Stedim
Stedim - 4 msg

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Publié le 28/03/2006 à 13:56

LaFamily chronique Experimental Karma System [!]

La première fois, ça m'a laissé de marbre. De ce vide, je n'ai tiré qu'une déception. Je suis un mec gentil qui est [souvent] déçu quand il n'est pas touché par des artistes qui l'ont sollicité. De plus, c'est tout sauf agréable que d'informer des zartiss' que "non désolé ça l'fait pas vraiment et j'peux donc rien pour vous les gars !". Puis j'ai réécouté en m'impliquant beaucoup plus. Au casque. Et là, bingo ! J'ai tripé. Je ne suis pas là en train de t'expliquer que je sais m'auto persuader qu'une musique est bonne pour pouvoir écrire un tant soit peu dessus. Non. Je suis [subtilement] en train de t'amener [doucement] à l'idée que l'Experimental Karma System ne s'écoute pas n'importe comment, n'importe où, avec n'importe qui, bref, dans n'importe quelle circonstance.

Ces quatre musiciens, scientifiques des ambiances, me font penser un instant à Bëat In Zën [avec le côté sombre en moins]. Inutile de chercher d'habiles synonymes pour décrire leur musique. Je préfère les citer : electro-dub, funk, jazz progressif teinté de trip-hop et de couleurs psychédéliques.

L'EK's se présente au monde avec un premier maxi [4 titres] tel une carte de visite en cube démontrant l'étendue de leur savoir faire. Passée ma non-réaction initiale, je me suis dit : Tiens, cool. Voilà une ambiance club qui va me changer des compils Bouddha Bar saturées d'électronique froide ! Car nous sommes ici en présence de véritables musiciens [batt/bass/gtr] qui annoncent d'ailleurs avoir fait les prises en semi-live. Mais me disant cela, j'étais encore loin du compte car [quel foutu suspense !], une fois pleinement immergé dans l'univers EK's, c'est à mes amis réalisateurs que j'ai eu envie de proposer leur musique. Ces quatre titres sont autant de couleurs distinctes à poser idéalement sur des oeuvres cinématographiques.

Ayant bien plus de reliefs qu'une simple musique d'ascenseur pondue par un DJ [sur]médiatisé, ce premier maxi est un bon premier coup ! Je le range sur la même étagère que Yerban Kuru. Et à mon avis, ils peuvent aller bien au-delà de leur cercle de connaissances ! De vrais bons zicos au service des ambiances pour non pas soigner ton Karma mais le développer, l'ouvrir, le faire réagir... en un mot... l'épanouir... Haha.

Maintenant, petit padawan, la suite est sur leur [excellent] website [www.experimentalkarmasystem.com].

Stedim
[LaFamily]
www.lafamily.asso.fr

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Publié le 16/03/2006 à 09:59
Édité le 16/03/2006 à 10:03

LaFamily présente In Extremus au New Morning !!







le 15 avril 2005
pour le 3e tour d'Emergenza
au New Morning !
(7-9, rue des Petites Ecuries 75010 Paris)

La place est à 10€ en prévente [15€ sur place]
et offre remarquable :
In Extremus vous offre un CD Maxi d'inédits avec chaque place !

Comment obtenir ces places ?
Elles sont simplement à retirer
au 92, rue de Rochechouart 75009 Parisauprès de Rom1 (01.49.95.09.75)
entre 14h et 18h.

[ www.inextremus.com ]

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Publié le 13/03/2006 à 21:28
Édité le 13/03/2006 à 21:31

LaFamily chronique Udi Kagan [Tears & Candies]

Dehors, il pleut et la nuit va bientôt envahir les rues. Alors faisons une pause et asseyons-nous à la cool dans un pub quelque part à Paris ou Tel-Aviv pour découvrir un jeune mec [23 ans] qui porte déjà [au mieux] son costard sombre d'homme ayant vécu [du vilain]. Udi Kagan, c'est son nom, a décidé de prendre le contre-pied de son jeune passé hors du commun. Accompagné de musiciens [bien] choisis, il signe chez Baïdjan records, un beau premier album [Tears & Candies] de 12 titres.

Udi Kagan, c'est une voix particulière tantôt mélancolique, tantôt révoltée. C'est aussi [et surtout] un vrai sens de la mélodie que ce soit seul assis à un piano ou guitare en bandoulière, seul encore ou [bien] accompagné. Dès la seconde écoute, on se sent en compagnie d'un familier et on se prend à chantonner [en anglais] avec ce non-inconnu.

Les gouttes de pluie coulent sur la vitre, déforment notre vision du dehors et le folk/rock lent d'Udi, lui, s'installe [sereinement] à l'intérieur du pub. Ca passe par différentes couleurs, différentes profondeurs. Comme différentes productions selon les titres. Ca pourrait être critiquable si on y voit un manque d'homogénéité mais, personnellement, je l'aborde plus comme une carte de visite à plusieurs facettes car il s'agit bien ici de faire connaissance avec un nouvel artiste. Et j'ai bien le sentiment d'en découvrir un vrai. Trinquons aux belles rencontres !

Sobre, classieux et étonnamment authentique. Voilà comment j'ai envie de qualifier ce [Tears & Candies], autant dans le visuel de cet agréable digipack [noir&blanc teinté de rouge sombre] que dans la musique délivrée durant ces 12 titres. Ce CD est à placer sur la même étagère que Nick Cave, Sid Barret et Chris Isaacs. A mes yeux [et oreilles], le folk/rock d'Udi Kagan est simplement intemporel et il m'est [vraiment] agréable d'ainsi découvrir un artiste qui semble avoir trouvé son style au premier jour. Ca me donne envie de lui souhaiter le meilleur sur la longueur et surtout de suivre l'individu dans ses futures pérégrinations sur scène comme en studio. Si tu veux être du voyage, commençons donc par nous retrouver chez Baïdjan records [www.baidjan.net]. La pluie a cessé. On ferait bien d'en profiter. Laisse, le verre est pour moi. Ah, au fait ! Udi Kagan est aussi en écoute sur [l'excellente] Radiocéros. Tu me diras ce que tu en penses. Moi, j'aime beaucoup Buddha Risin' ainsi que Factory man. Ciao.

