Stedim
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Publié le 26/02/2006 à 22:27

Stedim - review de Chimères [+ Krisha] à La Java [75]

Tu connais La Java dans le Xe arrondissement de Paris ? Au fond d'une cour dans un quartier qu'on dit populaire. Une salle toute en longueur, en sous-sol. Un air d'antan. Un double escalier, un dancefloor bordé de tables + banquettes rouges fatiguées. Ca sent l'humidité. Il fait un peu froid mais l'endroit a son charme. On imagine des époques, un passé révolu. Ces néons de lumière noire ne devaient pas exister : ringards mais amusants un moment. Important : Les bières sont ici sensiblement moins chères qu'ailleurs. Bon point. Il y a donc un dancefloor mais, ce soir, il ne sera pas foulé avant 23h. Car la première partie de soirée est consacrée à du spectacle vivant : 2 duos en l'occurence. Chimères a convié Krisha pour leur ouverture.

Krisha

21h20. Deux mecs sombres derrières des lunettes, 2 micros, plusieurs guitares, 1 iBook pour les boucles. Que vais-je bien pouvoir t'écrire sur Krisha ? Disons que ce duo masculin développe sa musique dans la souffrance. La pop rock psychédélique est annoncée à fleur de peau et mes nerfs font [rapidement] de même car ça commence par plusieurs minutes de geignements et cris sur une musique dark. Bien sûr, tu comprends là que je n'étais pas dans le move et, sur la durée, je n'ai finalement [pas] réussi à y entrer. De ma fenêtre, le monde de Krisha n'a pas réussi à s'installer, ce soir-là, dans La Java. Un manque de relief. Une mauvaise balance [voix lead trop en avant]. Une présence scénique à développer. Un échange avec le public trop timide [certains silences furent déconcertants]. Lunettes tombées, les deux [finalement gentils] garçons ne jouèrent pas comme si c'était la toute dernière fois. Mais je reste persuadé que Krisha peut [ou pourrait] réussir en d'autres circonstances [et après avoir vraiment intégré leur propre musique et ses émotions pour mieux les restituer]. Je te passe la main : www.lemondedekrisha.com.

Chimères
Un break puis ce sont cette fois deux jeunes femmes qui prennent les guitares en bandoulières. Un univers visuel est présent d'entrée. L'originalité des chimères se place d'abord dans la projection d'images et ambiances électroniques en fond de scène. Le duo s'annonce perfectionniste et je veux bien le croire constatant que des messages en rapport avec les titres joués passent en arrière-plan. Anne-Sophie et Vanessa ont compris que le salut réside dans la démarcation et nous faisons bientôt connaissance avec Nina, le troisième et cyber-membre du groupe en tant que batteuse virtuelle [et tendance] les accompagnant sur trois songs. Leur electro noisy rock se veut original dans les compositions et l'interprétation. Le jeu de guitare est minimaliste et les voix ne sont pas [grandes] mais les deux complices sont en chemin pour trouver [définitivement] leurs personnages car elles semblent [en vouloir] et ne pas [du tout] être freinées par divers complexes. Cela est probablement dû en grande partie à leur volonté de revendiquer une identité [cf le titre de leur maxi]. A l'écoute des textes qui ne sont en rien déconnants [au contraire], on comprend que les Chimères clament une certaine révolution pour une liberté arc-en-ciel. J'aurais pu le réaliser plus vite en observant mieux le public mais que veux-tu, peut-être suis-je un rien ingénu à jeun. Je n'ai pas vibré mais je t'invite à découvrir ces artistes par toi-même via leur agréable et complet website : www.chimeres.com [et pourquoi pas à La Flèche d'or le 3 mars prochain].

