Xiao_Marv
Xiao_Marv - 116 msg
Terrier : Moëze

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Publié le 07/12/2005 à 09:31
Édité le 17/02/2006 à 03:20

[Cine] -> RuGuo * Ai (trad: Perhaps Love)

Une éternité sans avoir mis les pieds dans les salles obscures, et je le regrette. A l' instar de la scène musicale, toutes les industries de l'art et du divertissement en Chine profitent enfin d'un budget à la hauteur de leurs ambitions. Après le 7 Swords de Tsui Hark, les productions Hero / Tigres et Dragons / House of Flying Daggers de Ang Lee et Zhang Yimou, le ciné chinois orienté mainland (en gros en mandarin, pour le public hors HK et Taiwan) nous en mettent plein les yeux, et à la vue des bandes annonces, les futurs productions (genre A Tall Story) promettent de mettre une autre bonne claque de la dimensions des plus grosses super prod américaines.

Revenons à nos moutons, sur le papier, ce Perhaps Love dispose d'un réalisateur qui m'était inconnu (Peter Chan), mais de VRAI acteurs, et non de simples chanteurs aux dents blanches en manque de marketing ( Takeshi Kaneshiro - tous les Wong KarWai ?, du Johnnie To et Du Zhang Yimou entre autres (Fallen Angels ... / Turn Left, Turn Right / House of Flying Daggers), Zhou Xun (vu dans Suzhou River / La Petite Tailleuse de Balzac / et surtout l'énorme Hollywood, Hong Kong de Fruit Chan) et...... a be si il en fallait un, Jackie Cheung membre du quatuor CPop des 90's avec le brave Andy entre autre, mais pour une fois c'est justifié car ce Perhaps Love est une comédie musicale, et la puissance vocale de M Cheung est impressionnante...

Le pitch, c'est dans le titre, ça parle d'amour. Un réalisateur organise une comédie musicale dont les trois acteurs principaux jouent leur relation triangulaires à l'écran à travers la réalisation. Là ou habituellement je suis assez hermétique (le sentimental chinois étant généralement ultra poussif), l'histoire passe sans aucune longueur, grâce aux nombreuses vrai / fausse scènes (film ou film dans le film), à la grandiloquence des scènes musicales (on en reviendrait presque à du Busby Berkeley dans la folie du Shanghai des 30's : costumes, nombres de danseurs, chorégraphie et le chant de Cheung), et aux nombreuses références inratables sur la société contemporaine chinoise (la scène du retour à Pékin, la relation face au rêve américain, l'appât du gain, l'opportunisme et une société en rapide mouvement).

Et aller, pour la gent féminine (ou masculine, pas de jalou), Kaneshiro reste THE beau gosse du ciné chinois, et aligné avec Zhou Xun (elle en aura fait des rôles de "pute"...), on rentre dans du grand couple.

Pour conclure, si par hasard ce film sort sur les écrans français dans une cinémathèque près de chez vous en vo, foncez, vous serez pas déçu, c'est de la superprod chinoise, sans longueurs, et intelligente... loin d'être ultra profond, c'est du bon divertissement, et les scènes musicales sont mémorables.

Site officiel du film (anglais/chinois)

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