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1/MAIN COURANTE
Vous savez ce qui m'énerve le plus ?
C'est que si une voyante te dit qu'ici tu vivras paisiblement, c'est que ses cartes mentent !
Vous l'saviez ? C'est ce que je kiffe le plus dans ce département.
Nous sommes en deux dimensions : la largeur de nos problèmes et la longueur de notre orgueil.
Je respire les vapeurs culinaires, le bonheur de nos hors d'oeuvres.
Les mêmes valeurs puritaines comme le commun de vos mortels.
Le deuil de certaines familles est opposé au sursis d'"hommes-en-bleu",
les juges sont "Maîtres" d'une dramaturgie noble en blouse.
J'ai surpris l'aube en feu, peu m'en faut pour vous le commenter...
Ils mettent du super sur le trottoir, je caricature le "porc" en pute.
Ma sueur reflète ma rage ! A quoi bon la peur sans lutte ?
Je sais qui craindre et de quoi attester avant que la mort m'ampute.
En planque, tu miaules... En tant que chatte, tu mérites sept pendaisons !
Au placard, genre maintenant, les frères se canent sans raison !
A mi-chemin entre le vice et la procédure, t'es utile à la machine :
t'es la vis et le juge : le processeur !
Donc pour vivre dignement par tous les moyens décents,
je prends le sens interdit et, sur le passage piéton, je descends.
Je t'entends te plaindre mais il n'y a que l'assistante sociale
qui entend celui qui dort à même le sol, dans un F2, à 8 personnes ;
ici, personne n'est "snobe", personne n'est "noble", omnubilés par une seule dope :
l'envie d'oublier.
Donc si, dans la drogue, tu fais ton jubilé...
Allah y aaounak (que Dieu te vienne en aide), pour toi, fini d'être concubiné.
Mais j'aurais aimé être medecin pour soigner l'eczéma, par exemple...
Mais nan... Je représente la maladie... C'est exécrable, t'as raison.
2/20000 LIEUES SOUS LA MERDE
Qu'est ce que tu veux clash avec ton rap de pacotille ? Ta vie j'la calcine, appelle moi "calcinateur", je ne suis pas Sinatra, ni une machine à pèse, je parie à perte, ici bas, j'minimise. J'ai le réservoir vide, fini de tiser dans ce bar sinistre et glauque. Qui dit vil strip-tease dit filles X, limite style sixties, en liste rose. Des pin-up laides tisant du minute maid, giclant sans pilule verte, vers minuit seize ; brûle Sin City, ma ville superbe en crise d'ulcère, vite , je m'immisce dans ma piste urbaine, signe psychique : inhumaine ! Tes sinus saignent, tu vides une 16... Tu rêves qu'tu pines une schneck...
Tu sais que l'abandon m'a conduit à conduire sans cordon, sans permis de Paris à Marseille en passant par Mâcon, connasse, on parle d'acomptes, on masse le franc-maçon, on rase vos plantations, on garde nos fondations, on noie vos ovations : dernière sommation !
REFRAIN x2
(Bordel)
Nous, socialement : 20000 lieues sous la merde !
En sous-marin, mes zincs vicieux foutent la merde !
Kerozen, mon entreprise de rap a le ventre pris de spasmes...
20000 lieues sous la merde !
Je te sers mon disque en disserte anonyme, ris sur tes calomnies, j'brille de mes panoplies de rimes supra-canoniques. Nikk, ivre, livre lyrics académiques ; des pitres d'hybrides s'y brisent, saccagent et niquent. On est tous dans le même western, le gris des murs nous laisse ternes... Le 16ème, lui, voit la vie en pastel ! Je suis nuancé, muet, de la buée sur l'iris et le mur, plus on sait muer : la rue est sur vinyl impur ! C'que j'te donne, c'est qu'une info symphonique, une main aux seins de l'O.N.U, une mince nympho en pinçant pour moi mais l'instinct m'ennuie, mais l'instant m'anime, me "clichétise" instantané. Le suicidaire aime tant caner, quoi ? Que dire aux sans-papiers ?
C'est toujours très sale comme une lune de miel porno entre stups et criminels, un cul de sac simulant une impasse, suspense imminent, suspect similaire en sape sport : Nike ou Ralph Lo', des "drugstores cow-boys" : stars braqueurs de pharmacie, d'hôpitaux, se tapent des crackheads...
REFRAIN x2
Sens-tu la panique, malgré mon handicap racial, je m'adapte en dealant de la sape, pas de la sav' ou 110 packs d'asphalte. A capella, là je plane... J'te contacte sans bipeur, ma gueule, mange 10 claques, bâtard. Au large , t'envisages ma place au bagne ; en piste Alcatraz, en taule, pas de candidates sales stagnent. Mais je m'élève... En brisant d'la glace, j'nique les bleus, le sang giclant de la plaie d'une cible sans gilet pare-balles, mes yeux me trompent...
Y'a un problème comme pour Kafka, ou le peuple Afghan ; certains roulent en Safrane, d'autres n'ont même pas de « lave-dents » ! Je jette l'encre et amarre cash comme un Vietkong, j'me tej' quand tes bavardages deviennent quelconques ! Mon raid s'compte en heures, minutes et secondes ; c'est en cette langue que mes avatars s'escomptent.
REFRAIN x2
3/J'PLANTE LE DECOR
Mes potes pillaveurs squattent avec des bicraveurs en Caterpillar, liaveurs, pile en face des tours, ça me plie en 4 sans handicap. Merde, c'était Abdul et Clarck en Mercedes cab, double airbags, sentant le pilote, sans antivol. Quand le Baril plonge, la pompe embraye. Un fantasme de larves niquées au Sky', baisées à la beuh, devant des videoclips, rêvant de femmes fatales criblées au flash.
Ah ! Les halls... ça a les dents longues. La flicaille, ses contrôles : ils sélectionnent dans l'ombre ; certains font trop de "craris", pendant que d'autres se mêlent et saignent. C'est ton temps de ronde, donc la merde sur tes semelles, essuie ! C'est tentant de rompre la barricade que l'inspecteur Harry garde ! La routine, la semaine me suit... La Marie-Jeanne, une bandante blonde...
REFRAIN x2
J'plante le décor !
On vient de la Seine-Saint-Denis,
Là où il règne plein de mythes,
Où dans une chambre, il y a plein de lits,
Qui conditionnent notre train de vie.
Aucune pudeur, ni d'heure, m'endort. J'endure rudeurs, cutter dans le coeur ! Buteur, sculpteur d'humeur, lutteur, j'heurte l'alter-ego de Mulder et j'autorise aux choristes l'autopsie de Donovan, je motorise, mon 6 pieds colle aux balles comme Moldovan.
