Xiao_Marv
Xiao_Marv - 116 msg
Terrier : Moëze

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Publié le 16/11/2005 à 03:30
Édité le 17/02/2006 à 03:13

Vialka @ Little Bar (Chengdu) 12/11/2005

Passé la porte, entrevoit la batteur peruque verte hurlant dans un micro perché sur sa grosse caisse... bon :

- C'est quoi comme genre ?
- Une sorte de Herbie Hancock trash metalo punk...
- Haaaa en passant la porte, ça me semblait limite free jazz !
- Ouai c'est ça, du trash punk gypsy jazz...

Fin du concert, pas mieux. Les Franco-Canadien de Vialka font véritablement du trash punk gypsy jazz. Une batteur et un guitariste dans la frénésie de leur tournée mondiale (Chine calée entre Nouvelle Zélande et Ethiopie) égrainant leur bonne humeur et leur énergie sur leur passage. Inspirations tantôt gitane (on a envie de claper des mains au coin du feu sur le chant tziganne desacordé), tantôt jazz (les solos guitare, impros batterie, structures des compos), et tantôt franchement punk (ça dépote sévère, les riffs crèvent les enceintes et la batterie mitraille).
Donc voilà, plutôt dur à commenter, mais définitivement à découvrir, c'est frais, différent, délirant et il s'en dégage un vrai bon esprit.
Ils devraient revenir en France à la fin de leur tournée, ne rater pas l'occasion de passer un bon moment.
EP disponible via les Dijonais de Maloka et Manufacture.

Liens supplémentaires:
Site Officiel
Page Maloka (mp3 + VPC)

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Publié le 14/11/2005 à 03:17
Édité le 17/02/2006 à 03:22

Wang Lei @ Age Of Red (Chengdu)

Retour sur un hot pot Sichuanais, donc Wang Lei v2 après son concert de fin Sept, et cette fois ci, il est venu présenter ses dernières créations éléctros, épicées, bouillonnantes (d'ou hot pot)... plus de groupe, plus de reggae, retour aux sources, juste lui et son compère, deux vj, un mc, des yeux perplexes... et des machines.
Images d'High Tone en fond pour un début de set imprégné de dub, prenant calme, l'influence française (High Tone) a du laisser des traces. Cadre d'Underground Electro oblige (soirée axée techno-bouge ton popotin), il passera rapidement à des sonorités moins organiques. Le mix s'enflamme, avec des beat techno hardcore à la Laurent Ho, appuyés par des samples d'opéra chinois, le tout sur des visuels de fables d'antan. L'heure d'ouverture verra se succéder des passages hip hop bien gras et sensuelles, renforcés par le violoniste oeuvrant avec Proximity Butterfly, MC en forme d'un soir ; de passages transcendants dans la ligne d'un Lifeforms de Future Sound Of London ; d'attaques drum n bass dans la veine de Manu le Malin pour les speedés du soir ; et de déconstructions arythmiques, sur lesquels surgissent des samples, boucles, allant jusqu'à des mix de bruits blancs dans une démarche Nic Endoienne. Bref, Wang Lei maîtrise un peu tout, et le démontre, le tout est orchestré magistralement, on regrettera cependant les trop fréquentes cassures de rythmes, qui certes, gardent les sens en éveil et défient le bulbe, mais qui ne facilitent pas l'exploration et l'immersion complète dans un domaine. Genre le cd 2 d'Intelligence et Sacrifice (Alec Empire), c'est mieux chez soi qu'en boîte...
Le cerveau du hot pot (trad: le cerise sur le gâteau), le morceau de clôture calmera tout le monde par son retour à une base drum/bass et ses langoureuses attaques dans les aigus. Inspiré du chant des baleines ? va savoir...
Wang Lei cloture sous les applaus, il a apprivoisé ses bêtes, et les a dompté, car ce qui ressort de ce set, c'est bien une certaine facilité a jouer à l'émotion, à travers le canal des machines, sortant le son et les humeurs qu'il ressent sur le moment. De l'impro éléctronique...
S'en suivra, un set de Joel et de son compère allemand. Chez lui, Wang fait la teuf et scoop, les moines taoïstes savent danser.
Ayant déjà vu, je passerai par la porte de sortie...
Une fois au lit, ma brève discussion avec Wang me fais réellement penser qu'il n'est pas près à laisser son chez lui pour se délocaliser dans nos contrées.

PS: alors, le WangTone qu'en sera-t-il, pas de révélations donc mystère. A la vu des deux concerts (sans compter ceux d'High Tone), il y a de quoi être impatient. La dose dub sera forcement là, mais ce soir Wang Lei a démontré qu'il a beaucoup d'autres cordes à son arcs et qu'il n'est pas du tout dans une phase musicale exlusive... qui vivra écoutera...

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