4 extraits de Food, le nouvel album de Zico Chain, sont en écoute sur leur MySpace.
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The Zico Chain > Chronique LP / Food
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The Zico Chain
LP : Food Label : Pias http://www.pias.com Style : Grunge Date de sortie : 17/10/2007 |
Sur le papier, The Zico Chain a changé, perdant son "The" pour ne plus être à la mode (si si, The Strokes, The Kills, The Rakes, The Vines et consorts...), et devenir tout simplement Zico Chain. Pour le reste, rien n'a véritablement été bouleversé entre l'album éponyme du groupe et Food présenté ici. Avec toujours ce style évoluant dans la mouvance de la scène grunge des années 90, entre Soundgarden et Nirvana, The Zico Chain fait parler les guitares comme deux ans auparavant, mais cette fois a mis les très gros moyens. En s'offrant les services de l'excellent Joe Baresi (Queens of the Stone Age, Tool) à la production, les anglais bénéficient d'un son absolument énorme dopant considérablement des compos power-rock qui se déchaînent avec délectation.
Musicalement, que ce soit avec le puissant "Pretty pictures" ou le bondissant "Where would you rather be ?", Zico Chain nous déballent un bon gros son rock post-grunge, bien gras, classieux mais bruyamment efficace. Avec un album en forme d'allusion critique à l'impitoyable univers de l'agro-alimentaire (d'où le titre de l'album), dont il dresse un parallèle pertinent avec l'industrie du disque actuelle, le groupe en met plein les oreilles mais comme sur son premier essai, n'évite pas une certaine redite. Car après s'être enfilé les onze compos que comptent Food, on ressort gavés et avec l'impression que Zico Chain a bien du mal à se renouveller sur un même album. A tel point que d'un titre à l'autre, "Junk" et "Roll over" par exemple, la recette est invariablement la même. Fluide, classique mais déjà entendu ailleurs.. Evidemment, pris indépendamment, la plupart des titres sont plutôt appétissants, mais une fois ingérés tous ensemble, le plat est un peu trop lourd pour une digestion facile... Car le problème avec les albums de cette trempe, c'est qu'il est quasi impossible de sortir un titre du lot tant l'homogénéité de l'ensemble est compact ("Preach", "No hoper boy"). Un peu trop de garniture donc pour un album qui n'en reste pas moins fort bien troussé, agréable à déguster bouchée après bouchée et non pas lors d'un interminable banquet familial. Sympathique à défaut d'être inoubliable...
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