Koudzy
Koudzy - 22 msg

Archives :

[ 1 ]

Publié le 31/07/2008 à 12:08
Édité le 31/07/2008 à 12:15

Death Note Original Soundtrack

Des bandes dessinées au style identifiable à la première seconde, entremêlées avec le genre fantastique... Vous connaissez tous bien ce phénomène venu du pays du soleil levant : les mangas. Et bien, pour être franc, je ne les aime pas spécialement. Serait-ce dû à une certaine paresse de ma curiosité ? Peut-être, mais un beau jour j'ai finalement pris le dessus et me suis lancé dans la découverte du manga animé inspiré de la bande dessinée « Death Note » : une découverte intéressante qui n'a pu que me raccommoder quelque peu avec cet univers.

Mais tout musicien que je suis, je n'ai pu me réduire à la simple découverte du travail des deux créateurs Takeshi Obata et Tsugumi Ōba. Au bout de quelques heures passées à découvrir et me plonger dans cette animation, je décide de me procurer la bande son. L'intrigue reposant sur une enquête policière au sujet d'un tueur aux pouvoirs divins et mystérieux, un décor musical approprié et surtout captivant était nécessaire pour s'imprégner comme il se doit dans les aventures des protagonistes. Et c'est mission accomplie pour les compositeurs Yoshihisa Hirano et Taniuchi Hideki, qui démontrent dans cette bande originale de 30 pistes toutes leurs capacités à créer un univers musical correspondant à l'atmosphère de l'animation : sombre et angoissante. Les deux compères ont réunis trois genres principaux récurrents dans la tracklist : une première partie instrumentale aux sonorités post-rock, une seconde laissant dévoiler un aspect electro, et enfin un dernier tiers orchestral (dirigé par Hideki, qui est également chef d'orchestre). L'hétérogénéité de cette bande son est flagrante, de ce fait il est facile de croire que cet ensemble n'as pas été crée par les mêmes personnes. Je dois avouer que c'est le premier tiers qui a retenu mon attention (n'étant pas un amateur de musique orchestrale), même si la composition electro mérite le détour. Cette première partie réunit une explosivité musicale, des vagues mélodiques accrocheuses (guitare et synthé aux premières loges), et quelques plaisantes cassures binaire/ternaire de la structure musicale (qui parfois me rappellent mes anciennes formations, dont casser le rythme et surprendre l'auditeur était deux automatismes dans la composition). Quand il s'agissait d'évoquer la musique nippone, tout de suite me venait à l'esprit cette pop indigeste. Dorénavant, je repositionne ma propre image sur ce sujet lorsque celui-ci s'invite dans un débat.

Lorsqu'on découvre et plonge dans ce qui ne nous intéresse pas, on peut toujours trouver ce que j'appellerai maladroitement un « terrain d'entente ». C'est ce que j'ai fait en me lançant dans l'aventure animée de « Death Note » que j'ai tout de même apprécié. Je ne suis pas pour autant devenu un « mangamaniac», mais j'ai pu découvrir les créations très intéressantes de deux compositeurs japonais quasiment inconnus du côté du vieux continent.

Yoshihisa Hirano

Taniuchi Hideki

> Commenter le blog. 15 commentaires  Tags : ,,,

Publié le 26/07/2008 à 00:10
Édité le 05/09/2008 à 13:09

Les Cowboys Fringants @ Luxeuil-les-Bains (70), 12/07/08

Luxeuil-les-Bains, paisible bourgade haute-saônoise de 7500 habitants reconnue notamment pour ses thermes et son jambon fumé (promotion locale oblige), fut animée durant la soirée du 12 juillet 2008 d'une chaleureuse symbiose franco-québecoise à l'occasion de la venue des Cowboys Fringants organisée par les Pluralies de Luxeuil (http://www.pluralies.net). Pour accueillir une formation qui occupe les devants de la scène québécoise et qui jouit d'une formidable expansion en France, le Tout-Puissant a gentiment prêté ses locaux. En effet, c'est au cloître de l'abbaye de la commune, lieu très sympathique et je suppose doté d'une certaine richesse patrimoniale, que s'est déroulé le show.
Tandis que les héros du soir se font attendre, la fosse se remplit gentiment mais sûrement, pour au final afficher quasiment complet à ma grande surprise (et moi qui possédait une vision arriérée de mon modeste département en manque de dynamisme culturel et qui pensais que les Cowboys Fringants n'attireraient pas la foule.).

