Rock > Villa Vortex
Biographie > Après l'Hôpital, retour à la Villa
Villa Vortex est né des cendres (si j'ose dire, vous comprendrez par la suite...) de Silence Hôpital, groupe qui a mis fin à ses activités en 2002 après 8 ans d'activités. Ce sont donc 2 rescapés (le chanteur et le bassiste) de Silence Hôpital qui, en compagnie de 2 musiciens rencontrés assez rapidement, vont monter un nouveau groupe. Ce nom de Villa Vortex n'est évidemment pas dû au hasard. C'est après lecture du Théâtre des opérations de Maurice G. Dantec que le groupe opte pour ce nom de Villa Vortex (qui était le dernier livre en date de l'auteur). Dès le printemps 2003, le quatuor enregistre un single mais quelques semaines plus tard un cataclysme s'abattra sur le groupe. En effet, un terrible incendie détruit le local de répétition ainsi que tout le matériel (instruments, sono.) du quatuor. Le groupe ne se laisse pas démoraliser et reprend le travail d'écriture. C'est en 2004 que le groupe retourne en studio et délivre à l'automne ce premier maxi éponyme. Actuellement basé à Lons-le-Saunier, le groupe joue dès que possible et envisage de passer par la case "album".
Villa Vortex donnera donc plusieurs concerts (de Paris à Annecy en passant par Besançon) et fera une mini-tournée en Espagne. Durant l'été 2006, le groupe enregistre les onze titres de son premier album au studio Le Passe-Muraille (Virago, Doppler, Hide Park Corner, Jaïl, Yerban Kuru, ...) avec François Carle. Le disque, intitulé Incertitudes, masterisé fin septembre 2006 à L'Autre Studio, est sorti en janvier 2007.
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Villa Vortex / Chronique LP > Incertitudes
C'est à nouveau à l'aide d'un visuel urbain, mais cette fois-ci à l'envers, que Villa Vortex a choisi d'illustrer son nouveau disque, à savoir un album intitulé Incertitudes. Et si ces dernières vont bon train en ce moment, le groupe, lui, continue infailliblement sur la lancée de son maxi. Le quatuor perpétue son écriture rock, empruntant autant à la dramaturgie qu'au cinéma ou à la littérature. Depuis Villa vortex, les Lédoniens d'adoption n'ont sensiblement pas changé les règles du jeu mais les ont plutôt amélioré.
Les guitares franches et ténébreuses ("Laissez-passer") continuent de foudroyer l'atmosphère envoûtante, ponctuée d'un piano vertueux ("Années de sang", "Déluge") et de séquences pétrifiantes ("(F)ange"). La section rythmique s'applique pleinement à construire des structures variées ("L'homme aux aguets") et le chant de Barascud, exclusivement en français, déverse avec tact ses textes à la fois pénétrants et inspirés ("Incertitudes", "Retour à Gethsémani") accompagnés de refrains tenaces ("Voies du silence").
Les différents formats n'effraient pas le groupe puisqu'il peut s'exprimer durant 6 minutes avec "Sacrifice" ou se laisse glisser vers deux pistes instrumentales très plaisantes mais bien plus courtes ("Gliese 436" à mi-parcours et "Neuromode" en conclusion de l'album). Les climats exploités par le groupe (du chaleureux au glacial en passant par des choses plus neutres et introspectives) sont assez bien soulignés par une production qui a pourtant bénéficié de moyens limités.
En grattant du coté de la cold-wave et de la new-wave tout en interceptant des éléments punk, pop, métal ou post-rock, Villa Vortex maîtrise une situation que pas mal de groupe pourraient ne pas savoir gérer en, par exemple, se révélant maladroits ou plagiant leurs prédécesseurs. Il est ainsi très difficile de trouver des challengers à Villa Vortex, car le groupe a établi ses propres codes et continue de garder un oeil (ou une oreille) ouvert(e) sur d'autres horizons.
Voilà donc que Villa Vortex revient avec un bien bon premier album, en dehors de toute tendance "in", dont l'écriture est soignée et exécuté par des musiciens accomplis ! Ce disque laisse plutôt penser qu'il s'agit des labels qui ont des Incertitudes puisque cet album est sorti en totale autonomie, loin de tout soutien... Avis aux candidats !
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Villa Vortex / Chronique EP > Villa vortex
La musique de Villa Vortex est pleine de faux-semblants, on la croit facile et accessible alors qu'elle est assez tourmentée, introvertie et pas si formatée qu'on pourrait le croire. D'un pop-rock, certes sombre, perceptible dès les premières écoutes, on s'achemine au fil du temps vers une perception plus judicieuse des titres.
Marqué par les vagues new-wave et cold-wave chères à The Cure ou Depeche Mode, Villa Vortex sait aussi apporter cette dimension à la fois dramatique et froide à ses titres. Des chœurs saisissants de "Décombres", aux diverses saisissantes guitares en passant par le piano d' "Entends-moi", tout est là pour faire frémir, foudroyer ou émouvoir. Dans les textes, la souffrance est souvent là ("décharge au fond de leurs cœurs"). Lorsque le pathos enveloppe "Occident III", la tendance générale au déchirement est maintenue. La fougue, elle, passe plus avec les instruments. Ne serait-ce que par certaines structures plus propres au métal ou au punk, Villa Vortex dévoile des sous-sols toujours sombres mais riches en bonnes surprises (bonnes guitares accrocheuses, batterie flegmatique mais têtue).
Pratiquant un style où nombre d'anglos-saxons brillent, Villa Vortex est loin d'être ridicule alors qu'ils ont choisi la langue française pour s'exprimer. Même si parfois la production me paraît hasardeuse, le quatuor a su faire de ce maxi un bon support en attendant un futur album qui pourra révéler Villa Vortex sur une scène quelques peu moribonde.
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