J'suis seul sans etc... Ma seule thérapie : pé-ra pour vexer, terrasser tes rappeurs ! A l'appel, j'suis rapide. Des rimes à la pelle, à perte de vue. Extraterrestre habile, flow trop extra, tu restes assis. Future ex-star sous ecstasy, tu risques ta vie quand le Kerozen brûle la sono. Je vise le summum, futuriste style qui brise les mc's qui se disent des bonhommes. A jamais dans le crime, l'alcoolisme, je frise la folie ! Ma roue motrice : dire que ma rue m'attriste. Je méprise la Police. Décrit insolite, le flow donne des cris, des crises d'insomnie. Décryptage impossible car je maîtrise l'art soliste. Lascar électrique comme Hi-Tekk & Nikkfurie, gare aux techniques, tuerie de kung-fu lyrical... Même si tu ris, c'est le K.O. technique!
Eux et leur mics sont un couple décimé, le nôtre est une lame de la taille d'un double décimètre !
REFRAIN x2
A chaque plan vigipirate, je deviens le recordman mondial du contrôle de carte d'identité. On dit que je suis un insomniaque et que je parle à mon téléviseur... mais, je ne suis pas son esclave mental, j'esquive le spectacle en pack de bières ; ça j'm'en bas les yeucs : je ne vise pas l'extase bancale.
Ils sont pleins de maille comme Mickey, cet enfoiré de mouse qui aime l'Open-Bar : boire et bounce en soirée house !
Lascars incarcérés entre car de C.R.S. et Scarface, une menace tenace, car, corsé est mon art de vivre...
Même la gendarmerie, genre Daredevil, pas trop vilain, stars de livres, parlent ricain : en ont marre de vivre républicain. C'est pas "Holiday on ice", je suis ni Halliday ou Nas, je suis laminé au rap, vous salissez mon taff, je suis balisé au casque, sans anis et eau plate, ma colline est en bas vers chez 16S64.
Eh, ma gueule! T'as pas la pêche, t'as besoin de vitamines ou d'une petite amie... Arrête de calculer les autres... Vis ta vie ! Saphir, qu'est ce qui t'anime ? Un jour de haine ? C'est de miner ta mine à la dynamite. Un jour de paye ? C'est de piner la weed !
REFRAIN x2
Vous savez ce qui m'énerve le plus... c'est ce département, ça pue... ça m'irrite... Y a un délinquant au mètre carré... ça empeste, j'arrive plus à respirer ! Tout ça parce qu'ils vous relâchent... Ils laissent libres les coupables, hein ? C'département, j'y suis devenu allergique. J'en ai d'l'eczéma rien qu'à te regarder toi par exemple, imbécile. Hein ! Qu'est ce qu'il y a ? Vous avez peur ? Ca fait les beaux, ça montre les crocs... mais dès que le maître est à la maison... c'est une autre histoire. A votre place, j'aurais peur... On est au beau milieu de nulle part, ici, 3 heures du mat... C'est là qu'faut la ramener ! D'façon, j'ai même pas besoin de m'en servir de mon joujou, j'le remets dans son étui... pour des merdes comme vous... Vous êtes sevrés à la naissance... Vous avez pas de couilles... Hein, vous êtes des gonzesses, hein ? T'es une gonzesse ? Quoi t'en es pas une ? Moi, j'en ai des couilles... c'est pour ça que j'suis là... pour vous la mettre profond. Nettoyer tout ce que je peux de ce département de merde... Et, peu importe si ces bâtards de juges vous protègent !
4/METROPOLIS
La Caution, Hi-Tekk, Nikkfurie : Projet Chaos !
Ma sale race, elle exerce une éclipse dans le rap de schlavs, mes baskets sales sentent l'asphalte et l'échec, mes yeux : la flamme et les braises ; ma hargne elle est prête, incandescente, dans les stations d'essence. Style propre en prose, pilote sans pause, en civil, vigiles portant le colt, un paquet de 10 clopes en poche, sous les néons clignotants, j'cause... Ignorant l'aube, sifflotant, picolant une boisson dissolvante ! Ayant points de sutures et sparadraps sur l'épiderme et les bleus, tu t'en tapes l'arcade ! Passe la vitesse et les pneus crissent et marquent l'asphalte sous les putains de lampadaires...
Maintenant, j'essaie, sans risques... Venant d'un autre astéroïde, altérophilie pèriodique, apéros, folies mercantiles, avare de francs et de centimes. Ma comparse est repartie... C'est ma sauvegarde sur Verbatim. Regarde, ces barges, sur scène, patinent ! On s'tape des barres sur Guesh Patti, on rap, on tackle, on laisse pas de vie. On a le contact et les statistiques, à la montagne on est statique, qu'est-ce qui cavale dans tes narines ? Dans notre cadre, on est carré comme Careca ou Mac Laren, 9.3, on rap avec charisme : altercation décalée.
REFRAIN x2
CCCCCCCCAAAAAAAAUUUUUUUTION
Une rage, une haine d'une tierce personne venant tout droit d'une "Tiers-Monde Galaxie"
Une large peine me berce les sens, allant tout droit, le monde me catalyse !
Hi-Tekk, l'arme secrète, v'là le piston du tueur. Je ne suis qu'un fil conducteur, un fantôme cybernétique, un Poltergeist hyper technique squattant une puce de silicium, un vice hermétique.
On sait l'heure qu'il est de notre Festina, beaucoup d'entre vous s'avèrent, au test, inaptes. Peu festif... Même en période estivale, mais ne pleure pas pour moi comme Argentina ! Vous êtes outsiders morts comme Hyundaï ou Ford, ma route, je taille au nord : Paris by night, Maillot Porte. Tu cours vite ? T'es, crari, Marion Jones ? Moi, je saute haut genre Mugsy Tyron Bogues !
Appelle-moi "Gazole 1er", mon réservoir empeste le diesel mais reste volatile comme de l'essence sans plomb s'échappant d'un pot catalytique. Chaude... la pisse ! Un porno détective en quête de polars tristes, oh la pute, ma ville : une zone à risque immortalisée en Polaroïd.
REFRAIN x2
Dans l'assiette : la même chose, on consomme en moyenne ; en K-7... la même prose : nos consonnes, nos voyelles. Tout le monde veut sortir de l'anonymat mais aucun de nous n'est le même ! Ton destin abominable mèle blocs, amour et haine. Faut que je lourde mes peines, loque, t'es sourde mais saine, troque en route mes ex pour mon propre-amour sans sexe.
Si tu as des problèmes, je ne suis pas psychiatre... règle-les ! Je ne baigne plus dans le liquide amniotique, je pousse la violence à son paroxysme et j'en extrait une substance liquide à base d'ammoniaque... J'administre la douleur, m'infiltre comme une aiguille, dans ta rétine sans t'avertir, tentes pas l'esquive !