Remontant l'escalier de droite, deux Corona's dans le bide, 10 clopes dans les poumons, je "réflexionne" : Que cela résulte d'un choix artistique ou d'un manque de "bonnes rencontres", la formule du duo est de plus en plus souvent constatée. Symptôme d'une réelle volonté d'aller au bout du trip ! Je garde une nette préférence personnelle pour les groupes complets. Sans argumenter plus, il est facile de comprendre que le duo posé sur des machines est un défi [difficile à relever] ne serait-ce que concernant la richesse musicale et la présence scénique. Les chimères sont en passe de réussir [même si je ne suis pas entrée, là non plus, dans le move] et Krisha doit persévérer. J'ai alors une pensée pour This is the girl, duo rock influencé par la scène de Seattle qui, sans autre chose qu'une batterie, une guitare et deux micros, savaient développer une véritable énergie. Une dernière pensée pour le faible public qui plus est constitué de proches. La démarche n'est pas aboutie. Il manque quelque chose. Ou quelqu'un [!]

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Publié le 26/02/2006 à 19:24

LaFamily chronique T.A.Z. [!]

TAZ - Maxi

Régulièrement, du chaos de mon burlingue, émerge une bande de frappadingues du genre "On ne se prend pas au sérieux mais on fait toujours notre musique sérieusement" [et là, je cite ZZ Top dans le texte]. Autrement dit, des artistes alliant talent et fun. De plus, ces loustics sont souvent bons instrumentistes. C'est le cas cette fois encore !
Aujourd'hui, la bande qui met le dawa dans mes piles de CDs, c'est TAZ ! TAZ comme Tous Au Zoo ! Tout est dans le nom ? Est-ce un concept ? Une révélation ? Is it a bird ? A plane ? Non, c'est... Les décibels de TAZ sont rock et funky et viennent du 77 [on note quelques incursions dans le 75] !
Pour t'expliquer de quoi il retourne, j'avais envie d'évoquer Wolfunkind avec qui TAZ a un point [scénique] commun : Ils ont ouvert pour Fishbone. Mais j'ai [précisément] trouvé la référence ultime : TAZ est dans la veine des premiers albums des Red Hot Chili Peppers !! [Blam !] Attention, si tu ne connais pas véritablement les premiers albums des RHCP, tu ne sais pas forcément de quoi je parle [Dans ce cas, écoute TAZ ! Ha ha ha]. En d'autres termes, c'est du funk énergique [on pourrait souvent pogoter dans la bonne humeur], c'est des passages bien rock, d'autres qui surprennent, des breaks, des orchestrations tout sauf monotones, une basse qui slappe ou s'arrondit, une batterie qui transpire, des guitares qui envoient du bois en clair comme en saturé [avec des chorus !], un chant [ici en français] à multi-facettes et au flow souvent rapide et aussi des choeurs potaches.
Ouais, plus j'écoute, plus c'est flagrant : C'est spicy façon piment chilien rouge et fort. Et si je reste ainsi ici gisant sur le parquet, ce n'est en aucun cas à cause de ma cuite d'hier soir. Non. Vas donc te faire ta propre opinion sur www.tousauzoo.fr.st ! Leur dernier maxi [4 titres] y est en écoute totale [Big up pour cette générosité ! C'est bien ainsi qu'on finit par sortir du lot] A cela, puisque la musique n'est pas faite pour prendre la poussière, TAZ ajoute 2 titres [old mais pas obsolètes]. Enfin, me relevant, je te souffle [non pas mon haleine chargée mais] que TAZ sera le 10 mars à l'Espace B [75]. Tu vois une raison de ne pas y être ? Moi pas.

Stedim
[LaFamily]
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Publié le 22/02/2006 à 21:20

LaFamily chronique Aéria Microcosme

J'ai été [touché] par le Rock atmosphérique d'Aéria Microcosme. J'ai été [touché] par ces instants de différentes couleurs, sereins ou explosifs. J'ai foulé avec gravité un sol d'automne. Marchant lentement ou fuyant à grandes enjambées. J'ai vécu des envols emprunts de mélancolie ou de nostalgie voire de révolte. Selon. J'ai [re]vécu tous mes remords et [re]senti tous mes regrets. J'ai été envahi d'espoirs ou de colère résignée. J'ai bombé le torse et suis tombé à genoux. Bref, comme tu le lis, je vais à outrance dans les métaphores car je ne sais pas [vraiment] comment t'exposer à quel point j'ai été [impacté] par la musique d'Aéria Microcosme. C'est une [véritable] et belle découverte.

