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Weakids > Chronique EP / Leaving the weak behind
Leaving the weak behind commence donc par "Leaving the weak behind" et met tout de suite l'auditeur au parfum. Ce chaud parfum qui me rappelle ces dimanches matins où si dehors la pluie tapote sur les carreaux, à l'intérieur, le pain frais et le son des vinyls que passent mon père réchauffe l'atmosphère. Cette ambiance à la fois chaude et dépressive nous fait remonter le temps jusqu'à celui de la splendeur des Velvet Underground, néanmoins Lou Reed a une voix plus rocailleuse... Ici, la voix claire nous apaise, la guitare en son clair adoucit les esprits, ce n'est que la disto, crade à souhait qui embrume nos esprits. Les rythmes sont simples, les mélodies touchantes et entêtantes, dés les premières écoutes, on s'abandonne à la musique, totalement en confiance. Pas mal de songwriters américains auraient certainement écrire un "Still I know", titre sur lequel on retouve Johanna, une invitée qui chante avec le combo et donne un relief tout particulier au refrain. La fin du titre me remet en tête les magnifiques moments live dispensés par Jonah Matranga et Onelinedrawing, dans un style trés épuré et surtout authentique. Les choses s'emballent avec "Vibe O. D.", le chant passe au travers d'un filtre, tout le monde marque les pauses pour reprendre son souffle et repartir de plus belle... Jusqu'au magnifique "Twisted light", la tristesse qui se dégage de ce morceau est belle, tout simplement. Sans en faire des tonnes au chant, Weakids n'est pas un combo "émo", la musique inspire un état dépressif, maladif. Les guitares pleurent leurs notes distordues, les rythmes coulent d'eux-mêmes. C'est incroyable combien une musique aussi peu réjouissante peut nous transporter dans un tel état de bien être...
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