En Palestine, je serais la pierre et pas les tirs ! Je ne suis pas améthyste. Raphsodie comme Gerschwin, un sourire de Madeleine Allbright, le leitmotiv est : que guerre suive ! Mourir pavé au bras, claques, sottises et tertiaires : une vie de cadre, un mélodrame ; cage, autisme, insertion : la pitié indénombrable !!!!
REFRAIN x2
C,a,u,t,i,o,n... Nous sommes César, il faut nous rendre ce qui nous appartient !
5/SOUVENT
On associe les paramètres , les quartiers de France comme système métrique, se base sur l'arithmétique de masse et sa rime maîtrise. Hélas, on a mis l'éthique en place et la rue s'excite, on nage dans la prise de risque, face à ça : notre charisme d'équipe ! C'est tout con vu l'style de traces conductrices, de haine combustible, en fait : on se duplique, une toux convulsive, toute pleine d'onces d'usine, la peste ondule vite, Hi-tekk plombe une cible, je me dis : « nom d'une pipe », réflexe translucide, de la merde : on butine, de la merde : on butine...
Je m'arrête net, en parachute, dans les bars à neusks, ou les bars à putes, dans ce cas, je l'assume et je cavale plus, loin des stars de l'anus et de leurs parades nulles, leurs carnavals, loin des bases navales, me rendent paranoïaques, les narvallos jactent, fais gaffe à nos actes, on se masque à l'occaz', on marche à l'orgasme paranormal...
REFRAIN
Souvent, on parle d'avant, parfois on parle d'après, parfois on parle d'argent, souvent on parle de vrai.
Parfois on est 40, souvent on est tout seul, parfois on r'monte la pente, souvent on est sur le seuil.
Souvent ça boit de l'alcool, souvent ça fume du shit, parfois ça parle de rap, tout le temps on voit les flics.
Parfois ça s'entraide, parfois ça s'embrouille, souvent ça galère sec, tout le temps : les rêves se rouillent...
Le flic : un dos d'âne anodin, doté du don d'abattre au teint, dompté d'un tonneau de vin d'antan, pendant qu'un badeau meurt d'O.D ; la France d'auteur d'Alphonse Daudet, de Danton à Baudin : mentir de Sedan à Meudon, du bandit au mendiant, du lundi au lundi, du condé qui condamne à la place du juge et qui t'emmerde, c'est bien au placard qu'il t'emmène, ça a une odeur de chrysanthème...
Je représente l'injection létale pour les pointeurs, la peur se présente, inspectons les caves ! Pour eux : la peine capitale et maximale, après maintes questions légales, on m'assimile à la peste en H.L.M. habitacle, elle reflète la misère, après on se plaint que les cons s'éclatent...
Compte jusqu'à 10, on gravite au dessus de notre maigre discographie, bon nombre d'africains trafiquent, arrivent en avion, en navire, regarde la poésie d'ici, car aucun pro n'hésite ici, ici personne n'est justicier et le choix des armes est judicieux...
REFRAIN
On dépayse le racisme avec des armes dignes de Maciste, on se fout de l'aristocratie : le rap, mon art dit trop crasseux.
Si la France était un poumon, nos tours en seraient les cancers.
Si la France était un sumo, nos tours en seraient les pampers.
Si la France était un rouleau, nos tours seraient ce qu'il compresse.
Si la France, c'était les journaux, nous en serions les faits divers.
Je suis complètement à coté de la plaque, un pote me casse les yeuks avec ses histoires de cunnilingus, en face de moi le mur est sale, je vois que l'urine s'incruste, l'odeur de bière est omniprésente, au final, avec la justice, ceux qui la subissent trinquent plus. Je me dis que l'ultime insulte est celle qui vise mes ancêtres, quand on les traite en stupides incultes. J'aimerais qu'à l'usine s'insurgent les prolétaires, qu'ils baisent la France patronale, quand je me défoule, plus je nique un truc, plus je me dis que dans ma vie, je suis l'unique intrus. Je me prends un stop, c'est anormal, sur les bancs publics s'incrustent, nos embrouilles sur la corde raide, ma haine : une forteresse munie d'instrus...
REFRAIN ADLIB
... parfois c'est Hi-Tekk, souvent c'est du bon son ; parfois c'est Nikkfurie, tout le temps c'est La Caution, parfois on parle de nos pères, parfois on parle de nos mères, souvent de faits divers, jamais on ne sort de nos sphères, parfois c'est Hi-Tekk, souvent c'est du bon son, parfois c'est Nikkfurie, tout le temps c'est La Caution.
Souvent, parfois, tout le temps, jamais en transe, maintenant, souvent.
Parfois c'est Hi-Tekk, souvent c'est du bon son ; parfois c'est Nikkfurie, tout le temps c'est La Caution, parfois c'est DJ FAB, souvent c'est du bon son ; parfois c'est KEROZEN, tout le temps c'est La Caution.
6/AQUAPLANING
REFRAIN x2
Il pleut des fleurs sur les cimetières , souviens toi de la bonne époque, tu te rappelles hier ? Où pour rire, y'avait pas besoin de packs de bière. Sur « le billard », pour sourire, s'est déversé autant de « pillave ».
J'avais pas le sourire, donc j'ai été le commander au bar, je cherche un rictus dans ce 1er verre de 'sky. On est venu à 4 dans cette boite de nuit, « eh, les gars, on prend 3 bouteilles parce qu'à moi seul, je m'en vais boire 2 litres... » « On en prend 4, donc ? », « 50 keus chacun, c'est ce qu'on raque donc ? »
Moi, je ne mets pas 50 keus pour 2,3 'sky-coke. T'en as marre de vivre, moi, je ne veux pas prendre un poil de risque, en plus, tu sais pas conduire, et, entre nous, y a que toi qui a le permis...
T'inquiètes pas, pour moi, ça, c'est comme un pack d'eau minérale, je maîtrise ma gov' : c'est pas un paquebot !. Donc 2ème verre de 'sky pur et mes lèvres forment un arc de cercle, et, dans un fond de bouteille, maintenant, se parquent mes cernes. C'est moi qui domine toutes ces meufs qui voient mon oseille, matérialisée en verres de champ' ou à mon costard couleur groseille. Ces mecs en face ont le mort contre moi, parce qu'eux, ils arrosent personne, ça se sent dans leur regard, je bois à leur santé et je lâche mon verre sur le sol. Il est 5 heures du mat', je finis mon dernier verre, j'ai chaud en plein hiver, « venez, on se casse... le DJ passe de la merde ! », 5 heures du mat', je finis mon dernier verre, j'ai chaud en plein hiver, « venez,on se casse... le DJ passe de la merde ! ».
REFRAIN x2
Heu ! Attends 2 secondes, ou j'ai mis les clés de ma voiture ? Dans ma poche gauche... J'ouvre les portes afin que monte le quatuor.