Jouer du Rock atmosphérique est [toujours] un pari risqué car il faut une sensibilité exacerbée et [souvent] un belle maîtrise des instruments pour composer et orchestrer de tels instants de grâce, intimistes ou puissants. La magie d'Aéria Microcosme résulte de la coalition de 5 enchanteurs et enchanteresses : C'est le piano de Nina toujours fluide, tantôt au goutte-à-goutte, tantôt comme une vive cascade. C'est une base rythmique [basse/batt] inventive amenée par Yohan et Murray qui, à eux deux, évitent tous les stéréotypes et donc surprennent subtilement. Ce sont les guitares tantôt claires et posées tantôt rageuses de Baptiste. Enfin, c'est la belle voix de Béra qui mêle très bien technique et musicalité - au point de se placer tel un instrument additionnel au sein de la formation et jamais comme une simple conteuse.

Mon unique réserve est sur le mixage qui a parfois laissé la voix un peu trop en retrait. Et je vois ce détail comme caractéristique de la démarche artistique que je crois comprendre : Aéria Microcosme, c'est une entité unique qui délivre des compositions à considérer dans leur ensemble car ne cédant à aucun format standard. C'est ainsi que tu pourras véritablement t'approprier les émotions qui y sont contenues et peut-être, comme moi, les ressentir sans retenue [ambitions illusoires, métamorphose], gorge serrée et demi-sourire. Je ne peux que t'inviter à faire en sorte de découvrir par toi-même les forces d'Aéria Microcosme via ce premier maxi 6 titres [éponyme, cohérent, bien autoproduit] car moi, je choisis de me taire ici de peur d'être [bien trop] dithyrambique sur le sujet.
La suite ici : www.aeriamicrocosme.com.

Stedim
LaFamily
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Publié le 17/02/2006 à 15:19

LaFamily chronique Crisis Crew

Haro sur les baSSes ! Les instrus de Crisis Crew viennent du sous-sol. En puMPant les potars graves, ce quintet lillois t'envoient sa Fusion Hip hop / Metal direct dans le bide. Dekko, Marko, As'2 Pik, Asfalte et Bastien débarquent avec un premier maxi 4 titres éponyme [15mn et 10s] bien produit, bien rentre dedans !

A l'heure où Silmarils annonce pour la rentrée 2006 un nouvel album plus rock que metal et un chant plus mélodique, j'ai envie de dire que la Crisis Crew, elle, marche sur leurs traces datant de 1995 [album éponyme de la SilmaCrew]. Mais au diable les comparaisons car s'en tenir à cette affirmation serait un dangereux raccourci : Crisis Crew se présente dès la première seconde plus dark, plus puissant, plus actuel. A chaque beat, c'est une porte qui s'enfonce ! C'est d'ailleurs une beat machine qui sert de bélier [pari audacieux et réussi]. Par dessus se posent des guitares rythmiques heavy et tranchantes, une basse fondue dans la masse, un chant rap français aussi clair qu'omniprésent [un vrai bon flow], quelques mélodies vocales bien placées sur des intrus plutôt riches et, immanquable, un Scratch Master qui en impose.

C'est une recette old school qui a déjà fait ses preuves par le passé et qui est ici bien servie, dans l'air du temps, par ce gang dont la big dynamique ne semble pas à prouver. Matez donc le clip « Don't Stop » dispo sur leur website [www.crisiscrew.net] ! Des extraits y sont aussi en écoute alors je ne vous retiens pas : Go ! On en reparlera [!]

