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Biographie > Qui s'encarte ?

X Syndicate est une institution... Le pendant made in France de L7, un groupe de donzelles qui encadrent un batteur (Alex) indéboulonnable. Sur le devant de la scène, Bigoude envoie son chant rauque sur une musique punk-métal à l'ancienne, ces deux-là ont dépassé les 20 ans de carrière et malgré cela ne sortent officiellement que leur deuxième galette avec Dead or alive... Les premières années ont été marquées par de nombreux gros concerts, le bouche à oreille voulant envoyer X Syndicate chauffer tous les publics (et ceux de Motörhead, Helmet, Slayer, Fishbone... en particulier) à peine armé d'un 10 titres démo qui porte bien son nom : 4 friends (1998). Le buzz du Baise-moi de Despentes permet au groupe de se faire davantage connaître et d'enregistrer un premier vrai album (Up your kilt en 2001). Des concerts, des reprises, des rencontres, voilà comment résumer les années suivantes jusque 2005 (le meilleur résumé étant encore le split live avec Spermicide) et puis stop. Ou encore puisque 3 ans plus tard, le combo reprend du service et va jouer sur d'autres continents (Afrique, Asie, Amérique) mais cette vie n'est pas aisée et trouver les bonnes personnes n'est pas toujours évident. Lady Bittersweet (ex-Sparkling Bombs, Marie (Migeira, My Own [k]nowhere) aux guitares et Angie (à la basse) complètent le duo originel pour enregistrer Dead or alive avec Francis Caste et remonter inlassablement sur les planches...

X Syndicate / Chronique LP > Dead or alive

X Syndicate - Dead or alive Punk, Hard Rock, Métal, on retrouve un peu de tout sur cet album, le temps passe, certains membres aussi mais l'essence-même d'X Syndicate reste la même, il faut dire que le métronome massue de service et la hurleuse de frontwoman ont pris de la bouteille mais pas une ride en terme d'énergie. Au contraire, avec les années, le groupe sait fait bien travailler son son pour offrir sur disque quelque chose de très proche de leur patate en live en gardant l'esprit de la musique "dans ta face" des années 90, avec ce je ne sais quoi d'accroche mélodique à la L7 (référence obligatoire) mais aussi plein de trucs qui ravivent la mémoire comme cette intro de "Friends to foes" aux sonorités du tout premier The Offspring (tu peux aller écouter "Jennifer lost the war" si tu ne me crois pas) ou ces plans métal/hard ("Behaviant", "2 seconds lower"...).

Pour X Syndicate, la base, c'est quand même le punk avec un chant scandé (et pourquoi pas des choeurs comme sur "Trashvision") et ce qu'il faut d'harmonies pour jouer dans la classe des Emoglam et éviter une férocité hardcore défendue par d'autres (Walls of Jericho par exemple). Sans trop se prendre au sérieux (encore qu'il existe cette interlude "03.22.12"), mettant de la déconne dans des textes toujours en anglais ("Six pack", "Texass angel"), le quintet balance toujours un rock high énergy et semble bien reparti pour 20 ans. Au moins.