Reste dans le parking ! Désoule un peu, ou viens on prend un taxi, on vient chercher l'auto demain parce que là tu sembles égaré...
Mais non, t'inquiète, ça vas, j'suis lucide et je roule tranquille : pas plus de 50 en ville, dans le taxi, tu niques 30000 !
T'assures mal, t'es niqué au col-al, mais comme vous êtes 3 à le vouloir... vas-y prends le volant... Surveille le compteur, là il y a voilà le brouillard ! T'écrases un keum qui traverse, tu te retrouves aux assises...
Baad cherr, tu veux nous porter la poisse : on rentre dans l'A6 !
J'le connais il ne pourra jamais se contenter de 130... moi, aussi, je suis fonce-dé, K.O., vas-y je dors jusqu'à notre hall...
Ca va je maîtrise, mais j'ai cette douleur à l'appendice... mais là je suis sorti de l'A6... putain, je vais vers Rungis !!! Un bad trip, je rate le virage, l'arrière chasse et glace mon visage, dans le rétroviseur, la barrière se casse et embrasse mon pare-brise !!!
La fumée de mon stick s'échappe, le décor défile, j'ai du mal à capter, le pare-brise éclate ! Putain, dégage, t'es en sens interdit, les autos se décalent ! J'ai le coeur qui lâche et je cale !!!
Mon coup d'embrayage redonne de l'élan, le silence installe la panique, je lâche le volant et pile à fond en aquaplanning...
REFRAIN x2
7/CULMINANT
Les keufs restent statiques : mes actes sont exacts et corrects, l'exam' est automatique, ma plaque éclatante reflète 2 chiffres relatant le trafic, une gueule de racaille organique, ceci en provenance d'Afrique, ils veulent nous voir sous plastique. J'te dis que si, moi, c'est Hardy, dixit Hi-Tekk, c'est Laurel ; Noisy, je viens d'une ville ardue, j'espère ne plus être dans ce bordel. Mon rap, mon spectacle t'attire, on va dire que je suis pas acteur, que les crabes meurent d'un infarctus : sans rack d'effets, ils craquent leur slip. Agile comme Fatlips, mon adlib pèse 4x4 livres, mon hymne est d'un autre acabit que celle de Marseille à Paris, c'est Nikk' qu'est dans sa cabine, sur scène de Sarcelles à Bari, ma théorie en pratique : comme Saphir, personne salarie.
Le gaz et le méthane s'enflamment à chaque étincelle, j'aime les caisses et j'esquinte celles qui sont belles, j'aime l'argent et mes paincs' peinent au poste ou nos potes se niquent, trinquent sans les dents, comme l'entrée dans l'atmosphère du satellite russe Spoutnik incandescent, toujours les mêmes chiens quand je descends dans le hall au bas des escaliers ou la police crée des émeutes avec l'ampleur de 50 descentes. Rien qu'on déclenche les hostilités et les chiens scandent méfiance, j'esquinte sans qu'les gens croient que je lève les mains quand je défends mes origines et on se plaint que sans l'essence, l'auto reste au parking et mes craintes sont récentes. Pour les pochtrons, je sais que l'estomac ne se rince qu'en gerbant.
REFRAIN x2
Punition, La Caution classe ton cas sans suite
Lumineux, du sampler au simple S.M.58
Culminant, d'une ampleur d'au moins mai 68
Le prix à payer : La Caution !
Je n'ai confiance en personne, pour faire de l'argent, il n'y a pas de copinage, les emmerdes, on en mange en pleine gueule dans l'anonymat, je n'aime plus le genre d'évènements qui éclatent l'audimat, je hais ceux qui pensent que le monde est à notre image , ça te donne la gerbe : un choc abdominal . La police carbure à l'alcool , inapte, elle est abominable, elle aime la merde que les scatos inhalent. La même odeur, le même impact au mitard comme les effluves de l'haleine d'un pauvre mec qui s'éclate au pinard. Mal de crâne, j'entends un marteau qui tape dans ma tête si fort que j'pète un cable et crache aux ignards, une vie naze au final qui me donne un mal de bide, mate nos sphères et nos vices, l'atmosphère est nocive : pas de maille au minable. On en n'est pas au soin ce n'est pas l'hôpital, dans ma rue les alcooliques braillent et me cassent les burnes, une sirène se déclenche, ébranle mes sens, halte au signal d'alarme, de l'essence se répand sur la caisse, l'automobile agonise et s'enflamme, les pneus se carbonisent et s'embrasent, saupoudrés de folie et d'entraves, j'passe le joint, je bave, j'lâche la beuh qui te lunche le crâne : grosse tâche ! Mais qu'est ce que tu me casses les couilles ?
REFRAIN x2
LE ou les gars giclent, le rap un cycle, graisse lui la pâte, p't'être qu'là l'argent fera son éclat.
PRIS la main dans le sac, la tête dans le sable, d'la minch t'en as, sortez nos braves d'vos cages.
A capella, arabe ou noir, garage ou raï, n'arnaquons pas et la roue tourne comme un compas.
PAYER, s'frayer ou s'créer un chemin, Nikkfurie, Hi-tekk duo clouant les becs avec brio.
L'Acapoueratiste du mike, l'artiste par qui a péri ton rap, le kinésithérapeute du bloc.
CO-mmunication, unique action, pudique accent, pour voir que j'suis garçon : tate mon fute, ma trique tu la sens !
SI ON croit qu'au jour le jour, j'crois qu'un bloc, une claque, un glock, ça broie qu'nos reufs, les keufs rient, chaque chose en son temps, mais chaque chose a son prix !
Je n'aime pas quand ça sent la merde quand je dîne, quand je mange un steak sans style, avec un mec sans trip, qui danse le jerk en slip sur des musiques mercantiles, la merde est contagieuse, excentrique, et j'la teste en ville, la rue, de mon logo j'l'estampille au milieu de crapules qui plaisantent, ivres...
REFRAIN x4
8/TOUJOURS ELECTRIQUES
C'est là qu'on ponctue : noctambus, noctambule. Flow acupuncture jaquetant boul, jaquetant flouss'. Puisqu'à cette période tu danses plus le disco, je suis l'érudit dans les rues de San-Francisco...
Ils font de la mauvaise musique, recyclage de fêtes foraines, parrainent un lobby ludique, décident d'alpaguer l'oreille. Dans l'arène : un fauve érudit, lui il fut pauvre et pudique, mon bic sue l'oeuvre, étudie mon style, plus l'offre est munie de rimes, de coffre et de rubis, de textes, de sens et de technique, sans Lex, sans vanter de textiles, tu t'empresses d'emprunter mes trips, sans laisse , sans gant, je m'exprime, en veste en daim et StanSmith, pas de vin en mon sein je n'abrite...
