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Wind's Eye > Chronique EP / The City
Sombres et tortueuses, néo-classiques et symphoniques, les premières mesures de "Soaring" semblent annonciatrices d'une apocalypse imminente. Il n'en sera rien et au lieu de cela, elles nous font pénétrer l'univers progressif de Wind's eye. A l'image d'un Dream Theater en un peu moins métallique et surtout moins porté sur la virtuosité technique, le quartet hongrois nous offre ici un premier titre rock, à la structure complexe et aux sonorités, par moments, légèrement old-school.
Clairement influencé par le son rock des seventies, Wind's eye livre avec "The sign" un titre que l'on imagine tout droit débarqué du passé. Et, dans le même temps, comme s'il avait décidé de jouer avec l'auditeur, le groupe parvient à ajouter à sa musique une petite touche de modernité qui nous rappelle que nous sommes bien en 2005, ainsi que quelques fulgurances solo à la gratte qui donnent encore plus d'intérêt à l'ensemble. N'est pas John Petrucci qui veut bien évidemment, mais force est de reconnaître qu'à ce petit jeu, les Wind's eye s'en sortent plutôt bien.
Mini-album concept, The city a été voulu par les membres du groupe comme la fusion entre des éléments du rock dit classique et l'esthétique sonore de la musique progressive. A ce titre, l'écoute de "Kings by night" nous replonge l'espace de quelques minutes dans l'écoute des premières oeuvres de Dream Theater (Image and words notamment), même si la musique de Wind's eye sonne toujours moins metal que celle de Mike Portnoy et sa troupe. Une réussite incontestable.
Moins convaincante par contre est la tentative du quartet hongrois de s'exercer à la ballade progressive. Il en ressort un titre intitulé "Fragmented", très mainstream et au final assez décevant. Ce qui n'est pas le cas du final de cet EP, un "Whirl" aux riffs massifs métallique qui conclue cet effort par une impression de maîtrise technique assez remarquable. Avis aux amateurs.
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