|
Object
... ou quand bien jouer ne suffit pas.
On peut [aisément] certifier que les 4 garçons interprètent [très] bien leurs compositions sur scène. Mais bon sang, certains silences entre les titres étaient [vraiment] déconcertants. On aurait pu se croire en répétition durant les blancs. Ouais, je sais : Stedim râle souvent sur les prestations scéniques. Mais, les gars, c'est parce que ça ne s'improvise pas ! Rares sont les artistes qui respirent naturellement sur scène. Alors pour les autres, et bien, ça se travaille [Vive les résidences !]. Mais stop ! Il n'est pas question d'oublier qu'Object a su offrir son répertoire au public avec implication et jolies nuances. Le combo sait osciller entre retenu et explosions. Aux côtés du chanteur investi dans l'instant, c'est le guitariste qui aura relevé [particulièrement] la sauce avec sa science du delay [effet sonore sonore nore ore re .] grâce auquel il offre des dimensions parfois vertigineuses aux compositions. Bon, allez, j'peux dire aussi que le bassiste, il tournait un peu trop le dos au public ? Non. Bon, j'le dis pas.
[www.object.fr]
Utopium
... ou le duo de Gibson volantes.
C'est une bonne nouvelle : Utopium sait très bien restituer son univers sur scène. Ce soir-là, le quatuor a joué les titres de son nouvel album [No memory man] avec inspiration. La force aérienne qui caractérise le nouvel opus était bien présente. L'utilisation de guitares Les Paul est finalement une belle idée pour créer des dimensions aussi puissantes que planantes. Les titres s'enchaînent. Utopium se montre un peu plus interactif avec le public mais toujours pas assez à mon goût [je sais, je suis chiant]. Les titres des chansons sont annoncés, la pub de l'album en vente au stand est faite [je te conseille fortement de te le procurer d'ailleurs ! ... puisque tu arrives trop tard pour le gagner ici] mais, au-delà de ma sympathie que les gars dégagent, il manque un je-ne-sais-quoi. Mais je persiste car il y a un je-ne-sais-quoi-d'autre.
[www.myspace.com/utopiummusic]
Fony
... ou l'énergie pro.
Venu d'outre-manche, ce gang a mis la barre beaucoup plus haut d'entrée de jeu car se mettant de suite dans le rouge [comme j'aime] ! Le gang a prouvé de suite qu'il sait jouer fort, brutal et avec une mise en place irréprochable entre power rock et métal. Le batteur a remporté le prix de la caisse claire la plus violemment frappée durant tout un set [aidé parfois par le singer ayant son propre matos de percu]. Fony bouge, Fony saute partout, Fony travaille les ambiances, Fony chante haut et clair [bassiste et guitariste rythmique aux choeurs], Fony a indéniablement l'expérience de la scène, Fony est désinhibé, Fony déchire les tympans et remercie systématiquement le public, victime consentante. En bonus, si tu aimes la rockstar attitude du brit' singer [taraudé, en transe travaillée, en combat avec lui-même parfois façon Rainman], alors c'est tout bon pour toi. Me concernant, c'est un rien too much mais j'avoue que j'ai aimé que le gars, souhaitant attaquer un nouveau titre seul avec une gratte électro-acoustique, voyant qu'il était trahi par la technique, ne se soit pas démonté une seconde et aura simplement choisi de la faire [very quiet] offrant ainsi un moment intimiste intéressant à l'auditoire avant qu'il ne soit rejoint par sa bande. 22h30, fin du set. Il reste un peu de temps ? Qu'à cela ne tienne : Fony revient aussi sec sans se faire prier car surtout pour se/nous faire plaisir !
[www.fonymusic.com]
Il n'y a pas de bon concert sans bon public alors quid ?
Et bien, hormis le fait qu'il n'y avait pas spécialement foule, une fois de plus [ô rage, ô désespoir], je l'ai observé [le public] se clairsemer de plus en plus en s'enfonçant dans la soirée. Le phénomène est identifié et l'étude semi-scientifique réalisée en live montre simplement que la foule principalement composée d'amis et relations des groupes guests se tire tout simplement après le passage des potes artistes. Carton rouge ! On était vendredi soir pourtant [n'allez pas me dire que 22h45 ça fait tard !! Moi-aussi, j'prends le métro] ! Ca voudrait donc dire que tous ces pékins n'aiment pas véritablement le rock ? Quel dommage ! D'autant que le groupe le plus accompli, scéniquement parlant, et hôte de la soirée était bien Fony qui s'est retrouvé à tout déchirer devant [vraiment] peu de personnes...
> Commenter le blog.
Tags :
|