La police espère que les jeunes restent polis et se taisent, dans leurs sapes de polyester façon « folie des States », si la violence te désaltère : cache la au plus profond de tes intestins ou passe 30 minutes dans une cave avec un pit. Ici ce n'est pas un numéro vert, c'est 8 francs 88 la minute, si tu adhères au club, t'as la casquette et le string en bonus...
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Les halls, les murs, les tess, les caves, c'est pour tous les aliens qui ne naissent pas d'hier !
Le tag, le graff, le rap, le break, et qui s'en battent que le rap fasse plein de billets !
Les halls, les murs, les tess, les caves, j'ai trouvé la formule comme Einstein !
Le tag, le graff, le rap, le break, kidnapper le rap dans mon cametard !
Je capitalise sur des clubs de combat sans créatine, bande sans viagra, réduit le cerveau en gélatine, via le Graal qui transperce pancréas ou tout organe vital sans ecstasy...
Je ne serais pas dans le New-York Times, B.M. Arche, avec un Yorkshire, ni à Monaco, sur la côte avec Charles dans un yacht cher. Ingénieur rap comme Prince Charles Alexander, je prise le but, ce que prise Klinsmann face aux défenseurs. Des mecs sans oreilles parlent de rhodes, parlent de Fender ; genre connaisseur, parlent de Korg, de Senheizer. Si t'es un rappeur sans voix, t'as pas de « cordes vocales/Center ». Sur ton clavier, de la merde, c'est ce qui sort quand t'appuies sur enter...
100% métal carcéral, mes nerfs se matérialisent, m'échappent et se liquéfient. Hi-tekk et Nikkfurie : tueurs en série d'élite à la périphérie de Paname, c'est l'hystérie sur le périphérique, ballade pénibles et tristes, je conte mes périples et cite toutes mes péripéties, c'est une terrible énigme, nerveux, jusqu'à la moelle épinière, squatte les lumières, moites et inertes, photographie la scène, la mémorise, la tess m'amène aux risques, la même allégorie te broie les vicères.
REFRAIN x2
Nikkfurie, puriste, urine sur le racisme : lubie que d'une rime je supprime. L'hymne du site « homicide » que je mime dans mon rap, lucide musique d'usine. D'une Z.U.P., je fustige, je butine du real. Ton rap, lui, règne au Queens, tu portes le peigne d'une gouine, l'usure a ken mon jean et je porte la peine d'une ville : risque d'une liste pluri-unie. Une pudique vocation je distille pour l'ascension, du style : La Caution puissent-ils faire attention aux pustules, aux inventions, aux putes libres, aux cas sociaux, de Bruce Lee à l'insociable innocent par présomption...
Entre parenthèses, ça part en testicules, un appel, anonyme en plus, sur mon startac m'éveille, merde ça sent le shit, le tchernobyl en plus, de la gerbe et toutes ces saloperies dans le bus. Mate nos vies sans but, les narcotiques sans stups', c'est l'agonie sans tunes, les scatophiles t'entubent.
REFRAIN x2
9/ASPHALTE HURLANTE
(VOIX SUBLIMINALE)
Nettoie la société, tue les clônes...
La lumière des néons s'incrustent dans mes rétines, elle est svelte et crasseuse. Stationnent les CRS dans un bus de cancres hermétiques, je respire cette atmosphère de haine épaisse et moelleuse : elle me civilise !!!!
CHOEURS x3
Asphalte hurlante !
Le rap stimule mon hypothalamus, travaille mon hypophyse, hydrolise mes lobes oculaires, tandis que l'air emplit mon ventre comme sitôt qu'on a bu à l'hippopotamus. C'que tu fais c'est de la merde, entre autres et en outre, on sait tous c'que propose l'anus... Dans l'rap, j'y distille ma nitroglycérine, ma propagande ; j'excelle dans ma discipline comme quand les PCB au Troca dansaient, un medley de rimes si clean qui mystifie les thèses qui ne sont propres qu'à Kant, des années de taf de longue haleine, des aléas et de grosses galettes dopées comme dans le cyclisme vide de gros talent.
Les muscles se contractent et c'est v'la le volcan lucide, au magma stable et stagnent à la sale violence d'usine architecturale, si tu paniques c'est qu'tu râles. Le mal s'alterne à l'extrème en substances débectantes, magma, psychotrope, multiples homicides en suspens sur l'écran, plasma tricolore complexe, alerte au seuil critique, compact, mon glaive tranche et s'mèle à l'aérosol. J'étale des hiéroglyphes sur les murs, sur les bus, avec les keufs, les kilos giclent en kilomètres de fuite dans cette ville hostile où brillent les gyrophares.
REFRAIN x4
Asphalte hurlante, asphalte hurlante, mon mic est androïde, hexagonal est notre orbite !
Je suis la colère de Jack, des remontées gastro-oesophagiennes et des gaz gastriques m'empêchent de digérer ma rancoeur. Imminente, une entrée au Fight-Club éclaire mon diagnostic : troubles aigus de l'oreille moyenne, perte du sens de l'équilibre. A la base, amputé des glandes lacrymales, matraquage, je suis le liquide biliaire de Jack : v'la la crasse. Je vise le coma éthylique, la bile et la gerbe s'évacuent via l'oesophage, j'laisse au bar les stripteases, halte aux sauvages, je comate l'esprit libre, anthropophage et toi, tu flirtes avec un tueur cannibale, je ne suis pas exceptionnel ni magistral, juste un connard moyen sous psychose hystérique, larmoyant, s'alarmant au club des alcooliques anonymes hypoglycémiques et je rêve de tout péter à la nitroglycérine, projet : KO. Hypnotiques, stériles, les hypocrites sévissent. Je suis l'hypothalamus de Jack, je sens que monte ma colère accompagnée de violentes poussées d'adrénaline ; mes yeux de sang s'injectent à cause de la fumée que j'inhale malgré l'abîme...
La caution au mic, j'te dis qu'c'est royal, pour toi tes aïeux, c'est de la concurrence déloyale, je danse le mia comme Benson, Shalamar ou Iam... canular ! pour sauver l'rap comme l'soldat Ryan. Mon mic est androïde, sans fioritures, notre ordre gêne, bientôt dans le rap une ouverture pour les androgynes ! Demande à Bagdad quelle pourriture descend de l'ogive, qui maque Nike, à quelle nourriture prétendent nos gites... Sur leur bloc-note, beaucoup ne jurent plus que par le biologique et le troc se moque de la couverture que furent les colonies. De l'idéal au spleen, comment passer des tuiles au trône ? L'idée à l'hospice : l'accro, d'passer du deal au chrome, autrement dit un chrome au deal, d'argent a faim ce jeune en crocodile, soigneusement dit, l'automobile d'agents, à jeun de promo dealent et avec l'arabe n'économisent pas de balles de leurs prototypes et les pro-Tony, Scarface, se retrouvent en taule, en retenue...