Stedim
[LaFamily]
www.lafamily.asso.fr

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Publié le 10/03/2006 à 13:05
Édité le 13/03/2006 à 21:35

LaFamily chronique Semyorka [Happiness for sale]

LaFamily sait suivre les artistes qu'ils croisent et le prouvent une fois de plus avec Semyorka, chroniqué une première fois en mai 2005. On retrouve aujourd'hui le trio non pas pour une démo mais pour un véritable maxi 6 titres intitulé "Happiness for sale". Quelle différence ? Et bien la qualité de production, très cher ! Je dirais même de l'autoproduction. Ainsi que le fait que tu peux te procurer [acquérir] ces 24 nouvelles minutes et 15 secondes via leur website [www.semyorka.com] dans un beau coffret cristal [même si le mien a encore été tabassé par La Poste].

L'Electro Rock de Semyorka est toujours entre l'entêtant et l'hypnotique. Certains titres [Trivial Song / Lolita Superstar] jouent habilement avec les haïkus et les beats simples pour griser l'auditeur. D'autres [Sans Francisco, Song for the men - justement en cyber-écoute totale], plus récents, décollent et mettent en avant une voix féminine plus libre qu'avant et accompagnée d'instrus plus riches. [This is a trivial song / This is a trivial song / This is a trivial song me chuchote la voix qui se fait volontairement monocorde, grave et féminine].

La caractéristique principale de Semyorka reste bien cette facilité [déconcertante] à composer des songs riches et pourtant étonnantes de simplicité : Une voix [parfois deux], des riffs de guitare pop/rock, une basse assise, des beats machine simples, quelques sons electros et Semyorka te crée tout un univers cohérent [et attirant].

Même si l'actuel trio cherche son batteur, je reste sur mon idée initiale que les scènes idéales de Semyorka sont les night clubs et autres dancefloors. Par ailleurs, personnellement, je suis bien content de voir Semyorka avancer car c'est actuellement, de ma lucarne, un des combos qui se bougent le plus pour y arriver [où ? Au top, très cher !].

Semyorka, à écouter avec légèreté mais sans modération [!]

[Lolita supersta-ar / Lolita superst oh ta gueule Stedim !]

Stedim
[LaFamily]
www.lafamily.asso.fr

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Publié le 05/03/2006 à 18:52

LaFamily chronique Tracy Gang Pussy [Black]

Sais-tu à quoi on reconnaît à coup sûr du bon punk rock ? ... ... A l'absence de concession ! Ca veut tout et rien dire et c'est pourtant une méthode [très] fiable. La dernière fois que je l'ai éprouvée, c'était il n'y a pas si longtemps avec Jack's Cannonball. C'est aujourd'hui une nouvelle fois le cas avec Tracy Gang Pussy qui fait son entrée dans le rade avec un digipack flamboyant et dangereux comme un flingue à 10 coups. Mais attention, ça part en rafale : Il ne faut que 35 mn pour défourailler la totale et aucune des cartouche ne se la joue "slow de l'été". Non. Pour te décrire le sleazy punk rock de Tracy Gang Pussy, je suis tenté de t'évoquer un certain Velvet Revolver. Et j'irais même jusqu'à chuchoter un "Appetite for destruction". Là, je vais et remonte loin, je sais. Mais j'assume ! Et eux aussi ! Le résultat studio de cet EP est étonnamment [live] et c'est une force, à mon sens, dans ce genre puisqu'on s'y doit précisément d'éviter les compromis ! Exit les arrangements malhonnêtes et les bidouilles pour maquiller les faiblesses ou plaire aux minettes ! Ici, rien de tout ça ! C'est une grosse locomotive à vapeur black qui fonce tout droit dans la nuit de la toute première à la toute dernière seconde. Et moi, à cheval sur la grosse caisse, je suis à l'aise dans mes Go West Predator. En parlant de grosse caisse, c'est bien la batterie qui emmène tout le monde avec une efficacité redoutable. Se greffent dessus une basse jouée au médiator, deux guitares saturées d'overdrive qui se complètent parfaitement dans les riffs et une voix qui a mangé du gravier et bu de la bière à outrance [comme il se doit].

Si jamais un petit auditeur perdu [et téméraire] venait à douter de la capacité du gang à faire trembler les murs du rade du coin à coup de décibels rageurs, la dernière piste de l'opus est là pour mettre les choses au clair. Cette prise live [de très bonne qualité] signe le quod erat demonstrandum et renvoie tout le monde au comptoir. J'ajoute à ça, pied tendre, que le titre « Black » est un vrai tube potentiel [pour peu qu'on lui offre les moyens de se faire entendre] et que le gang en a déjà tiré un clip disponible sur leur website [www.tracygangpussy.com].

Je résume ? Le sleazy punk rock de Tracy Gang Pussy est de lignée authentique et, bien servi par une production moderne, se boit sec comme un Jack Daniel's. A suivre de près ! Pour peu que Revlon, Regan, 8-balled et Sucide restent intransigeants, je veux bien parier que les prochaines cuvées seront « Silver Select ».

Stedim
[LaFamily]
www.lafamily.asso.fr

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