pour la sortie de l'album. On recharge vite le camtar en sifflotant la mélodie pirate du titre (vous ne pourrez pas vous empêchez d'en faire autant, quand vous l'aurez écouté ) direction la Laiterie pour voir au moins le set d'Hermetic Delight. Les amis Atef et Zeynep qui avaient joué avec nous 2 jours auparavant à la soirée de l'IURRS III se donnent à fond et je découvre enfin leur musique pop à la Cure, électrique, bordélique et atmosphérique. C'est vraiment cool, je kiffe.
On discute dehors avec tout le "gratin" de la scène locale. Les retours sur la soirée acoustique de jeudi sont nombreux et arrivent de tout horizon. C'est tout bonnement super. A priori les gens du public ont autant kiffé que nous sur scène. Les deux bluesmen du moment à Strasbourg, en les personnes de Dirty Deep et Thomas Schoeffler JR, nous motivent pour une dernière pinte de Guinness au Nelson pub. Bon OK, mais juste une alors ! Nom de Dieu, il est déjà 3h15. pfff ça commence bien cette tournée. Un petit câlin à mon petit chat et au pieu ! Demain, c'est pénard, day-off.

Je vous passe bien sur ma journée de dimanche qui n'a consisté qu'en une glande phénoménale entre mon lit, le ménage, mon ordi, ma quête pour délivrer cette conne de Zelda et un film assez mauvais sur une bande de super héros en collants et d'une bonnasse au visage figé en mode duck face pendant 2h au ciné avec des potes.

c'était Francky Maverick pour les Los Disidentes del Sucio Motel. A demain pour la suite... Ou plus tôt. Ou plus tard... who knows ?;-)

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Publié le 13/05/2012 à 04:18
Édité le 13/05/2012 à 04:28

Los Disidentes del Sucio Motel Tour #1

03 Mai 2012, il est 13h44. Nous sommes 6 dans un van Renault Master vert étincelant. A ma gauche, la route ; à ma droite 2 mec jouent à "Left for dead" sur XboX et se prennent la tête sur qui passe le premier ; devant, le chauffeur, Rayban sur le nez, concentré; à coté de lui 2 autres gusses, l'un rédige des mails, pendant que l'autre lit un recueil d'interviews de Freddie Mercury. Il fait beau et chaud, malgré les estimations initiales de Météo France, tout avec du Queen dans les tuyaux. Tuer du zombie, sur un tel fond sonore, ça n'a pas de prix. Nous avons dormis 5h cette nuit, après un trajet Prague - Strasbourg nocturne et c'est dans ces conditions que je vais tenter de vous faire partager notre vie en tournée.

Nous sommes tout d'abord partis le 27 avril, lendemain d'une soirée extraordinaire avec l'International Unpluged Rock n' Roll Socitety à la Laiterie (Strasbourg) qui nous laisse encore des étincelles dans les yeux lorsque nous en parlons. Nous avons bossé toute la journée du lendemain pour la plupart d'entre nous. Un boulot qui ne nous passionne pas vraiment, mais qui a l'avantage de nous assurer un confort matériel et de vivre notre passion sans précarité tout en nous donnant quand même le sentiment d'être utiles à la société. 18h30, je passe chercher Billy à son taf et nous traçons retrouver le reste de la troupe pour partir pour Nancy au départ du Super U de Brumath, l'un de nos points de rdv fétiches. Nous jouons ce soir au 915Kafé. Nouvel établissement de la ville ouvert fin d'année dernière et sur lesquels les retours sont unanimement positifs. 2h de route environ pour arriver sur Nancy et 30min de plus rien que pour se garer. On ne connaît que trop bien cette situation. Vous savez, celle qui consiste à parquer un van de 4m de long dans une petite rue à sens unique en plein centre ville. en travaux bien entendu. 3 tours de quartier plus tard, on arrive à se poser devant le bar où Julien vient nous accueillir avec un grand sourire. Nous commençons à décharger le matos pour la première fois. Ce soir, c'est cool, on joue avec A Very Sad Story, groupe de metal local aux sonorités entre Black Label Society et Crowbar bien groovy et lourd, qui nous prête une bonne partie du backline. Petit tour très rapide des lieux et on nous emmène dans un excellent resto de gastronomie de République Dominicaine. Apéro, puis plat unique pour tout le monde, mais la bouffe est tout bonnement excellente et le service plus qu'agréable ! Voilà une très bonne entrée en matière pour cette soirée. L'estomac bien rempli, on retourne à la salle regarder le set d'AVSS. Le son est vraiment bon. Ca joue fort et bien ! Petite pinte d'Affligem fruits rouges bien fraiche et c'est parti pour la première date du tour. Ce soir, nous tentons notre nouvelle disposition de scène. Bobby et moi avons interverti nos places, tandis que Sonny passe clairement en front. Cela nous a paru plus logique, vu l'évolution vocale du groupe sur nos derniers morceaux. En effet, Sonny et moi, sommes désormais plus des chants lead, tandis que Bobby a plus un rôle de backing vocal musclé. Espérons que cette décision soit la bonne.

Des amies et amis ont fait le déplacement ce soir et ça fait toujours plaisir à voir, notamment les Wheelfall, The Nunchaks et les Pretty Deadly. La scène est assez grande, il y a de la place pour le matos, le volume sonore est bon et l'affluence est là ! Déjà une bonne centaine de personnes sont prêtes à se prendre du gros son dans la face avec motivation. Il y a même des gens dans l'escalier qui monte sur la petite mezzanine au dessus de la scène. Yeah plutôt sympa comme config' de salle. 4 coups de charley, et c'est parti pour 45 minutes de stoner rock bien burné. Depuis quelques concerts, nous tournons sur une setlist option pot-pourri de tout ce que nous avons pu enregistrer depuis 4 ans. Des titres de Soundtrack from the motion pictures, du split vinyle East side story et du prochain album à venir. Il commence à faire chaud sur scène et dans le public. On aperçoit des têtes bouger, des cheveux voler et certains se risquent à chanter un peu de yahourt lyrics. "Vous aimez les Beatles ici ?", " . ", "Ok, vous êtes plus Black Sab' je pense", "OUAAAIIIIIS !!!", "Tant pis pour vous, on va la jouer quand même". Fin de set bien énergique et au final, si, ils aimaient bien les Beatles. Comme d'hab !

On glande un peu autour du merch. Ce soir ça vend bien. On écoule les derniers exemplaires du split de notre première livraison. Bordel, mais comment on va tenir jusqu'à Paris ? Est-ce qu'on sera bien livrés à temps chez Mathieu Yassef ? Tant pis, on vend nos propres exemplaires et on improvisera après. Là-dessus on a vraiment merdé ! Partir en tournée pour défendre un split, et n'en avoir presque pas à vendre. PARFAIT ! Chargement du camion, quelques derniers verres et dédicaces d'affiches avec l'équipe des lieux (super sympa!!!) et nous traçons vers Strasbourg, car demain, on joue à la maison !! Il est 4h30 du mat' je me pieute. Bonne nuit.

c'était Francky Maverick pour les Los Disidentes del Sucio Motel. A demain pour la suite...

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