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Voodoo Shock

Biographie > Le choc Vaudou

Uwe Groebel (ex-Naevus) est l'axe de Voodoo Shock, avec deux membre de End Of Green ( Mathias Siffermann et Oliver Merkle), ils forment ce nouveau groupe et enregistre une première démo à l'automne 2000. En Allemagne, le groupe se fait remarquer mais au printemps 2001 Uwe Groebel (chant, guitare) se sépare de ses compagnons de jeu, ils sont remplacés par Michael Greilinger (basse) et Christian Specker (batterie), ils signent chez PsycheDOOMelic Records, label austro-hongrois (lire par ailleurs la chronique des excellents Wall of Sleep, signés eux aussi sur ce label) et enregistrent leur premier album de mars à juillet 2002 avec les suisses Specki et Michi (à qui seul le son de caisse claire semble poser un petit souci). Sorti depuis quelques temps Outre-Rhin et dans les pays danubiens (octobre 2002), le groupe n'était trouvable en France que via le catalogue VPC d'Adipocere (VPC), United Musics Company devrait désormais s'occuper de les mettre en rayons. Et pour être un peu plus complet, Voodoo Shock vient de sortir (mars 2003) un split CD avec Iron Kind.
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Oli
Juin 2003

Voodoo Shock / Chronique LP > Voodooshock

Voodoo Shock : VoodooshockGuitares grasses, voix rocailleuse, rythmiques assurées fermement, oui, Voodoo Shock donne "gaiment" dans le stoner, gaiement entre guillemets car musicalement c'est plutôt sombre, du doom stoner ? Pour être débarrassé des sacro-saintes influences tout de suite, on citera Led Zeppelin (c'est la source quand même !) et les plus récents Kyuss (forcément) mais on pourrait aussi faire référence à des combos moins connus comme Cowboys And Aliens ou Hoek qui assurent eux aussi dans cette catégorie. La grande différence avec tous ces groupes tiroirisés, c'est que Voodoo Shock joue "lentement", la majorité des compos sont calmes pour être lourdes, pesantes, pénétrantes, le chant suit la voie (voix) tracée par Robert Plant, et rejoint parfaitement la rythmique et les guitares déchirantes. Alors qu'à l'écoute de certains on a envie de chevaucher une Harley et de foncer quelque part avec la zik à fond (ici, seul le premier titre "Fountain of freedom" est véritablement nerveux), Voodoo Shock s'appréhende plus comme un long trip, un truc qui sait s'installer, une sorte de musique de hippie (stoned rock ?)... mais en triste. Si le son de gratte est typé, il sait oser quelques expérimentations sur "Electric mind" et les allemands n'ont peur de rien, jouer posément les accords pour densifier l'atmosphère, c'est une chose, faire durer deux titres au-delà des 9 minutes en est une autre... D'autant plus que ni "Showtime" ni "We cry" ne sont lassants, il se passe toujours quelque chose, Voodoo Shock devient encore plus viscéral, ils nous ont habitué à leur style et porte l'estocade finale ("We cry" est le dernier titre). Comme ces deux titres pharaoniques encadrent une reprise de Moody Blues "Nights in white satin", dire que la fin de l'album est monstrueuse n'est qu'un faible mot, même si tout ce qui se passe avant est non négligeable !
Des mp3 sont dispos sur le site du groupe, il serait dommage de s'en priver en attendant de voir le CD débarquer dans nos bacs...
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Oli
Juin 2003