Enfin, les voilà ! Six joyeux gaillards arrivent sur scène sous l'acclamation des quelques 900-1000 personnes venues assister au concert. Six personnes, oui mais voilà, trois cowboys seulement y figurent. On retrouve le chanteur à la grosse barbe et la chemise à cravate Karl Tremblay, le bassiste Jérôme Dupras (dont la Musicman Stingray et la Fender Jazz Bass ne m'ont pas laissé indifférent) et la ravissante multi instrumentiste Marie-Annick Lépine, encore plus belle en vrai. Le guitariste et co-fondateur du groupe, Jean-François Pauzé, est absent. La disposition scénique met donc en avant les trois Cowboys et en retrait le remplaçant de JF Pauzé, un deuxième guitariste qui par moment s'installait au synthé le temps d'une « toune », et le batteur auteur d'une belle prestation, certes, mais insuffisante pour faire oublier aux fans tout le charisme, la présence scénique et les mimiques rythmiques de l'ex-batteur du groupe, Dominique Lebeau (Domlebo pour les intimes).

Le public accueille tout ce beau monde en pointant vers le ciel des ballons aux couleurs du Québec, une initiative plaisante des organisateurs pour les 400 ans du Québec. Pour ma part, je suis placé à proximité de la scène, devant Marie-Annick (je ne pouvais espérer mieux !), et savoure le spectacle offert par les Québécois. Leur prestation est très bonne et entraînante, et au beau milieu d'une abbaye, le public ne déroge pas à la règle du pogo et du slam, même sur des rythmiques country. Les quelques ados juste devant moi, venus entre amis, reprennent en cœur (à mon agréable surprise) les paroles de toutes les chansons. Ce que je n'ai pas non plus hésité à faire, au-delà des possibilités de mes cordes vocales. La chemise trempée, j'écoute défiler une bonne setlist mais qui me laisse un peu amer en raison du petit nombre de morceaux issus des premiers albums et de « Motel Capri ». Cela laisse place à une déferlante de chansons des albums « Break syndical » et « La grand-messe ». Par exemple, j'ai attendu des morceaux tels que « Le plombier », « Maurice au bistro » ou encore « Québécois de souche » : des morceaux incontournables du groupe. En vain. Je n'étais toutefois que peu surpris car je savais que c'étaient ces albums qui ont fait connaître ce groupe en France. A noter également la présence dans la setlist de « La Catherine », un morceau du prochain album.

Marie-Annick se déchaîne dans ses plus belles danses scéniques et Jérôme, qui bouge dans tous les sens, tiens sa ligne de basse sous des grosses gouttes de sueur tel un Johnny chantant « Que je t'aime » devant une foule aux T-shirts à l'effigie de la rock star. Karl n'hésite pas à convoquer la foule à participer au spectacle, qu'elle soit dans la fosse, aux places assises du fond, ou même chez elle sur son balcon dans la rue d'en face. Certains privilégiés ont assisté au concert à l'œil, avec une vue plongeante sur le cloître. En réponse à cette invitation, le public se distingue, notamment en jetant des avions en papier sur la scène lorsque ceux-ci sont évoqués dans le dernier morceau du concert : « Les étoiles filantes » (« Et au bout du chemin dis-moi ce qu'il va rester de la petite école et de la cour de récré dont les avions en papier de partent plus au vent »). Une initiative qui rajoute un couche de convivialité dans cette soirée. Les Cowboys Fringants nous comblent d'un concert d'environ 1h50, incluant un rappel bien garni puisque cinq morceaux viennent le composer.

Malgré mes quelques petites déceptions, ce fut un bon concert, convivial, qui a permis à tous de passer une très bonne soirée. Le fait de recevoir de tels artistes dans ces petits coins de France est toujours un plaisir. Merci aux Pluralies et aux Cowboys Fringants !



SETLIST :

1. La Manifestation
2. La reine
3. Joyeux calvaire
4. Camping Ste-Germaine
5. Le gars d'la compagnie
6. Toune d'automne
7. La Catherine
8. Heavy metal
9. Ti-cul
10. L'hiver approche
11. Le shack à Hector
12. Mon pays (suivi du réel des aristocrates)
13. Si la vie vous intéresse
14. Awikatchikaen
15. Mon chum Rémi
--------------------------------------------------------------------------------------------
16. Plus rien
17. En berne
18. 8 secondes
19. Ruelle Laurier
20. Les étoiles filantesJérôme DuprasKarl TremblayMarie-Annick LépineMarie-Annick

> Commenter le blog. 12 commentaires  Tags : ,,,

[ 1 ]