REFRAIN (ADLIB : VOIX SUBLIMINALE ET CHOEURS)
10/CHANGER D'AIR
Dès ma première salve d'immeubles crades, dans le J9, je grimpe, ce qui me vide et me laisse mal dans mes Stans, pile dans les starting-blocs, parlant de silence, absence navrante ! F-5, H.L.M 17 : un comique logis, R5 qu'à l'ancienne disséquait le corps de police, j'erre simple dans Noisy-Le-Sec donc une colique domine, toute notion de justice omise du proc. au commis d'office. La tess, assortie d'hommes Arabes, pauvres ou négroïdes qui débarquent près de chez toi à 5 dans un horrible bolide, horripilent tes copines, mon cd : un colis solide. Jamais sous cortizone ni sous corticoïde. La sportive police parodie nos vies : un hobby nocif, antinomique, on contraste sans camp ni notice. Elles te disent mytho mysogine, ironiques, pour tes fautes commises au lit, t'es pas un copilote mais une copie docile !
REFRAIN x2
Prisonnier de ce monde, coincé dans ce béton, la folie me gagne et j'ai bien peur qu'elle ait raison... Car quand je rêve de changer d'air, j'en connais déjà la chanson...
Mensonges et compagnie, ma perception de ce monde est floue, je me réveille amnésique avec les sapes sales et sanglantes, quelques bleus sur la face, crade est l'ambiance, j'habite une pièce close pleine d'ordures moisies, avec une vue sur l'usine, dans une zone industrielle brute ou les émanations de gaz masquent le ciel, mes amis les insectes circulent à travers les céréales, une odeur de centenaire embaume la pièce et je réalise qu'un insecte géant à l'haleine fétide de chacal et de fennec me jaquette et, dans un murmure, me dit : « Chef, j'ai une tronçonneuse, une pelle et une folle envie de carnage ! ». J'ai dû fumer une mauvaise herbe, un traquenard, j'hallucine ! « Tu es l'ami à usage unique le plus spécial et « space » que j'ai vu !!! ».
REFRAIN x2
Où est la bombe que je désinfectise ma piaule ? Elle est sale et blindée d'insectes, vise au sol, mate la déco : paquet de corn-flakes vide et les cadavres de cannettes s'entassent, les packs d'Heineken à usage unique, c'est le carnage, le malaise, t'as vu la publicité : v'là les sales blates !!!
Yé ! je suis jamais saoul, je ne fume pas de cannabis/skunk, pas de drogue m'interrompt, ma réflexion s'interroge sur l'ivresse d'un livreur de pizza, l'hiver, livré pour vivre à faire des cascades comme Coltsiver. Un coeur de glace hiberne, la rage remonte les bras, plus de limites, plus de règles, plus de lignes zebra ; une tête dure comme Kluivert, digne du long métrage que tu t'inventes chaque jour et que tu répètes le soir en extra...
Plus de paquet de clopes, juste un mégot de Marlboro Light, mes vêtements sentent l'herbe grasse et mon frigo pue la beuh. V'la le gros obstacle, mon diagnostic en un clin d'oeil, le S.M.I.C style, j'en ai plein le boul' de vivre en osmose avec blates et cafards, ces sales bêtes se nourrissent de ma bouffe, squattent mon appart', s'installent, stables, et s'attablent près d'un monticule de pizza de la veille, putain, Nikk', mate leurs mandibules !!!
REFRAIN x2
11/ALMANACH
Sauvage édifice comme la bière bio, qui gicle par hectolitre, au garage j'y comate et j'y tise. J'ai les mains pleines de gasoil, je colmate les litiges, j'me plains mais v'là l'zouave, coma éthylique, violence et pleurs squattent et martèlent mon âme de plein fouet, ma flamme s'écartèle devant le manque d'oxygène, portant les traces de la haine et de la peste, sortant des tess, de l'asphalte et des caves, choquant les ploucs, ta femme et tes gosses...
Janvier, il caille à paname on rêve d'avril ; le jour de l'an : le jour qui nous montre que dans l'équipe on n'est pas pris. J'suis pas alcoolique comme Tash, un avant goût de gouffre, pas de Lamborghini Countach, ni de caisse aux roues de oufs, les plaques tactoniques s'embrassent, j'ai le mcing pour tâche, dans une samsonite : mon mike, leader, je gagne comme Pete Sampras, même si je squatte chez Leader Price, mon quartier à bout de souffle, t'as un look souple : tes concerts, un ballet de moule-couilles.
Galaxie de métal et de chair, mon lien avec la tess est ombilical, les pneus crissent, un véhicule évite le carton : pile, il cale, sentinelle urbaine maniant les narcotiques sans une once minimale de bon sens initial.
REFRAIN
Janvier, il caille à Paname, on ne fait qu'envier
Février, il neige mais on rêve de station balnéaire
Mars, le quart-temps d'un an, dans le hall, on a le mal des nerfs
Avril, rien n'a changé et nos gueules parlent d'elles-mêmes
De mai à août : la quasi-nudité des meufs, la quasi-nullité des reufs et toujours l'avide perfidie des keufs
Et avec le temps, les années réduisent l'innocence en cendres de janvier à décembre : les mêmes grisonnant ensembles.
Dur de se dire que l'avenir c'est être coursier, au volant d'un Ford Courrier ou à la fac être boursier une année sur 3 : tu t'y assois donc pour un court siège, pour sûr, le curseur de notre vie est notre faciès, une morsure : le cursus de nos pères jusqu'à la tess, leurs dorsaux : de la muscul' à vif, vivre dans la liesse sans rien, comme à l'ancienne les films de Bourvil, la France un rêve faux comme chez les filles les ongles, les sourcils ; on parle de nous dans l'journal : ils montrent comment on fourmille, dans les émeutes, on tourne mal, faut confirmer qui est Noureddine, y'a de lourds signes de fin du monde et le diable entraîne comme Courbis, chez les plus oufs, il a ses groupies et les autos s'ouvrent au tournevis, y'a plus de « Mr Drumond », plus de bagarre au low-kick, tout est devenu banal : un coup de feu est une broutille, donc si t'as un petit frère qui crie trop, mets lui une sourdine ou plutôt parle lui du putain de passé qui le poursuit.
Mon historique, mon curriculum : Montreuil : ville natale, domicile : Noisy l'keus, origine marocaine, mon style tabasse ! Mon entreprise a le ventre vide, entre spliffs et 'sky, enregistre : on me veut en cellule, sans remise de peine, dans le vide. Le mal se décline et s'emballe mais je m'acclimate en bas des halls, climat maximal en phase...
REFRAIN
La lacrymo' pollue l'air, les gaz empestent, piquent le visage, abîment les globes oculaires, j'esquive le blizzard...