Stedim
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Publié le 14/02/2006 à 16:30

Stedim - review de Tracy Gang Pussy en showcase au Virgin Megastore

En faisant taire Cypress Hill dans mes écouteurs, c'est systématique, je suis en manque de guitares saturées, quoi qu'on en dise ! Aujourd'hui [10/02/06], je suis [particulièrement] au bon endroit au bon moment [16h50] car on va m'en servir des vraies, des guitares boostées [overdrives et distorsions], en pleine face et dans seulement quelques minutes. La ponctualité d'un showcase est immuable. Ca ne rate pas. Bientôt, le sleazy punk rock de Tracy Gang Pussy envahit le Virgin Megastore des Champs Elysées en rebondissant partout sur son [faux ?] marbre.

Très vite, plusieurs certitudes m'apparaissent aussi clairement que les multiples tatouages du gang : Premièrement, Tracy Gang Pussy joue [très] bien du Tracy Gang Pussy ! J'entends par là [joke contextuelle] que les 4 vilains gars sur scène [qui se révèleront charmants avec leur public a posteriori en séance de dédicaces] envoient efficacement leur répertoire. Deuxièmement, Tracy Gang Pussy a [déjà] un public ! Typé d'ailleurs ! Reconnaissable ! On pourrait presque y perdre un membre du groupe [il faudrait alors compter les tattoos pour l'identifier]. D'ailleurs, à propos des fans, une petite bande d'irréductibles tentera à plusieurs reprises de pogoter mais c'était sans compter les costauds du service d'ordre [costauds et pros]. Un court slam fut quand même réussi. Saluons cette performance insolite en ces lieux [répétez plusieurs fois très vite ces 4 derniers mots sans noyer votre clavier de salive et vous aurez toute ma considération] au rez-de-chaussée de ce Virgin Megastore bien rempli.

Revenons à la musique : Le sleazy punk rock de TGP peut s'avérer être un pari risqué car étant à mi-chemin entre le punk rock old school et un hard rock plus récent. Cette mixité pourrait donc en frustrer quelques uns, les laissant cul nu par terre entre 2 fauteuils en cuir [noir]. Moi, je mise plutôt sur le fait que ce punk rock "actualisé" sait se montrer attractif pour les plus jeunes générations [la moyenne d'âge du public présent me donne raison]. Mais ce n'est pas ici le débat. C'est une review et non pas la chronique de leur album intitulé Black [chronique à venir] pour la promotion duquel ils investissent aujourd'hui ce haut lieu du commerce sonore parisien. Les 35 minutes de presta furent donc bien emmenées telle une grosse loco noire et assourdissante. Les zicos ne sont jamais descendus en dessous des 120 bpm [les slows sont exclus]. Cadence donnée en visuel par chacun des bras droits des 3 gratteux cote à cote et à l'unisson.

L'unique critique grise concernera le discours [envers le public] qui n'est pas encore rodé. C'est un peu timide et l'interactivité n'existe pas déjà. On qualifiera cela de fraîcheur des jeunes artistes récemment exposés. Mais l'important est bien qu'on [res]sent l'énergie grandissante [comme sur le désormais incontournable 'Black', titre joué en final]. Tracy Gang Pussy a déjà une personnalité musicale affirmée. Il en sera bientôt de même dans l'attitude scénique, avec le kilométrage. J'en mettrais ma main au... feu sacré du sleazy punk rock. Hey ! C'est bien un string que j'aperçois accroché au micro de Revlon ? Serait-ce celui de Tracy [Lords] ? Je ne l'ai pas vu arriver. Ces mecs ont [résolument] tout pour réussir...

