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Luxeuil-les-Bains, paisible bourgade haute-saônoise de 7500 habitants reconnue notamment pour ses thermes et son jambon fumé (promotion locale oblige), fut animée durant la soirée du 12 juillet 2008 d'une chaleureuse symbiose franco-québecoise à l'occasion de la venue des Cowboys Fringants organisée par les Pluralies de Luxeuil (http://www.pluralies.net). Pour accueillir une formation qui occupe les devants de la scène québécoise et qui jouit d'une formidable expansion en France, le Tout-Puissant a gentiment prêté ses locaux. En effet, c'est au cloître de l'abbaye de la commune, lieu très sympathique et je suppose doté d'une certaine richesse patrimoniale, que s'est déroulé le show.
Tandis que les héros du soir se font attendre, la fosse se remplit gentiment mais sûrement, pour au final afficher quasiment complet à ma grande surprise (et moi qui possédait une vision arriérée de mon modeste département en manque de dynamisme culturel et qui pensais que les Cowboys Fringants n'attireraient pas la foule.).
Enfin, les voilà ! Six joyeux gaillards arrivent sur scène sous l'acclamation des quelques 900-1000 personnes venues assister au concert. Six personnes, oui mais voilà, trois cowboys seulement y figurent. On retrouve le chanteur à la grosse barbe et la chemise à cravate Karl Tremblay, le bassiste Jérôme Dupras (dont la Musicman Stingray et la Fender Jazz Bass ne m'ont pas laissé indifférent) et la ravissante multi instrumentiste Marie-Annick Lépine, encore plus belle en vrai. Le guitariste et co-fondateur du groupe, Jean-François Pauzé, est absent. La disposition scénique met donc en avant les trois Cowboys et en retrait le remplaçant de JF Pauzé, un deuxième guitariste qui par moment s'installait au synthé le temps d'une « toune », et le batteur auteur d'une belle prestation, certes, mais insuffisante pour faire oublier aux fans tout le charisme, la présence scénique et les mimiques rythmiques de l'ex-batteur du groupe, Dominique Lebeau (Domlebo pour les intimes).
Le public accueille tout ce beau monde en pointant vers le ciel des ballons aux couleurs du Québec, une initiative plaisante des organisateurs pour les 400 ans du Québec. Pour ma part, je suis placé à proximité de la scène, devant Marie-Annick (je ne pouvais espérer mieux !), et savoure le spectacle offert par les Québécois. Leur prestation est très bonne et entraînante, et au beau milieu d'une abbaye, le public ne déroge pas à la règle du pogo et du slam, même sur des rythmiques country. Les quelques ados juste devant moi, venus entre amis, reprennent en cœur (à mon agréable surprise) les paroles de toutes les chansons. Ce que je n'ai pas non plus hésité à faire, au-delà des possibilités de mes cordes vocales. La chemise trempée, j'écoute défiler une bonne setlist mais qui me laisse un peu amer en raison du petit nombre de morceaux issus des premiers albums et de « Motel Capri ». Cela laisse place à une déferlante de chansons des albums « Break syndical » et « La grand-messe ». Par exemple, j'ai attendu des morceaux tels que « Le plombier », « Maurice au bistro » ou encore « Québécois de souche » : des morceaux incontournables du groupe. En vain. Je n'étais toutefois que peu surpris car je savais que c'étaient ces albums qui ont fait connaître ce groupe en France. A noter également la présence dans la setlist de « La Catherine », un morceau du prochain album.
Marie-Annick se déchaîne dans ses plus belles danses scéniques et Jérôme, qui bouge dans tous les sens, tiens sa ligne de basse sous des grosses gouttes de sueur tel un Johnny chantant « Que je t'aime » devant une foule aux T-shirts à l'effigie de la rock star. Karl n'hésite pas à convoquer la foule à participer au spectacle, qu'elle soit dans la fosse, aux places assises du fond, ou même chez elle sur son balcon dans la rue d'en face. Certains privilégiés ont assisté au concert à l'œil, avec une vue plongeante sur le cloître. En réponse à cette invitation, le public se distingue, notamment en jetant des avions en papier sur la scène lorsque ceux-ci sont évoqués dans le dernier morceau du concert : « Les étoiles filantes » (« Et au bout du chemin dis-moi ce qu'il va rester de la petite école et de la cour de récré dont les avions en papier de partent plus au vent »). Une initiative qui rajoute un couche de convivialité dans cette soirée. Les Cowboys Fringants nous comblent d'un concert d'environ 1h50, incluant un rappel bien garni puisque cinq morceaux viennent le composer.
Malgré mes quelques petites déceptions, ce fut un bon concert, convivial, qui a permis à tous de passer une très bonne soirée. Le fait de recevoir de tels artistes dans ces petits coins de France est toujours un plaisir. Merci aux Pluralies et aux Cowboys Fringants !
SETLIST :
1. La Manifestation
2. La reine
3. Joyeux calvaire
4. Camping Ste-Germaine
5. Le gars d'la compagnie
6. Toune d'automne
7. La Catherine
8. Heavy metal
9. Ti-cul
10. L'hiver approche
11. Le shack à Hector
12. Mon pays (suivi du réel des aristocrates)
13. Si la vie vous intéresse
14. Awikatchikaen
15. Mon chum Rémi
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16. Plus rien
17. En berne
18. 8 secondes
19. Ruelle Laurier
20. Les étoiles filantes   
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Tags : Pluralies,Luxeuil,Fringants,Cowboys
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