Rarissime charisme par ici, ma rime se tarifie de Paris à Mars, un Arabe de Paris qui classifie l'arrivisme, l'avarice cavale des caves aux Canaries, moi j'atteris la tête la première sur mon Atari, sort un truc de cabaret de ton appareil. Le narcissisme, l'insecticide d'un mec d'ici : un flic, un juge, un mec qui tise, un dictateur, un chef d'usine...
Cannibalement vôtre, Hi-Tekk allume le calumet de la paix, grille l'allumette, esquive les amulettes vaudous ; c'est de la mise à l'amende, sans le pénible usage de la péridurale, je suis une véritable mine de faux renseignements, mes yeux noirs saturés de lumière reflètent l'image d'une tronçonneuse sanglante et dans mon thorax, la haine est un métal dur porté au rouge.
Un match entre moi et mon drame, moi contre NikkFuriani, c'est comme ce flic coupable que le juge a fait fuir à Nice.
Si crucial est mon rap, mes rythmiques brutales dégoulinent et laissent une empreinte digitale, une cicatrice, une trace picturale peinte à l'aérosol, mon fat-cap cristallise une arme scripturale, l'alcoolo, la tise, l'abîme : une voie de simulacre, l'ambiance est cristalline : une tasse discute rap, les insultes fusent et j'fume l'asphalte, la crise t'aligne, t'es dans le cul de sac si tu stagnes...
REFRAIN
N'arnaque pas n'importe qui, sinon, c'est la visite au congélateur, température : -14° celsius, opposée à la chaleur du luxe où se complait l'acteur, la valeur du stup' se compte en grammes de came ou de skunk. Avec les ragôts : le plus con c'est le jacteur, je dirais que même le mec le plus complexe a peur.
12/DE SOIXANTE-DIX A SEPTANTE
13/ENTRE L'INDEX ET L'ANNULAIRE
En direct de « Noisy la falaise » : 16s64, Saphir le joaillier, Izno, Profecy, Hi-Tekk, Nikkfurie : sauvagement vôtre !
Mon vocabulaire est tributaire d'une amplitude qui destabilise les alpinistes du sans issue.
Boxon, I.Z.N.O, un rappeur insoumis, garçon, si t'es des nôtres : c'est que la chance t'a souri.
Gouffre nébuleux où Nabil et Abdel discutent,
souffrent de l'épineux problème du banc et de son système.
Mon aura et ma chorale : choses que j'associe, Sonacotra et H.L.M m'ont vu et me voient grandir.
J'écris ces fables quand je pète des câbles,
je suis un Arabe mystique, pas dans les charts, mais dans mes raps, t'y trouves de la balistique.
C'est pas le bonheur, c'est juste banal, une véritable atmosphère où ici tout le monde cavale, cavale...
Le pluralisme du buraliste nous parasite nos plus-values, puis surestime le plus salubre qui mis à nu ne brille plus. J'alerte le monde qu'on arrive en forme, en Ford, en taxi, hors-norme, à bord, on varie, enfante le mic qu'on agrippe, là-bas c'est DJ Fab, avec sa table, totalement vrai, même si là il est dans le coma et qu'il a mis le skeud à l'envers !!!
REFRAIN
Lève ton doigt entre l'index et l'annulaire, cherche pas
La Caution à l'index dans l'annuaire, à l'inverse, pas de magie, pas d'amulette, laisse ton calumet de côté,
grille toutes tes allumettes !
Marécageuse est ta face, et c'est ce qu'il arrive quand tu râles, avec ta gueule caricaturale, une panique naturelle, un quasi-canular, j'use de la salive à l'usage, le whisky me glace les tripes, bute mes intestins : bactérie, des putes plein le destin, phase terrible, l'archétype d'une quintessence de mal, sans quinte flush, me braque l'esprit. Cible publique, mate l'écran, plasma à la une, stripteases et peep-shows, ivre d'une tise. Avale une pilule au napalm, entre en transe, les rats pullulent à Paname, hélas plus d'une mascarade, jouit sans une tune à la base...
Le sang que tu évacues est là...
le sanctuaire accuse les nazes...
Je sens que tu es vaincu hélas...
... et sens que tu flaires la plume des caves !
Ressens-tu ? Le vécu est là !
Descendu de la rue, on vient des « H.L.M cages ».
Saphir... Lait et cacao, K.O sonore, Cautionneurs, Colombo, couscous et rythmes... succulente, ta colombienne !
Pousse toi que je rentre dans l'indienne, elle colle aux pieds, l'ombre.
Tu saignes si quelqu'un te plante ou te cogne, que tu viennes de Vienne, Nantes ou de Londres, à quand l'album de rimes en nombre ? Que de ce mini-monde, on brûle les colonies. A quand le B.M, à quand les polémiques, à quand les flics sans fort taux d'alcoolémie ? Riche est le poème, attends le pollen nique !!!
Dans une belle Cadillac, à l'aise, on se voit, alors que c'est le caddie à Carrefour qu'on a, de Cali à Calais, je te présente ma ville : Noisy la falaise, tous dans la folie affamés , affalés dans les tours, jamais acclamés par la foule, à jamais dans les fours. Du sous-sol, pas du 16, on n'a pas de sous donc pas de 16 soupapes, rien que des sots saouls qui veulent se saper et que ça paie incessament sous peu...
REFRAIN
Essaie de comprendre ce qu'ils veulent de ton esprit malléable... mais juste calcule les aps, ces personnes inabordables, c'est juste notre image, les faits divers, j'en ai marre, je suis pas influençable, tout est inséparable... mais, hein, c'est pas grave ! Izno, l'incisif. Izno s'intègre... han... tout est possible... on est fin prêt. Tout dépend de la sonne-per, je m'inspire, bientôt 15 piges, insensible, les droits restent intangibles... Qu'importe le temps que j'ai, je possède l'intellect : on a le drôle d'aspect, donc je reste suspect et sais que tout se paie...
Alchimie verbale, hiéroglyphes digitales qui éclipsent le rap de merde hexagonal. Sans diplomatie, mes calligraphies noircissent la stratosphère, éclatent les molaires, sort les viscères des clones et de leur confrères. 6 styles attendus par tous les suce-triques, provoquent sur le cubase des scissions sismiques. En dolby/stereo, Pro c'est comme de l'héro pour un toxo, du sexe pour une nympho ; toute ma vie tracée sur les murs au marqueur... Mon style de vie remet le tien à l'heure !
Ce cri décrit mes ennemis mé-cra, une mise à l'écart ; car, par l'écrit, décimer : décimaux de pe-ra criminels...
J'ai pas de windows ni de domestiques, je ne fais pas d'indoor à Daumesnil, je rappe pour Linda, Ludo et Line, Medha, Madou Hamid et Jim, donc à nos dames on daigne dédier, les rondes mondaines : on daigne dévier ; tout dans mon dôme est délecté, tout un monde on veut détester !
