rock Rock > Wolfmother

Biographie > la mère du loup

Andrew Stockdale (chant, guitare), Chris Ross (basse, clavier) et Myles Heskett (batteur) forment Wolfmother en 2000, au départ le trio veut juste s'éclater en jouant la musique qui devait plaire à leurs parents (Led Zeppelin, Black Sabbath, Deep Purple...) mais voilà qu'ils font fureur dans les bars de leur contrée australienne (du côté de Sydney)... Leur démo 4 titres éponyme qui sort en 2004 pour démarcher d'autres salles de concerts arrive sur le catalogue de Modular Records et le punch des lascars séduit rapidement le reste du monde, un album est éxigé, produit par la pointure Dave Sardy (Marilyn Manson, Dandy Wharhols, Oasis, Helmet...), il débarque en France au printemps 2006 et ne s'embarasse pas d'un titre, voilà donc Wolfmother !

Wolfmother / Chronique LP > Cosmic egg

Wolfmother - Cosmic egg An de grâce 2006, un jeune power-trio débarque aux USA depuis son Australie natale avec sous le bras un premier album en forme de pur condensé de revival hard-rock aux accents Sabbathien et Zeppelinien. Un carton dans les charts plus tard (si, c'était encore possible en 2006...) et voici qu'Andrew Stockdale, Chris Ross et Myles Heskett forment désormais la nouvelle cash-machine de Roadrunner, le label qui a flairé le bon coup en sortant le disque des Australiens. L'ascension est météorique mais là, comme souvent, c'est le début des emmerdes pour un trio qui après avoir tutoyé les sommets de l'Everest du rock, connaît des dissensions internes qui aboutissent à l'explosion du groupe. selon la rumeur (dont on se fout royalement), Andrew finissant par renvoyer dans leurs pénates ses deux anciens compères. Après plus de huit ans de vie commune. Classe mais assez rock'n'roll en fait.
Surtout que M.Stockdale ne perd pas le sens des affaires et décide de continuer l'aventure en gardant le nom de Wolfmother. Un casting en forme d'American Idol hard rock plus tard et voici que le seul rescapé du line-up originel revient sur les devant de la scène avec un deuxième album forcément attendu, fatalement décevant. Car si, l'album éponyme était hautement recommandable (même si certains médias en ont certainement fait un peu trop...), là, "California queen", titre inaugural de ce Cosmic egg calme tout de suite les ardeurs. Un riff plutôt sympathique pour lancer les hostilités, une rythmique un peu enlevée mais un chant qui force dans les aigus jusqu'à devenir insupportable, un petit changement de tempo pas super bien amené, une rupture qui vient définitivement détruire le peu de dynamique d'un morceau finalement agaçant, on espérait quand même mieux. Défilent le single "New moon rising" (efficace...) puis le très moyen "White feather" et on se dit que les absents n'ont pas forcément toujours tort et on se rend alors compte de ce que Chris et Myles apportaient au groupe. Et ce d'autant plus quand on pose une oreille sur ce qu'ils ont fait depuis avec Kid Koala sur l'excellentissime The slew. Après une assez mauvaise entame, on n'attend plus trop grand-chose de ce Cosmic egg qui n'a du reste pas grand-chose de bien cosmique. et c'est justement le moment que choisi le Wolfmother 2.0 pour nous lâcher un "Sundial" plutôt bien senti et blindé en riffs caniculaires à souhait.
Enfin de quoi faire décoller l'album pense-t-on, sauf que ça enchaîne derrière avec une ballade bien paresseuse ("In the morning"), le faiblard et éponyme "Cosmig egg" puis surtout l'infâme "Far away" au cours duquel Andrew, un brin mégalo pour le coup se prend pour un Beatles (là on n'est plus très loin de toucher le fond). Sauf qu'au milieu de tout ça, il y a "10,000 feet". Et là même si on était tenté de céder à la facilité de démonter le groupe de part la faiblesse abyssale de certains morceaux ("In the castle" quand même), on ne peut reconnaître qu'en de rares moments, il est capable d'assommer la concurrence sur un seul titre. Un morceau bien groovy, des riffs de tueurs, un refrain catalyseur d'excitation rock'n'roll et une efficacité démentielle. certes, le chant ce n'est toujours pas trop ça mais les guitares font bourdonner les amplis bien comme il faut et on en prend au final plein les conduits auditifs. Si seulement tout l'album pouvait être du même calibre. Parce que revendiquer aussi fièrement ses influences Blue Cheer, MC5 et autres Blue Oÿster Cult tout ça, c'est bien gentil mais ça ne suffit pas. Et au final, malgré trois/quatre titres plutôt sympa ("Phoenix", "Violence of the sun") sinon bien béton (voir plus haut), on sort de ce Cosmic egg en se disant qu'après avoir aplati en terre promise et tout pile entre les poteaux avec son premier effort, les Wolfmother (enfin surtout Andrew Stockdale...), ne parviennent pas réellement à transformer l'essai avec le second... A revoir.

Wolfmother / Chronique LP > Wolfmother

wolfmother Un rapide coup d'oeil au dos de l'album le confirme, Wolfmother n'est pas une réédition, c'est un bien un album de 2006 ! Et si Andrew désamorce les questions sur leurs points communs avec Led Zeppelin, Black Sabbath ou Deep Purple en répondant qu'il voit davantage Wolfmother comme le croisement des Beatles avec Pink Floyd et Helmet (!), c'est bien que le trio vaut plus qu'un simple tribute band qui se serait mis à composer... Pourtant comment ne pas éprouver cette impression de voyage dans le passé à l'écoute de ce premier album ? Et si au début, on est abasourdi par la ressemblance avec Led Zep (ceci dit, les puristes vont crier au loup -ou à sa mère-) dans le son des grattes, le groove et la chaleureuse atmosphère qui se dégage des compos, on est très vite conquis par la fraicheur, la qualité du son et l'envie dont fait preuve le trio aussie. Si la cover n'est pas franchement engageante, le talent de Frank Frazetta (une des légendes vivantes du dessin d'heroic fantasy) trouve davantage sa place au rayon heavy, le premier cri de "Dimension" et la rythmique ultra old school qu'il déchaîne doit suffir à se faire un avis immédiat sur votre rapport à Wolfmother, soit on adhère, soit on abandonne. Ceux qui, comme moi, adhèrent vont se retrouver avec une série de tubes plus entraînants les uns que les autres. Extraordinairement homogènes, les treize titres ne manquent pas de souffle grâce à différents apports comme l'orgue (l'héritage de Deep Purple), des percus un poil étranges ("Love train") ou la flutte traversière géniale de "Witchcraft" (clin d'oeil à Jethro Tull ?). Si la tentative de slow langoureux qu'est "Mind's eye" n'est pas une franche réussite (c'est quoi cette arrière goût bizarre ?), les Wolfmother explosent tout avec "Tales". A commencer par ceux qui les pensaient incapables de mélanger leurs aspirations d'aujourd'hui et leurs inspirations d'hier, le côté rock tranquille du début du morceau part en vrille sous les assauts de la guitare et la frénésie s'empare du combo comme de l'auditeur qui saura être calmé par des ponts aériens entre passé et présent. Et on pourrait en dire autant de "Woman", "Joker and the thief" ou de "Pyramid", car oui, finalement Wolfmother est bien un groupe des années 2000, puisant sans rougir dans le glorieux passé pour nous filer la patate, rock n roll babe !