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Wonderflu est un quatuor parisien existant depuis 2007. Le groupe est constitué de Greg (Guitare, piano, chant), Santiago (guitare), Gaël (batterie) et Gretch (basse). Ils livrent un premier EP en 2010 du nom de Lota Schwager.

Wonderflu / Chronique EP > No end in sight

Wonderflu - No end in sight
Après Lota Schwager, les Wonderflu continuent leur petit bonhomme de chemin en te proposant un autre EP intitulé No end in sight. Tant mieux, au vu du premier morceau, "Fine now", ils ne semblent en rien avoir perdu leur verve et ce songwriting qui faisait plaisir à entendre. Le propos est toujours ancré dans les années 90, semble également s'être musclé un peu et lorgne du coté d'un Mudhoney. Momentanément puisque sur "Anybody", le titre se fait un poil plus mid-tempo sans pour autant perdre de son impact tandis que "Flames" me rappelle un Pavement enjoué et "Power of time", un excellent morceau de Eels. Au bout des 7 titres et pas des moindres ("Lost in the 50's" savoureux...), il est difficile de ne pas constater que les Wonderflu maîtrisent parfaitement les ingrédients des groupes qui les influencent et on ne peut que leur souhaiter de trouver l'écho qu'ils méritent. C'est à dire de vendre des millions de No end in sight. Excellente (re)prise de contact.

Wonderflu / Chronique EP > Lota Schwager

Wonderflu - Lota Schwager Livrer un EP qui a la consistance d'un album, c'est déjà quelque-part le signe d'un groupe en pleine confiance, qui sait où il va musicalement. Avec des influences orientées vers le panthéon de l'indie rock américain (Sebadoh, Eels, Pavement, Dinosaur Jr., Fugazi... On peut pas faire plus classe, si ?), le groupe sait effectivement quels chemins prendre : prod' typée 90's, entre pop indie et rock relax, le groupe joue sur les deux tableaux et les mêle parfois avec une maitrise flagrante. "Running faster", le premier titre, marque déjà les esprits avec une composition qui lorgne autant sur Pavement (plutôt période Wowee Zowee) et sa pop foutraque, qu'Eels pour la voix semi-désabusée et l'impression que le chanteur pourrait se défenestrer dès la première fenêtre venue, mais tout de même avec une désinvolture que seul les groupes américains des années 90 savaient incarner. Les Wonderflu sont apparemment particulièrement doués lorsqu'il s'agit de se réapproprier des codes d'une époque musicale au cadavre toujours bien remuant et ils vont encore le démontrer avec les titres suivants. "Travel" sent encore le Pavement à plein nez, sans que ce ne soit aucunement péjoratif et le solo qui parcoure le titre respire les petits doigts agiles de Jay Mascis, la progression en est d'ailleurs particulièrement savoureuse à l'écoute. Mélodies obsédantes, lignes de voix typiquement "Malkmusienne", atmosphères attachantes, le groupe semble avoir tout compris et la doublette "Comeback (part1, part2)" est encore une réussite à mettre à leur actif. En chroniqueurs méticuleux que nous sommes, on essaie tant bien que mal de dénicher le truc négatif à mettre dans cet article mais même à force de parcourir l'EP, vaines tentatives... Ne comptez pas sur moi pour critiquer le groupe sur ses références (on songe beaucoup à Sonic Youth et Nirvana sur "442", à Eels sur "Your draw" et "Calling Raoul") parfois bien marquées, c'est juste toujours particulièrement foutu et c'est tout ce que l'on demande. Une bien belle surprise.