REFRAIN x2
14/CASQUETTES GRISES
REFRAIN
UN : la casquette pleine de matière grise
DEUX : les baskets pleines de galères tristes
TROIS : j'reflète l'aspect du salaire S.M.I.C
ENFIN : j'suis coupable d'être c'qu'ils croient qu'je suis !
Je suis cool comme l'attaque à l'arme blanche ou la mort par électrocution ! Je colle à tes sapes comme l'odeur de clopes. Lope-sa, t'es sale ! A 30, on glande en bande autour d'un banc, la grande gueule a toujours une anecdote de merde. On se la raconte comptes en banque pleins, alors qu'on pèse que dalle ! Mes yeux vitreux reflètent la transaction clandestine, quand je vois le stup' je pense : "pendez c'type !". Dans ce cas, j'encrasse le filtre, la fumée se compte en taffes donc tu tombes en panne. Les gens stagnent sans strass, sans cesse sans taff et fantasment. Je me plonge, clean, dans la masse nocturne !
Ton rap pathétique ou comique digne de chez Pathé-Marconi, ce flic, plein de pâté m'a reconnu, ma carte, mon passeport m'a retenu, 9.3 par patelin, par commune qui pète sur Barre et Sarkozy, qu'tu sois du Tarn ou d'Armorique : la bonne vieille barrette narcotique !!! Je serais pas ton gendre, je suis un mec genre sapé "Mandrill", enfant et à sec : t'as pris comme marraine Candy ! Ambre et pastels, les sirènes d'Alexandrie, le chanvre des Aztèques : les migraines d'années sans vivre ! Se pendre est plus pauvre que se tirer dans l'infanterie ! Nikkfurie... polystyrène dans la penderie. J'ai plus de vitesse dans la pente, il y a plus de 6 teç' dans l'attente, leur politesse dans un sens : une Vittel dans l'incendie !
REFRAIN x2
Nous sommes complémentaires pire qu'un tremblement de Terre, j'ai un sampler en tête, je te force à rendre l'antenne. Entre menteurs, faites gaffe, j'entre et j'enterre, débats sans commentaires de garçons très gentils. Qui ? Nikkfurie, Hi-Tekk, La Caution ; ma tête qu'on cassera l'industrie, on parle de s'incruster ; j'te dis qu'c'est pas rien que du style et si on crêve personne n'a de rustine, si on crêve personne n'a de rustine, si on crêve personne n'a de rustine.
Mes yeux ne se ferment plus, l'insomnie me guette , mes nerfs se manifestent. Je suis le sentiment confus de Jack, mon but : le drame. Mon rap est violent comme un flic des stups suspendu qui devient son propre suspect, substance morte, suspense, puis je prends l'autre tunnel : j'esquive les nuisances, bordel putain, trafic d'organes, transacs puissantes : mortels butins !
Le mike ma harpe, ma hargne, mon harpon, ma rage, je parle mal et fais face au "calibres racistes". J'suis un animal abyssal dans une manif' massive : 9.3 amiral radical dans un naïf navire.
REFRAIN x2
ADLIB REFRAIN
UN ! DEUX ! TROIS ! ENFIN !
REFRAIN
15/RETROSPECTIVES
A une dizaine autour d'un banc, on analyse nos rétrospectives, on parle tour à tour de nos anecdotes respectives, surréaliste ? Pourtant aucun gars ne reste sceptique : de l'étudiant au gros dealer : un instant d'exode de l'esprit...
Je sais que les mères meurent de nos stocks de nerfs et ceux qui ont peur de nos loques brisent le coeur de nos soeurs. Le mal se sert de nos peurs, la menace plane, se multiplie comme l'odeur de la beuh, v'la l'arnaque, les scarlas jactent, y'en a marre de la bac, les macs s'adaptent, la nète-pla je la capte ; les keufs heurtent nos gueules au sol, ils veulent autant qu'l'inspecteur qu'on sente l'heure de leurs actes qui se reflètent sur leurs gueules avec des flammes de l'enfer dans leur coeur...
Des histoires de vacances, de garde à vues, de meufs, de narvallos, de reufs, de caves, de trucs de rêve. Des fois s'efface l'osmose, monte le mercurochrome, mais y'en a toujours un qu'arbitre comme Michel Vautrot ; Noisy-le-Sec, vers les 2 bancs près de l'école Cottereau, là où chaque jour de l'année, si tu passes : sûr que tu nous trouves...
J'ai un noeud dans l'estomac, l'anxiété m'assaille, je pique du zen, je caille, j'allume une cigarette à l'eucalyptus pour stopper l'asthme, les yeux j'articule vers l'asphalte, je scrute le sol et la zone en fier lascar. Le mac, les putes le violent, l'arrosent de bière, la crachent sur sa gueule de fils de pute et l'opèrent au scalpel...
REFRAIN x2
Ici, c'est le monde à l'envers, je côtoie des dealers et des personnes pieuses, des sportifs, des haineux, des mecs simples et ces mecs en bleu... J'suis in vitro, de là où les sentences pleuvent, on se noie dans leur mer après avoir agonisé dans le fleuve...
Des fois ça parle de politique, d'un accent amer qui sollicite une réflexion, une haine envers ceux pour qui elle est prolifique, mais heureusement qu'un frère sur de bons rails est brave et sans litige, l'Islam et l'expérience éloigne de lui le banditisme ; même sans qu'il ait pris de piges de taule, même sans qu'il ait pris de T.I.G, même si ces enculés de flics disent : on catalogue tout le monde dans shit/tise. Ici l'école te crucifie, te veut en échec, te rend fugitif et de peur qu'on s'unifie, les flics photographient comme fujifilm. Mon oncle Houssine, Allah y rahmo, ne put être lucide causant sa perte : se noyant dans des demis, là ou le sheitan te tend la perche...
On est à l'arrêt du bus noctambus, des gus noctambules squattent comme des putes somnambules, au volant d'une caisse avec des potes sans tunes qui supportent l'enclume : dégustent !!! La garde à vue au poste, l'endurent les jeunes ; et je ne paye pas la note : je t'entube. Le bloc t'encule : de la drogue dans le cul donc le doc t'ampute, notre clan lutte et de drôles d'embûches transforment de multiples zones en Z.U.P. Les mecs haïssent l'avenir, la porte est close, en plus ! Donc autant que l'une de mes ondes, bloquant putes et macs, provoque tant de stups. Le borgne en vue, ce salaud je l'ampute, cognons ce nul, ce fils de pute escroque tant de tunes et cause tant de rancune, je dis stop quand tu jactes, j'ai de l'herbe en stock quand j'hurle, la balle est dans notre camp, zut, elle explose dans le but, c'est trop tendu...
REFRAIN x4
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17OUTRO
18/AQUAPLANNING
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