Tacy Gang Pussy on da web : www.tracygangpussy.com

Stedim

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Publié le 06/02/2006 à 13:20

LaFamily chronique Corvette [Donna]

Quel est l'un des points communs [majeurs] entre FFF, Sinclair et les Red Hot Chili Peppers ? Ce sont tous d'excellents musiciens de funk/rock. Un autre point commun [moins connu] ? Ce sont les principales influences avancées par Corvette, combo français [de funk.rock donc] qui sévit depuis 2002. Est-ce pertinent de leur part d'avancer de telles pointures ? Je dis [oui]. Corvette est un quatuor que je découvre ce mois-ci car ayant reçu leur second maxi [autoproduit] intitulé Donna - 3 titres, un peu plus de 16mn [le précédent maxi était éponyme et comportait 7 titres - 2005]. Corvette souhaite ici rendre hommage à Donna Summer [que l'on devine en visuel de couv'].

De quelle musique s'agit-il en détail ? Ce groupe sert une funk moderne, épurée et enrobée de rock voire de metal. Le chant est Sinclairement funky mais en plus rugueux : Il y a absence d'onomatopées lyriques façon new r'nb chères au funky rouquin [que j'aime bcp, soit dit en passant]. La voix est ici plus roots et c'est tant mieux car collant ainsi au mieux au siège de la Corvette qui fait souvent rythmiquement grogner son V8 [5 litres, 300 bourrins, compression américaine - C'est un modèle Stingray ou rien !]. De plus, Benoît [oui comme la chanteuse neurasthénique de Kyo mais c'est pas drôle] a aussi pour mission de déclamer ses [propres] textes qui présentent le bel intérêt d'avoir un véritable sens [ainsi qu'un sens - tu suis ? Mets ta ceinture de sécu !]. Les guitares, elles, sont tour à tour claires et funky [cocottes et wah wah en veux-tu en...] puis rock et metal [avec de beaux riffs]. Elles présentent la particularité de n'user d'aucun effet d'ambiance [ni delay, ni réverb]. Elles semblent ainsi très proches et sans sucre ajouté [idem pour la voix]. Cela donne une couleur particulière au son du groupe [et oui, les sons ont des couleurs - c'est ainsi !]. On jurerait que les zicos sont présents dans la pièce et c'est plutôt fun. D'autant qu'ils sont bons ! C'est ce qu'on appellera du funk/rock de proximité [et de qualité] ! Concernant la batterie, elle est là et bien là, sans esbrouffe, frappant efficacement, développant un jeu léger ou appuyé selon. Enfin, le bassiste a bouffé du Flea [bassiste des Red Hot Chili Peppers - ndr] depuis tout p'tit, poussant le vice jusqu'à jouer sur une Musicman [son takatac est caractéristik me dirait Clint]. Autrement dit, Corvette est un beau melting-pot de ses influences. Ne flippe pas, ô lecteur, si je cite Jean-Louis Aubert : "Nous avons tous été influencés. Et c'est bien. Tant que ton influence ne devient pas l'image que tu te fais de toi-même" et je confirme que Corvette a bien assimilé son éveil musical pour désormais commencer à développer son propre style. Ainsi, ce quatuor semble composer en toute liberté, ne répondant à aucun formatage [ambitieusement radiophonique] et la musicalité a la part belle, les titres renfermant de véritables moments purement instrumentaux. Je me surprend aussi à siffler les chorus de guitare. C'est plus que bon signe !

On s'offre l'autopsie des 3 titres ? Ca ne nous tuera pas. Haha.

[Donna] Hommage à Donna Summer. Hommage particulier car ça commence par un riff metal bien appuyé pour décrocher sur un red hot couplet funky très clair. Titre couleur café et black rythmé jusqu'au moment où le metal reprend le lead pour laisser la place à un chorus de gratte privilégiant la mélodie à la démonstration technique. Les voix sont doublées sur les refrains [avec brio]. Ouais, vraiment, l'influence des RHCP sur ce titre est flagrante.

[Mezzo] Ca débute dans l'ombre. C'est puissant. C'est une belle démonstration de maîtrise des riffs, tous basés sur la grosse caisse omniprésente. Ecouter ça au volant ne peut que te faire écraser le champignon ! Des trois, c'est le titre le plus heavy. Ca sonne et s'exprime comme un règlement de compte. Encore un chorus qui colle à la mélodie. Ca finit en instrumental obsédant. Crescendo.

[DX-7] Voici une nouvelle intro aussi originale que mystérieuse. Puis un riff appuyé, tout le monde à l'unisson. Puis le décrochage sur un couplet plus calme. Il s'agit ici d'un sympathique hommage aux années 80 et l'enfance type du zicos d'alors [Ca me parle]. La basse est tour à tour ronde et slappante. Entre 2 explosions, les zicos savent jouer en finesse. Et c'est avant un nouveau chorus [intelligent] de guitare, que je te précise, à toutes fins utiles, que le DX-7 donnant son nom à ce titre était le fameux synthétiseur Yamaha de l'époque. On peut dire le premier du genre. Il devint rapidement légendaire tel le St Graal et rares étaient ceux qui pouvaient se l'offrir. Bref. Ce 3e titre est aussi nostalgique que groovy et tout va bien.

Un autre point commun majeur entre FFF, Sinclair et les Red Hot Chili Peppers ? Ce sont d'excellents performers ! Alors qu'en est-il de Corvette ? Moi, ça m'a rendu curieux... [www.corvettemusic.fr] [!]

Stedim
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Publié le 04/02/2006 à 13:32

LaFamily fait un focus sur In Extremus au Gibus [75]

21h56 le jeudi 3 février, LaFamily arrive in extremis au Gibus. Seulement quelques minutes à tuer dans la jeune foule avant que les premiers décibels partent tous azimuts. Pas même le temps de fumer entièrement une clope que les 5 grands garçons pour qui nous sommes là commencent à faire parler la poudre. Emergenza est un système hautement critiquable [et critiqué] mais il permet encore [parfois] de faire découvrir des talents. Voire même plus rarement des talents extrêmes. J'ai dit extrême ? Oui. Car In Extremus est un combo bien nommé ! Les décibels qui filent comme des balles dans les oreilles de l'auditoire [et ce malgré la sono misérable des lieux] sont typés Free Metal Fusion ! Cela signifie que ces décibels sont originellement métallisés [brutes et énergiques] et prennent ensuite différentes couleurs selon les instants car In Extremus ne laisse aucun répit, changeant très vite de style et de rythme, d'un break à l'autre. C'est de la haute technicité et une belle dynamique qui sont requises pour s'approprier Mr Bungle et le déguiser en Fantômas ! Pendant 30mn, In Extremus aura envoyé du bois en faisant dans le polymorphe sans aucune limite. Les compos sont iconoclastes et déroutantes, les zicos sont carrés, l'énergie est énorme et l'espace scénique est sous contrôle. Big up à Patman pour son expressivité et sa façon de faire le show ! Cerise sur le gâteau : La diva grège me souffle que l'ensemble du groupe est plutôt joli à regarder. Que dire de plus ? On en vient à [vivement] souhaiter que ce combo ait bientôt l'occasion de s'exprimer totalement sur une scène qui l'accueillerait pour bien plus qu'une demi-heure !
Chez LaFamily, on rend hommage à l'intégrité artistique d'In Extremus : refusant les compromis et laissant ainsi libre court à leurs folies musicales, Patman, Ziv, Floxx, Rom1 et MaL s'imposent un chemin [très] difficile vers les opportunités de live et la reconnaissance qui leur permettrait de s'exprimer à la hauteur de leur passion ! Mais ces 5 zicos ont la Foi et sont loin d'avoir dit leur dernier mot !
Dans l'attente, visitons donc In Extremus chez eux [www.inextremus.com] et bientôt au New Morning [puisqu'ils ont une fois de plus explosé la session Emergenza].

Stedim
[LaFamily]
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